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Compte-rendu de la 12ème Assemblée Générale du 23 mai 2026 Navarrenx

Publié le : 24 mai 2026

SALMO TIERRA – SALVA TIERRA

Assemblé Générale du 23 mai 2026 à 10 h à la Mairie de Navarrenx

Bonjour à tous,

Nous nous retrouvons pour la 12ème assemblée générale de l’association SALMO TIERRA – SALVA TIERRA, officiellement déclarée au journal officiel le 17/10/2015 et qui a toujours pour objectifs de :

1 – Restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,

2 – Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour en défendant ses territoires et ses cours d’eau contre toute forme d’atteinte et de nuisance qui affecterait la qualité de l’eau et de la vie aquatique, entraverait la continuité écologique, dénaturerait les écosystèmes, défigurerait les équilibres naturels et pillerait les ressources.

Nous adressons en tout premier lieu nos remerciements à Nadine Barthe, Maire de Navarrenx de nous accueillir chaleureusement et gracieusement à la mairie.

Ensuite, bien entendu, un grand merci : 

1 – à tous les adhérents présents et excusés et à tous les amis :    

   – plus d’une trentaine d’adhérents cette année

   – plus de 80 abonnés à la newsletter

   – plus d’une centaine de visites et suivis mensuels de notre site web et facebook

2 – à toutes les associations adhérentes, partenaires et amies :    

 – en tout 1er lieu, l’AAPPMA d’Oloron et son président Peyo Bergès, administrateur de Salmo Tierra – Salva Tierra

     Les SEPANSOs 64 et 40 (excusées)

    – La FD 64 et son responsable Commission Migrateurs Fabrice Derumaux, adhérent de Salmo Tierra – Salva Tierra

    – DMA (excusée)

 – les AAPPMAs de Basaburua (Pdt Nicolas Curutchague & secrétaire FD, adhérent et excusé – d’astreinte professionnelle ) et d’Accous (Pdt Jean-Claude Bourdelas-excusé AG-Migradour)

    – l’APS Bassin Loire-Allier (président Louis Sauvadet et administrateur Denis Prudent, adhérents excusés)

 – et je termine volontairement par l’ACCOB (président JC. Dutter, adhérent, excusé pour cause de journée ramassage des déchets des palombières au Bager) qui vient de remporter une magnifique victoire contre le projet de carrière au Bager, soit dit en passant haut lieu de frayères du saumon. Je vous ferai part tout à l’heure de son courrier.

 3 – à tous les défenseurs de l’environnement et de la biodiversité, à tous les pêcheurs et aux personnes qui, se reconnaissant dans notre combat qu’ils savent désintéressé et bénévole et partageant nos préoccupations, nous ont soutenus et encouragés.

4 – à vous tous ici présents sans oublier nos fidèles journalistes Jean Sarsiat excusé  et Jean-Pierre Ompraret qui soutiennent nos actions 

Et enfin, merci à Pascal Valéro qui dans les coulisses assure une maintenance professionnelle de notre site web très visité et reconnu comme une référence

 

RAPPORT MORAL ET D’ACTIVITE exercice 2025

présenté par Pierre BERNARD, président

 

Réorganisation et administration de l’association 

Rappel : l’AGE du 13 décembre 2025 avait pour ordre du jour l’avenir de l’association et les adhérents étaient invités à se prononcer pour l’une des deux propositions suivantes :

  • maintien de l’association
  • dissolution de l’association au profit de l’APMBA pour un projet de fondation

Les 2 propositions sont présentées, débattues et soumises au vote :

  • proposition 1 : 18 voix
  • proposition 2 : 5 voix
  • abstentions : 2 voix

La proposition 1 « maintien de l’association » est adoptée à la majorité absolue (article 8 des statuts)

Un nouveau Conseil d’Administration s’est formé dès janvier 2026 par cooptation de 9 adhérents.

