COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DU 24 FEVRIER 2018

Nous tenons à remercier en préambule de cette AG, Monsieur le Maire de Sauveterre, Jean LABOUR, qui nous accueille et nous héberge en sa mairie et au-delà, tous les élus qui soutiennent notre action.

Merci à toute l’assemblée et aux partenaires présents, Jacques Gjini, président de l’AAPPMA d’Oloron, Jean-Claude Dutter, président de l’ACCOB.

Des absences excusées dont 2 de nos administrateurs, Jacques Louvigné et Paul Vangerdinge.

RAPPORT MORAL et D’ACTIVITE 2017

L’association SALMO TIERRA – SALVA TIERRA, a été déclarée d’intérêt général au titre de la défense de l’environnement, au Journal Officiel, le 17 Octobre 2015 N°0042, avec pour objectifs :

  • Restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,

  • Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour et ce pour une qualité de l’eau et une vie aquatique optimale.

En 2017, nous avons fusionné avec l’association SAUMONS DES GAVES. Cette association riche de compétences et de talents nous a considérablement renforcés et confortés à tous les niveaux. Merci à ceux qui nous ont rejoints et qui luttent à nos côtés.

Cette création faisait suite à plusieurs constats :

La situation de nos rivières ne cesse de se dégrader. La ressource en migrateurs et plus particulièrement en saumons de printemps est à l’agonie. En 2017, pour plus de 1000 permis de pêche au saumon qui ont été délivrés, moins de 250 prises ont été déclarées et au regard des déclarations se sont moins de 150 pêcheurs qui ont utilisé leur bracelet au moins une fois. Ceci est à mettre en perspective avec les jours où la pêche au saumon est autorisée : autour de 100 jours ouvrables, pour une moyenne journalière de deux poissons. Les remontées de castillons durant l’été 2017 ont été accompagnées de commentaires que l’on aurait aimés moins enthousiastes. Ils ne doivent pas faire illusion et servir de cache-misère.

Notre action déterminée, axée sur l’information, la dénonciation du braconnage et des pollutions heurte des intérêts économiques puissants y compris parmi ceux qui sont censés défendre les intérêts de la pêche sportive qu’ils rebaptisent opportunément pêche de loisir ou récréative réduisant sa sémantique, sa représentation, donc son intérêt, son poids économique et son potentiel éducatif à un aimable passe-temps dénué d’enjeux.

Le lobbying agressif de groupes de pression ayant leurs entrées et leurs relais au cœur des administrations et la désinformation servant des intérêts transfrontaliers œuvrent auprès de nos élus pour les influencer et nous réduire au silence.

Quel développement économique peut-on espérer de cette situation ?

Le salut de L’économie de la vallée du gave d’Oloron réside entre autres dans le développement de la pêche sportive. La restauration des stocks de saumons mais plus largement des migrateurs en ferait un spot de référence mondial. Son attractivité auprès des pêcheurs sportifs et de leurs familles, étrangers, retraités et autres attirés par ce piémont au plus près de l’océan et de ses commodités, générerait à moyen terme, un flux financier annuel, qu’une étude prospective toujours d’actualité chiffre entre 60.000.000€ et 100.000.000€. Ceci pour 1000 à 1500 familles ayant des revenus les situant essentiellement dans la classe moyenne.

Ce piémont béarnais a été cannibalisé par une agriculture industrielle en grande difficulté, par des carriers qui transforment nos meilleures terres agricoles en paysage lunaire, par des administrations qui nous imposent des décharges ultimes, qui polluent notre environnement et menacent notre santé. Nous avons en héritage, une eau polluée, des paysages dévastés, des routes défoncées.

  • Pour donner le change, L’Agence de l’Eau et l’Europe investissent des sommes considérables pour disent-ils sauver ce qui peut l’être, restaurer et protéger nos rivières et notre environnement.