L’article 7 des statuts prévoit que l’AGO réunit chaque année au cours du 1er semestre, vote si besoin le renouvellement des administrateurs et ainsi la composition du CA

L’article 10-1 des statuts prévoit que le président soit nommé par le CA qui le 17 janvier 2026 nomme à l’unanimité Pierre BERNARD

Le nouveau CA est adopté à l’unanimité et par conséquent confirme la nomination de son président

  • Pierre Bernard, président
  • Bernard Lafite, secrétaire
  • Françoise Bernard, trésorière (excusée)
  • Jean-Paul Abadie, excusé
  • Alain Arrougé (excusé)
  • Peyo Bergès
  • Jacques Daussange (excusé)
  • Gaby Peyras
  • Paul Vangerdinge

Je remercie les adhérents pour leur confiance et leur fidèle soutien ainsi que la nouvelle équipe d’administrateurs/trice pour leur engagement en ces temps particulièrement difficiles de reconquête de la ressource en migrateurs et de la bonne santé de nos gaves.

Les actions en cours concernant la protection des gaves 

(Cf.publication ST2)

1 – Action contre le projet de micro-centrale hydroélectrique sur le Gabarret engagée depuis mai 2021 :

Extraits juridiques depuis novembre 2025

24 novembre 2025

– le T.A de Pau confirme l’autorisation accordée pour la centrale du gave du Gabarret, malgré les avis contraires des scientifiques de la Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAE), du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN), de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et un avis critique et suspensif de la rapporteuse publique

Début 2026

– Les associations requérantes se consultent avec leur avocat pour envisager ou non de poursuivre en cour d’Appel à Bordeaux

20 janvier 2026

– Les associations requérantes (FD 64, Salmo Tierra et Sepanso 64) poursuivent en Requête d’Appel déposée à la Cour d’Appel administrative de Bordeaux

10 avril 2026

– La SARL SERHY dépose son mémoire en réplique à la Cour d’Appel Administrative de Bordeaux

•••   en cours

Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite

En vallée d’Aspe la Société SERHY projette la création et l’exploitation d’une micro centrale hydro-électrique sur le Gabarret, classé « rivière à migrateurs », en accord avec les élus

Cette petite rivière torrentueuse soumise aux crues de printemps avec un étiage précoce en été, est toutefois alimentée par une source d’altitude avant de se jeter  dans le gave d’Aspe à Bedous.

Vu les débits, la micro-centrale hydro-électrique sera alimentée obligatoirement par une conduite forcée et cet ensemble dégradera la continuité écologique d’autant plus qu’en aval de cette centrale, 3 seuils/digues artificiels sont déjà présents dont l’aménagement est en cours par les pouvoirs publics … ce qui confirme la qualité de « rivière à migrateurs » de ce gave.

2 barrages EDF situés sur le cours supérieur du gave d’Aspe et 21 micro-centrales hydro-électriques impactent déjà fortement le gave et son chevelu en tête de bassin.

Comment  comprendre et accepter qu’une micro-centrale supplémentaire dans un milieu saturé de béton et tuyaux , vienne perturber un espace à haute valeur patrimoniale avec pour seul prétexte un intérêt économique à très faibles retombées ?

A ce jour nous restons dans l’attente d’une décision de la Cour d’Appel de Bordeaux.

 

2 – Recours contre la centrale hydroélectrique d’Auterrive engagés depuis Janvier 2019 :

Extraits juridiques depuis Juillet 2021

♥  Verdict : La Cour administrative d’Appel de Bordeaux annule l’Arrêté préfectoral de 2016 pour illégalité d’exploitation de la micro-centrale (faux en écriture)

27 Mars 2023

– Arrêté préfectoral 64 portant autorisation d’exploiter la centrale hydroélectrique d’Auterrive sur le gave d’Oloron

Juillet 2023

– Recours des associations requérantes (Aappma Oloron, Dma, Fd 64, Salmo Tierra et Sepanso 64)

Juin à septembre 2024 : 

– Mémoires en réplique du préfet et des requérantes

Décembre 2025

– Mémoire en défense de la société CAM HYDRO

13 et 20 janvier 2026

– Arrêté préfectoral portant reconnaissance d’un droit d’usage de l’eau fondé en titre attaché au moulin d’Auterrive établi sur le gave d’Oloron avant 1566 et éléments complémentaires 

30 janvier 2026 puis repoussée au 27 février 2026

– Clôture de l’instruction. Une audience au T.A de Pau est donc prévisible début 2026

••• en cours

Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite

Le roman de la centrale d’Auterrive n’a pas encore fini d’être écrit !

Il débute en 1981 où la DDE autorise la construction en dur d’un barrage à Auterrive.

Depuis 2019, diverses joutes ont été menées et pas des moindres : travaux de génie civil pour remanier les berges, fond de rivière décaissée et surtout construction d’un barrage en blocs puis AP  (Autorisation Préfectorale) demandant sa destruction et le même jour AP pour le reconstruire encore plus gros … YOUPI !!!!!

Pendant ce temps et encore aujourd’hui, par niveaux bas, les migrateurs continuent à pratiquer le canal de fuite de la centrale car c’est là qu’est l’appel d’eau le plus important : à signaler leur difficulté de passage !

La turbine de gauche étant le plus gros débit, les poissons y sont systématiquement attirés à tel point qu’ils s’engagent même sous le bâtiment jusqu’à cette turbine . Le chemin étant bloqué, ils redescendent dans le courant et ce plusieurs fois.

Le “trou d’appel d’eau “ de la passe à poissons étant à l’opposé côté droit, il leur faut une bonne dose de patience pour en trouver l’accès et continuer leur voyage … OUF !!!

Encore une passe bien faite ! Vive la continuité écologique ! 🥳

A ce jour, nous attendons du Tribunal Administratif  une décision sur l’exploitation de la centrale suite à l’AP du 13 janvier 2026 qui est présentée telle que portant reconnaissance d’un droit d’usage de l’eau fondé en titre attaché au MOULIN d’Auterrive établi sur le gave d’Oloron en 1566….c’est très fort !

 

3 – Recours contre la chenalisation du gave d’Ossau à Aste-Béon engagé depuis octobre 2021 :

Extraits juridiques depuis le 7 mai 2025

– Le T.A de Pau annule l’Arrêté préfectoral, rend un jugement favorable aux associations requérantes (Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 64) et ordonne l’arrêt des travaux. Les associations requérantes demandent la réhabilitation du site.

•••  en cours

Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite (Jean-Paul Abadie excusé)

Site déchèterie d’Aste-Béon sur ancienne décharge 

Après observation des lieux, il apparaît que les travaux de consolidation de la berge ont été faits de manière à protéger de l’érosion la berge concernée, enrochement important et de bonne facture, malgré la configuration difficile du terrain. 

Toutefois la zone amont et aval sur des kilomètres montre un processus d’érosion en très forte action due au gave qui cherche à cet endroit à passer en force à cause de masses de sédiments considérables qui demanderaient des travaux pharaoniques pour être enlevées, signe d’un déséquilibre entre les crues trop fortes et moins nombreuses qui n’ont plus l’effet naturel de transport des sédiments 

Ce qui amène à avoir une vigilance particulière du site qui sera inévitablement impacté dans le futur et que la communauté des communes mettra certainement en oeuvre au regard de la proximité de la déchèterie d’Aste-Béon. 

  en cours 

L’action en cours concernant la protection des migrateurs 

(cf. publication ST2) :

Action contre la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne engagée depuis octobre 2017 :

Extraits juridiques depuis le 22 Mai 2023 :

♥ Verdict : Le T.A. de Pau ordonne la fin des filets dans le port de Bayonne : « L’arrêté du 31 juillet 2020 des préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes portant modification de l’article 26 du règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêche dans les limites administratives de celui-ci par un nouvel article 26.3 est annulé ».