  • Dans les faits cet argent qui est une manne pour quelques-uns sort de la poche du plus grand nombre. Il est mal utilisé, gaspillé, mise en œuvre sans aucun contrôle, ni sanctions, par des cohortes d’experts de tout poil, pas toujours très inspirés, que cela soit :

  • Pour les barrages de Charrite et de Massey dont les aménagements devaient garantir la continuité écologique et qui épisodiquement bloquent pour partie la remontée des saumons,

  • Pour la passe à poisson de Sordes l’Abbaye, inaugurée en grande pompe par le préfet et nos élus, qui est mal conçue et d’une efficacité intermittente,

  • Pour l’échelle à anguille type « colonnes de Buren » toujours à Sordes, dont on peut dire qu’elle ne sert pas à grand-chose,

  • Pour la station d’épuration de Mauléon Lichos sous dimensionnée, mal conçue mélangeant au premier orage eaux usées et eaux pluviales dégueulant son trop plein dans le Saison sous le regard consterné des élus et des responsables de l’administration.

Cette situation nous est à tous insupportable.

Nous avons décidé de réagir et ce faisant nous avons rejoint le combat de nos prédécesseurs qui il y a trente ans déjà, dénonçaient les abus de la pêche professionnelle et la complaisance sinon la passivité des administrations et de la police en charge de la pêche.

Pour nous faire entendre, nous avons créé le site salmotierrasalvatierra.com qui est devenu le site de référence concernant la protection des poissons migrateurs et celle du bassin de l’Adour.

Notre engagement s’est concrétisé :

  • Dans la défense du bois du BAGET – contre le projet de carrière et notre soutien total à nos amis de l’ACCOB dont nous rappelons les objectifs : lutter afin de maintenir la qualité du milieu de vie emblématique qu’est le Gave d’Ossau. Les frayères du Gave d’Ossau, parmi les plus belles frayères de grands migrateurs, risquent d’être directement impactées par les activités de déforestation, creusement, déversement de boues … ainsi que les petits affluents fréquentés par les écrevisses et les jeunes salmonidés : il s’agit des ruisseaux de Rachette, de Lembaight et du Termy. Sans oublier le Touya d’Oloron et à Soeix, les ruisseaux d’Arrégand et de Supervielle.

  • Dans la protection du Gave d’OLORON – contre le projet de carrière à CARRESSE, le Gave est classé « Natura 2000 » et est la principale rivière de France où les saumons, truites de mer, aloses… remontent. Dans la perspective d’un tourisme halieutique d’avenir, il est inacceptable que le gave d’Oloron sur des pools d’anthologie soit impacté par cette carrière. Le Gave de Pau (la carrière de Lahontan est à 4 km à vol d’oiseau) donne une bonne idée de ce que deviendra la vallée d Gave d’Oloron.

  • Contre les projets de microcentrales en vallée d’ASPE, sur le GAVE D’OLORON et le SAISON qui entre autres, bétonnent et défigurent ces magnifiques rivières.

  • Dans des actions juridiques tous azimuts dont vous pouvez suivre la progression sur notre site internet. Ainsi il en est de la plainte qui a été déposée auprès du Procureur de la République de Bayonne par l’AAPPMA du Gave d’Oloron et à laquelle nous avons été étroitement associés, que dans les différents courriers aux Préfets concernés de Région, 64 et 40, qui associent les SEPANSO 64 et 40 à SALMO TIERRA. Les deux actions engagées sont complémentaires : d’un côté, le procureur de Bayonne, investit d’un mandat élargi, devrait mener les investigations souhaitées tous azimuts : Etat, Région, Administrations, Associations agrées de pêcheurs professionnels, de l’autre, une action ciblée sur les Préfets faisant courir les délais contentieux. Il est question de faire respecter l’interdit de toutes pêches dans le port de Bayonne, avec comme objectif déclaré : l’interdiction totale de la pêche professionnelle aux poissons migrateurs dans le bassin versant de l’Adour et sur les fleuves et les courants côtiers. Nous n’oublions pas le pillage en mer de cette ressource.

  • En alertant les instances locales, les associations et les administrations sur les pollutions récurrentes subies par la Nive, dont la dégradation est connue des services publics depuis plusieurs années.