– En accord avec la préfecture, la direction des affaires maritimes fait appel et le conseil régional modifie à nouveau le règlement particulier du port de Bayonne

5 Juillet 2023

– Un nouvel arrêté préfectoral ré-autorise la pêche dans le port de Bayonne

Septembre 2023

– Les associations requérantes poursuivent : face à ce nouveau déni de justice, l’Aappma d’Oloron, la Fd 64, Salmo Tierra – Salva Tierra et la Sepanso 64 déposent un nouveau recours devant le tribunal administratif de Pau et demandent une indemnité de 26 millions d’euros au titre du préjudice causé par la pêche illégale aux filets dans le port de Bayonne.

04 juillet 2024

– Mémoire en défense des associations requérantes demandant l’annulation de l’Arrêté modifiant le règlement intérieur particulier du port de Bayonne

12 mars 2025

– Par une requête et un mémoire des 24 juillet 2023 et 12 mars 2025, le ministère demande à la cour d’Appel de Bordeaux d’annuler le jugement du T.A de Pau du22mai 2023

  • Verdict du 02 décembre 2025 : le jugement du 22 mai 2023 est annulé en Cour d’Appel qui valide donc la modification du règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêches dans les limites administratives de celui-ci.

Début 2026  (cf.publication Edito 26)

Les associations partenaires engagées (Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 40 et 64) attendent alors l’avis de leurs avocats M°Ruffié et M°Lecuyer avocat spécialisé en Cassation et Conseil d’Etat pour envisager ou non un Recours devant le Conseil d’Etat contre la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne.

Comme convenu, M°Lecuyer a procédé à l’examen de l’Arrêt rendu par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 02 décembre 2025. Ses conclusions se sont malheureusement révélées peu optimistes. La seule raison qui pourrait le cas échéant militer en faveur de la poursuite du pourvoi est l’absence de toute décision du Conseil d’Etat sur un tel cas de figure. Mais en pure logique juridique, il craint toutefois que cet Arrêt du 02 décembre 2025 n’échappe à la critique.

Selon notre avocat M°Ruffié, la fenêtre est étroite mais la matière est nouvelle. Ce Recours conditionne aussi deux autres procédures en cours dont une indemnitaire devant le TA et la CAA.

Notre avocat M°Ruffié est donc partisan d’un pourvoi.

Précisions : Le Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif (dont nous dépendons) et la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Leur rôle n’est pas de rejuger entièrement les affaires mais de vérifier que l’application et l’interprétation qui ont été faites de la Loi et donc que les décisions de justice soient conformes aux règles de fond et de forme.

Le délai pour déposer un éventuel mémoire complémentaire expirant le 30 avril, il convenait, par conséquent, de s’engager ou non avant le 15 avril.

14 avril 2026

C’est chose faite : les associations requérantes Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 40 et 64 décident, malgré les incertitudes, de poursuivre en Conseil d’Etat pour plusieurs raisons dont celles ci-dessous de Salmo Tierra – Salva Tierra :

  • Supprimer les filets est l’objectif primordial qui a présidé à la création de notre association
  • Soutenir, autant que faire se peut, une finalisation des actions
  • Privilégier les engagements à long terme en partenariat
  • Poursuivre un combat inachevé qui dure depuis plus de 8 ans
  • Redoubler d’efforts avant que la fin du match ne soit sifflée
  • Se battre jusqu’au bout des recours possibles afin de ne jamais regretter

Fin avril 2026

M° Lecuyer, dépose fin avril un mémoire complémentaire contre la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire dans le cadre de notre pourvoi en Conseil d’Etat

••• en cours

Si nous perdons ce pourvoi en Conseil d’Etat, au moins nous aurons été au bout de cette démarche contre la pêche professionnelle aux filets. Il nous restera alors à rechercher de nouvelles possibilités de combattre cette situation absurde et dépourvue de bon sens en attaquant le problème sous un autre angle … éventuellement dans le sens où le préfet de région, responsable de la gestion des migrateurs, n’a pris, en connaissance de cause, aucune mesure adaptée de protection depuis des  années et donc, pour le moins, de levée (définitive ?) des filets ce qui pourtant vient de se faire.

La problématique saumon

N’oublions jamais que nos irresponsables politico-administratifs ont largement participé à  la destruction de la ressource en protégeant le pillage dans l’estuaire.

L’Etat français prend conscience en 2025 que le saumon, entre autres migrateurs, serait possiblement en voie de disparition et que tous les pays de l’atlantique nord ont déjà pris des mesures … il s’ensuit une fermeture générale de la pêche avec indemnisation des seuls pilleurs professionnels de la ressource … démontrant à nouveau, s’il le fallait, que l’économie du Béarn des Gaves fortement impactée est délibérément méprisée.

Depuis plus de 8 années de combats juridiques, nous avons largement côtoyé cette irresponsabilité politico-administrative et ses déclinaisons dans l’incompétence choisie des services de l’Etat et conséquemment la stupidité de certaines décisions obligatoirement reprises par les PLAGEPOMI et COGEPOMI, qui, les mains sur les coutures du pantalon, n’ont d’autres capacités que d’être aux ordres des pilleurs professionnels aux filets,  balayant d’un revers de main les objectifs de leur mission. Ces instances, remises en cause juridiquement, ne sont que d’inutiles fusibles. 

Comprenons-nous bien – loin de nous l’idée de penser que le pillage aux filets dans le port de Bayonne, politiquement protégé, serait seul responsable de la raréfaction des migrateurs et en l’occurence du saumon dans le bassin de l’Adour comme sur toute la façade atlantique jusqu’au Groenland, mais il va de soi qu’il y a fortement contribué. Les filets prélevaient encore il y a quelques années entre 1500 à 2000 saumons/an (jusqu’à 90% des prises) et entre 15 et 20 tonnes d’aloses certaines années. En 2024, année de remontées très négatives, les filets prélèvent néanmoins 1 millier de saumons versus 58 en pêche de loisir et 19,5 tonnes d’aloses soit environ 13000  vendues 1€ le kg pour être broyées en farine de nourrissage pour … poissons d’élevage intensif. 

C’est autant de migrateurs saumons et aloses qui n’ont pu se reproduire !!!

Comment ne pas être consterné devant  la schizophrénie de nos « responsables » qui doivent et disent  gérer les migrateurs et les massacrent dans le même temps !

Comportement honteux et déshonorant !

Rappel : assurer la conservation de la population locale de saumons, nécessiterait  1850 femelles et donc 3700 individus sur les frayères ! En 2024,  en ajoutant les 729 saumons comptabilisés en station des gaves d’Oloron et de Mauléon aux prélèvements de 1000 aux filets et 58 en pêche de loisir, cette limite de conservation est loin d’être atteinte avec un déficit de plus de 1900 saumon !

Toutes les expériences et par conséquent les données chiffrées d’aujourd’hui sont à relativiser au regard de la période actuelle de « disparition » générale du saumon dans tout l’Atlantique Nord dont les causes certainement multi-factorielles sont encore imprécises.

Constat – que faire ? Ne pas abandonner et poursuivre le combat !

Si nous abandonnons nos gaves, rares et belles rivières à migrateurs, ils seront immédiatement exploités financièrement par tous les prédateurs connus qui n’attendent que cela pour se les approprier et pour, enfin tranquilles :

  • construire de nouvelles centrales hydroélectriques
  • multiplier les carrières 
  • ignorer les diverses pollutions 
  • développer les pompages d’eau abusifs
  • dédaigner les débits réservés
  • négliger la continuité écologique

Si nous abandonnons nos migrateurs, nous aurons bien entendu les mêmes conséquences auxquelles se rajouteront la fermeture des pêches professionnelles (enfin) et de loisir pour cause de disparition totale des migrateurs hormis quelques-uns qui viendront encore nous rendre visite d’ailleurs certainement en faisant « fausse route », GPS en panne, pour retrouver leur rivière d’origine.

Protéger les Gaves et les migrateurs sont les 2 faces d’une même pièce indissociables et complémentaires.