  • En proposant une table ronde sur les disfonctionnements de la passe à poissons de Massey. Il nous a fallu hélas constater la défection des principaux acteurs invités se présentant dans une posture d’évitement et d’inaction si caractéristique de certaines structures.

  • Dans des rencontres instructives et constructives avec les 2 syndicats de rivières ( SMGOAO pour les secteurs Oloron amont-Aspe-Ossau et SIGOM pour les secteurs Oloron aval-Saison-Saleys ) et les exploitants de microcentrales, sachant que nous rencontrons des difficultés à aborder avec les instances concernées les problématiques de continuité écologique du barrage de Masseys.

  • Dans l’interpellation du Préfet de Région au sujet du scandaleux manque d’ambition et de transparence de la politique régionale des migrateurs, en montrant de manière concrète et irréfutable la faiblesse scientifique et technique du COGEPOMI ADOUR. Sur le même sujet le Conseil Scientifique Régional des Espaces Naturels nous conforte dans notre analyse.

  • Par la publication systématique sur le site des infos concernant le pillage local (procès des professionnels) et le trafic international de la pibale qui représente au moins 130 000 000 € (évaluation minimale des instances européennes)

Nous nous réjouissons de voir les élus locaux s’approprier nos thématiques et se poser en défenseurs et promoteurs de leurs territoires. Le saumon est devenu un symbole : celui de la reconquête de nos vallées.

Politiquement

  • Médiatisation des enjeux économiques et financiers et des problèmes concernant le bassin de l’Adour. Nous sommes en contact avec des chaines et des journaux d’audiences locales et nationales que nous contactons et auxquelles nous soumettons une information qui ne soit pas dénaturée/édulcorée et des projets de reportage.

  • Nous sommes en contact direct avec Andrew Kerr de la SEG et le NASF. A l’échelon local, nous adhérons à l’ACCOB, SEPANSO et APQV et travaillons en partenariat étroit avec ANPER-TOS,

  • A l’échelon national, nous adhérons à ANPER-TOS, à l’AIDSA (vieille association de défense du saumon, qui malheureusement est à la botte des pêcheurs professionnels et des lobbyistes tels que Marc-Adrien MARCELLIER) et à l’APS bassin Loire-Allier. Des rapprochements locaux sont en cours avec l’APMBA.

Socialement

  • Sensibiliser les jeunes et moins jeunes aux enjeux de la protection de l’eau et de l’environnement,
  • Fédérer les énergies et les bonnes volontés pour un engagement militant dans la défense de notre patrimoine nature.

En 2018, nous militerons pour obtenir :

  • L’interdiction de la pêche dans le port de Bayonne et aux filets dérivants dans le bassin de l’ADOUR,
  • L’interdiction des carrières au BAGET et à CARESSE,
  • La création d’un groupe d’étude pour un conservatoire des berges du GAVE D’OLORON,

  • Nous poursuivrons et développerons nos démarches de contacts, partenariats et rapprochements à tous les niveaux locaux, nationaux et européens,

  • Nous maintiendrons notre vigilance anti-pollution sur l’ensemble du bassin de l’Adour et des Nives. Pour autant nous n’avons pas à suppléer les défaillances et les incohérences des organismes chargés de la protection de l’environnement

  • Nous serons très attentifs aux problématiques de la toute récente politique de « continuité écologique »,
  • Nous continuerons à interpeller les autorités concernées quant à la composition du COGEPOMI et son manque d’approche scientifique.