Protéger, autant que faire se peut, les migrateurs et leur environnement local :

  • protéger les gaves contre toutes les atteintes à la continuité écologique (et en 1er lieu, les filets et engins), toutes les pollutions, tous les prélèvements d’eau agricoles abusifs, toutes les colonisations néfastes de prédateurs comme les cormorans.
  • restaurer les habitats et les frayères
  • arrêt définitif des pêches professionnelle et amateur, estuarienne et fluviale, aux filets et aux engins, des migrateurs
  • éloigner les filets des zones côtières et couloirs migratoires sur 10 miles 
  • interpeller instances politico-administratives locales, régionales, nationales, européennes et intergouvernementale (Elus, FDs, FNP, CE, NASCO/organisation pour la conservation du saumon d’atlantique nord, …)
  • interpeller particulièrement nos FDs et la FNP afin de créer une instance regroupant toutes les rivières nationales accueillant des migrateurs
  • dans l’attente éventuelle d’un retour du saumon, mettre en oeuvre une pêche de loisir raisonnée de l’alose qui, sans filets dans l’estuaire, retrouverait son abondance, facteur de tourisme pêche et donc d’économie locale
  • développer et mettre en oeuvre une garderie suffisante et opérationnelle
  • aleviner en privilégiant la souche locale, si possible, avec la suppression définitive des filets car qui pourrait penser qu’aleviner avec des filets dans l’estuaire est intelligent ?

La question de l’alevinage : oui ou non ?

  • Oui au regard des multiples expérimentations positives dans tout l’Atlantique Nord concernant des programmes d’alevinage fondés, si possible, sur des souches locales de saumons.
  • Oui au regard des recommandations du  PLAGEPOMI 2008 à 2012 : « poursuivre l’effort de repeuplement du bassin de l’Adour en saumon »
  • Oui au regard des recommandations du  PLAGEPOMI 2022 à 2027 et la mesure SS02 : «favoriser la re-colonisation du bassin de l’Adour par le saumon grâce à un alevinage temporaire adaptatif » : stratégie adoptée pour le gave de Pau
  • Oui au regard des recommandations du « programme national d’ensemencement en alevins de saumons » soutenu par l’Europe dans le cadre de la protection des migrateurs avec financement d’alevinages adaptés.
  • Oui au regard des études scientifiques qui démontrent l’intérêt de l’alevinage à partir de souches locales, si possible, dans un cadre environnemental adapté et protégé, et pour les pays concernés, sans fermes marines d’élevage intensifs

  Oui ou Non : La question de l’alevinage s’est bien entendu et heureusement posée à la dernière réunion du COGEPOMI qui doit solliciter sa propre commission technique consultative afin de rendre bientôt son expertise et donc son avis … qui sera appliqué (cf. publication ST2 – Edito 25). Attendons donc avec impatience les conclusions de notre fleuron de la gestion des migrateurs que tout le monde nous envie et qui se trouve par inadvertance en accord avec l’OFB et l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’environnement) défavorables aux alevinages « contre nature », sans résultats probants et sujets à d’éventuelles hybridations génétiques mais qui parallèlement soutiennent l’alevinage du gave de Pau ! Schizophrénie ?

Hybridation génétique : de quoi parle-t-on ?

 L’hybridation génétique très courante dans la nature se réalise maintenant facilement en laboratoire où les chercheurs utilisent des outils leur permettant d’identifier les hybridations, leur évolution et le suivi génétique des populations de saumons sauvages.

L’hybridation peut se produire lorsque deux individus génétiquement distincts se reproduisent et donnent une descendance fertile ou partiellement fertile.

L’hybridation peut avoir toutes sortes de conséquences difficiles à prédire : plus précisément, les hybrides peuvent montrer soit de meilleures performances adaptatives que leurs parents avec une diversité de caractéristiques et de variations génétiques soit une perte de potentiel adaptatif avec baisse de la fécondité. 

Chez le saumon atlantique, l’hybridation génétique concerne surtout les croisements entre :

  • des saumons sauvages et des saumons d’élevage
  • des saumons sauvages de souches différentes
  • des saumons sauvages et des saumons de pisciculture 

(Les croisements inter-spécifiques avec d’autres salmonidés restent très rares)

Ces 3 formes d’hybridation principales peuvent à différents degrés et à plus ou moins long terme :

  • réduire son adaptation à son milieu naturel
  • modifier son patrimoine génétique sauvage

Les saumons sauvages sont certainement tous aujourd’hui plus ou moins hybridés et la crainte de cette évolution, parfois mise en avant par nos instances responsables, devrait être relativisée et non pas incriminée dans le but de ne pas privilégier l’alevinage sur telle ou telle rivière .

Au regard de la chute très brutale et conséquente des stocks de saumons dans tout l’Atlantique Nord, nous pouvons légitimement penser que d’autres raisons que l’hybridation prévalent à leur disparition.

C’est pourquoi, au regard de l’état actuel des connaissances scientifiques et de l’évaluation des hybridations, les craintes d’une hybridation génétique pouvant entraîner la disparition totale du saumon n’apparaissent pas suffisamment fondées pour rejeter la pratique d’un alevinage adapté à moins de rechercher, mais à quelle fin, une pure race de saumon … qui n’existe déjà plus depuis longtemps et n’existera jamais 

Les populations mondiales de saumons ont certainement des problèmes existentiels plus graves à régler … et leur disparition actuelle n’a rien à voir avec les hybridations génétiques.

Rapprochons-nous des recherches et études menées depuis longtemps  suggérant que les formes d’hybridation les plus courantes seraient très vraisemblablement  un facteur dominant d’adaptation donc d’évolution. Ces études confirmeraient la prévalence des facteurs d’adaptation sur les facteurs de risque.

Autrement dit, la balance bénéfices – risques resterait positive.

L’hybridation génétique façonnerait tous les êtres vivants depuis les origines et leur aurait permis et leur permet toujours de s’adapter contrairement aux peuples « non-contactés », volontairement en marge du monde, qui ont disparus ou disparaissent très lentement par appauvrissement génétique.

Les hybrides les plus nombreux sur Terre seraient les Hommes modernes qui portent les informations génétiques d’une ancienne hybridation avec d’autres hominidés disparus comme l’Homme de Néandertal

Les limites de l’alevinage et les stratégies de conservation du saumon

l’alevinage ne peut remplacer complètement les mécanismes naturels de reproduction et d’équilibre écologique surtout dans les situations où l’environnement lui-même reste trop dégradé mais l’alevinage n’est ni un « cache-misère » ni « contre-nature » s’il est utilisé provisoirement pour renforcer une population déclinante dans un environnement plutôt sain.

Rappel : Protéger les Gaves et les migrateurs sont les 2 faces d’une même pièce indissociables et complémentaires.

Des objectif de conservation partagés par tous :

  • maintenir, autant que possible, les diversités génétiques
  • protéger les populations sauvages locales

Des stratégies de conservation à mettre en oeuvre :

  privilégier, si possible, les alevinages de souches locales

  • supprimer les élevages en mer 
  • restaurer les rivières de reproduction

De nouvelles stratégies de conservation sont maintenant privilégiées :

  • interdire toute pêche professionnelle du saumon en rivière, en estuaire et sur une bande côtière de 10 miles
  • limiter, encadrer et réguler la pêche de loisir
  • restaurer les habitats naturels et les frayères
  • améliorer la continuité écologique 
  • effacer ou contourner les barrages 
  • moderniser les stations d’épuration
  • créer une bande de 100 m le long des rivières indemne de pollutions agricoles et industrielles
  • limiter et encadrer les pompages agricoles
  • utiliser l’alevinage de manière adaptée, ciblée et limitée.