Le rapport moral et d’activité est approuvé à l’unanimité

avec des échanges et débats de qualité

COMPTE DE RESULTAT EXERCICE 2017

ARRETE DES COMPTES au 31 décembre 2017

RECETTES

DEPENSES

PRODUITS D’EXPLOITATION COURANTS
Cotisations individuelles et associatives

1460

Dons et partenariats

1800

PRODUITS FINANCIERS
Produits de participation
Intérêts sur livret

15,03

PRODUITS EXCEPTIONNELS
Apport fusion Saumon des Gaves

4300

TOTAL PRODUITS

7575,03

CHARGES D’EXPLOITATION COURANTES
Cotisations associatives

173

Fournitures administratives

201,9

Site Web – abonnement et maintenance

372

Frais de déplacements et missions

287

Frais de réceptions

143,42

Frais d’avocats

1220

CHARGES FINANCIERES
Frais de participation

15

Frais de tenue de compte

87,6

Frais Paypal

15,85

TOTAL CHARGES  

2515,77

RESULTAT POSITIF DE L’EXERCICE

5059,26

TOTAL GENERAL

7575,03

7575,03

RESULTAT ANTERIEUR N-1 : SOLDE CREDITEUR

3693,35

 
RESULTAT CUMULE

8752,61

 
CONTRÔLE TRESORERIE
Solde compte courant

737,58

Solde livret

8015,03

TOTAL TRESORERIE

8752,61

COMMENTAIRES RAPPORT FINANCIER – exercice 2017

1 – Le résultat comptable net est positif à 5059,26

2 – Après intégration du résultat de l’année précédente de 3693,35,

le résultat comptable net cumulé fin 2017 s’élève à 8752,61

L’apport de 4300 résultant de la fusion de « Saumon des Gaves » avec ST2 augmente d’autant le résultat positif de l’exercice.

Le résultat global à 8752,61 va permettre de financer et donc de poursuivre les actions juridiques engagées avec des cabinets d’avocats :

– action contre le projet de carrière à Carresse avec l’APQV et la SEPANSO 64

– action contre les filets auprès des préfets de région, 64 et 40, avec les SEPANSO 64 et 40

La situation financière de l’association est saine avec des dépenses maîtrisées.

Le rapport financier est approuvé à l’unanimité

L’association rappelle que ses seuls produits sont les cotisations et les dons qu’il convient donc d’accroître afin d’assurer la pérennité et le développement d’actions juridiques ciblées et retenues dans le cadre de ses objectifs.

Elections au Conseil d’Administration

Paul Vangerdinge et Jean-Claude Chavaillon sont élus à l’unanimité

l’Assemblée Générale Ordinaire est close.

COMPTE-RENDU de L’A.G. EXTRAORDINAIRE du 24 février 2018

Modification des statuts

Après expérimentation et conformément aux statuts, le Conseil d’Administration de l’Association propose aux adhérents, en Assemblée Générale Extraordinaire, les modifications des statuts suivantes :

Art.6. Ressources

– « un bilan et une annexe » sont qualifiés d’ « adaptés »

Art.7, 10, 10-1, 10-2 et 10-3

– chaque terme « secrétaire » et « trésorier » est complété par « ou administrateur général »

Art.7. Assemblée générale ordinaire

– il est reformulé que l’AGO a lieu chaque année « au cours du 1er semestre »

– « le rapport moral » est complété par « et d’activité » et reformulé sans « remis »

– le 2ème point « le rapport d’activité … » est supprimé

– « la rapport financier … » est reformulé sans « remis »

– « approuver … » est modifié ainsi : « les rapports moral, d’activité et financier … »

– « renouveler … » est modifié avec « tous les 4 ans »

Art.9. Conseil d’administration

– le 2ème point est modifié avec « 8 membres actifs … »

Art.9 et 10.

– modification pour les « membres actifs » et « le président » qui sont élus « pour une durée de 4 ans »

Art.10. Bureau

– « toutes les fonctions … » avec suppression de « …et ne peuvent être cumulées »

Art. 10-2. Secrétaire

– suppression du dernier point « le secrétaire présente à chaque AGO un rapport d’activité »

Les statuts ainsi modifiés sont approuvés à l’unanimité

avec rappel de la modification de l’Article 11 approuvé à l’A.G.E. de juillet 2016.

Les Assemblées Générales Ordinaires et Extraordinaires se terminent par un traditionnel casse-croûte convivial.

Une fois encore, nous vous remercions chaleureusement de votre participation et de votre présence, en espérant votre adhésion et votre soutien pour 2018.

                                                                                                                             l’administrateur général, Pierre Bernard