Ne baissons donc pas les bras : 

« Faut-il, pour autant, céder à l’alarmisme ? non, laissons cela aux marchands de peur et prophètes d’apocalypse qui ont besoin de postures maximalistes pour exister dans l’opinion ». (Sabrina Le Cam – biologiste)

L’alternative est impensable devant nos gaves que l’on nous envie : leur beauté, leur rareté et leurs migrateurs méritent le soutien total à leur possible repeuplement et à la protection de leur environnement.

NOS OBJECTIFS PRIORITAIRES :

Défendre l’alevinage et si possible, à partir de souches locales 

en cohérence avec l’arrêt définitif des pêches professionnelle et amateur, 

estuarienne et fluviale, aux filets et aux engins !

étape fondamentale d’une amélioration de la continuité écologique

……………………….

Le rapport moral et d’activité est approuvé à l’unanimité

……………………….

Des nouvelles du front local :

 1 – Le Bager d’Oloron : 

Magnifique  victoire de l’ACCOB avec l’abandon du projet  de carrière au Bager … 

(Cf. texte de Jean-Claude Dutter, Pdt.)

Pour AG Salmotierra 2026  https://salmotierra-salvatierra.com/wp-content/uploads/2026/05/Pour-AG-Salmotierra-2026.pdf

 

2Le retour du projet de carrière à Carresse -Cassaber :

Action engagée en octobre 2015 contre le Groupe Daniel

 Extraits juridiques depuis Novembre 2023

♥ Verdict de la Cour d’Appel de Bordeaux : la Cour d’Appel annule les Arrêtés préfectoraux d’autorisation, donne raison aux requérants et condamne l’exploitation de la carrière

Juillet 2024

♥ Verdict final : le pourvoi en Conseil d’Etat du Groupe Daniel concernant la carrière de Carresse-Cassaber est rejeté.

Le Conseil d’Etat enterre définitivement le projet de carrière.

En conséquence, le jugement de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux de novembre 2023 s’applique entièrement et définitivement

2026

Après avoir perdu en Conseil d’Etat devant les requérants (Apqv, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 64, Searl Armentiu et 6 riverains), le Groupe Daniel tente de contourner sa défaite en utilisant une procédure simplifiée d’autorisation environnementale basée sur un nouveau projet de carrière avec de nouvelles voies d’accès sur la même commune où, soit dit en passant, 2 autres carrières ont déjà vu le jour ! 

Mai 2026 

Le collectif EPV (En Plaine Vue : cf.page Facebook), demande instamment :

  • à la municipalité de prendre clairement position
  • l’organisation d’un débat public 

Une consultation du public est ouverte : elle porte sur la demande d’autorisation environnementale déposée par la société DPL Granulats Dragages du Pont de Lescar, filiale du Groupe DANIEL, en vue de l’exploitation d’une carrière à ciel ouvert de graves alluvionnaires, sur la commune de Carresse-Cassaber.

Cette consultation du public se déroulera du lundi 13 avril 2026 au lundi 13 juillet 2026, sur le registre dédié : www.registre-demateliarise.fr

Un grand merci à Marie-France Lacroix, adhérente et à nouveau fortement engagée contre ce nouveau projet du Groupe Daniel, de nous faire part, malheureusement, de l’ambiance délétère qui règne sur place entre les différentes parties. 

Espérons que ce climat ne soit pas préjudiciable à l’implication de Mr Saphores Sébastien,  nouveau Maire de Carresse-Cassaber qui dans son courrier à Mr le Préfet émet un avis défavorable, dans l’état actuel du projet.

Gageons que cette situation ne soit qu’un 1er round d’observation défensive avant de mettre en oeuvre une démarche commune et solidaire … dont l’objectif reste encore néanmoins à définir.

Les associations « En Plaine Vue » et APQV (Association Pour la Qualité de Vie) sont dores et déjà mobilisées.

A suivre …

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RAPPORT FINANCIER exercice 2025

présenté par Pierre BERNARD, président

Le rapport financier est approuvé à l’unanimité

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 Le peu d’affluence en ce beau week-end de Pentecôte fut très largement compensé par la richesse des questions et la grande qualité des débats. Encore merci à tous les participants.

L’Assemblée générale est close