AUX URNES CITOYENS !

Présentons quatre protagonistes de ce marais politique qui prétendent promouvoir nos territoires. Les ayant pratiqués, ils ne connaissent de locaux que leurs intérêts, ce faisant ils défendent (les copains d’abord !) les activités économiques à la rentabilité immédiate et assurée qui sont souvent les plus prédatrices, destructrices et polluantes. Quid du développement touristique et de la valorisation du bassin de l’Adour. Notre terre est colonisée, mise en coupe réglée au bénéfice de quelques-uns, au détriment du plus grand nombre. Il en est ainsi de l’agriculture industrielle, des carrières, du bucheronnage sauvage, de la pèche professionnelle qui ravage nos côtes et nos fleuves, pillant entre autres, saumons, aloses, lamproies et pibales.

L’argent souterrain coule à flots. Nous sommes empoisonnés par une agriculture assistée, vivant de subventions et qui disparaitrait sans elles. Le BTP où l’unité de compte est le million d’euros, satisfait élus et promoteurs, amoureux des ronds-points, échangeurs et autres réalisations guignolesques.

Encore aujourd’hui, pour ces harangueurs de salles polyvalentes, de jours de marché et d’EHPAD, défroqués pour beaucoup de la fonction publique ou territoriale, en mal de reconnaissance et de surface sociale, nous sommes gens du commun, vulgum pecus, suffisamment naïfs et bêtes à bouffer du foin, pour croire que la défense de l’intérêt commun et de l’environnement sont pour eux des priorités et autres choses que des slogans.

Pauvre région ! il nous faut donc compoer aujourd’hui comme hier avec ces réfugiés en politique et leurs désirs de notabilité. Notre vision de l’avenir s’accorde mal à ces quémandeurs de voix inféodés aux puissants du moment.

Le Prince de la Nouvelle Aquitaine :

  • Alain Rousset, 70 ans, qui semble avoir fait sienne la devise “les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent“. Vissé sur son trône de Président de la Région Nouvelle Aquitaine, il la dirige depuis 1998 et brigue un 5éme mandat.

 Homme de réseau et d’opportunité, il préside depuis peu L’Agence de l’Eau Adour-Garonne, adoubé par Martin Malvy auquel il succède.

Il a initié la modification du règlement intérieur du Port de Bayonne pour invalider une décision de justice, afin d’autoriser toutes formes de pêche en son enceinte.

Il a pérennisé ainsi avec l’aide des représentants de l’Etat, ce que beaucoup considère comme un braconnage institutionnalisé des espèces marines et migratrices.

Ses candidats locaux :

  • Bernard Uthurry, maire protéiforme d’Oloron ST Marie, caméléon du Piémont et Vice-président du Conseil Régional. En rupture de tout sauf de lui-même, c’est l’ombre de Alain Rousset qu’il accompagne dans ses errements. Dans l’affaire du port de Bayonne, il a joué double jeu, se rêvant en disciple de Machiavel. Il est transparent à tout interlocuteur averti des ressorts de la politique et de ses compromis

 

  • Mathieu Bergé l‘inénarrable, écolo de salon, Rastignac au petit pied de province, conseiller régional et municipal à Bayonne . Homme lige et homme de main, il convoite la mairie de Bayonne et pour cela est prêt à toutes les turpitudes et manipulations.

Sous la férule et en lieu et place de Alain Rousset, il a acté la modification scélérate du règlement intérieur du Port de Bayonne, en présence des pêcheurs pro contrevenants à la loi, au moment même où leurs présences étaient requises au tribunal

Son soutien :

  • André Dartaud , Président de la Fédération Départementale des Pêcheurs par inadvertance. Il se présente ainsi couronné pour laisser entendre que Alain Rousset et sa liste ont le soutien du monde de la pêche.

Honni quasiment par tous, conspué entre autre à l’APPMA du Gave d’Oloron, on peut dire que c’est le pire représentant que nos associations ont connu depuis au moins un 1/2 siècle. Traitre à son mandat et à ses engagements, il a servi de caution à ceux qu’il croit être ses amis politiques. Il est plus à plaindre qu’à blâmer. Ne tirons pas sur l’ambulance… la messe le concernant est dite !

………..

Pour conclure, politiquement et sur les sujets qui nous préoccupent, Alain Rousset est un homme du passé. Il ne maitrise aucun des sujets de l’environnement, touchant la biodiversité, la qualité des eaux et la continuité écologique, sur lesquels nous le percevons démuni, absent ou en état de sidération souvent vindicative.

Il est l’homme des drainages et des bassines, des barrages et retenues, des pompages sauvages et du pillage de la ressource piscicole.

Concernant la pêche sportive et le développement touristique du bassin de l’Adour, il n’en a cure. Au regard de ses soutiens politiques, cela serait politiquement contreproductif pour lui. Il ne peut rien pour nous…et ne pouvons plus rien pour lui !

Certains verront dans cet édito un manifeste politique. Ils ont raison !

Ce sont essentiellement pour des raisons électoralistes, de réseaux et autres obédiences que Alain Roussets et ses affidés ont intrigués et ce sont ligués pour protéger la pêche professionnelle. Leurs raisons largement inavouables ne sont pas raisons de droit, encore moins raisons d’Etat.

Quant aux deux millions d’euros en balance sur les quatre qui seraient nécessaire pour une relève totale des filets, notre Président de Région nous la joue à l’ancienne ! c’est l’histoire de la paire de chaussures promise aux démunis pour les inciter à bien voter. On donne la gauche avant l’élection pour s’assurer les suffrages en taisant le fait que la paire est dépareillée et qu’il n’y a pas de chaussure droite.

 

Nombre de politiques profèrent de grandes leçons d’humanisme, de tempérance et d’écologie, mais se gardent bien de les appliquer. Ils exigent des citoyens qu’ils se serrent la ceinture, et pendant ce temps-là ils se gavent. L’opinion publique s’offusque de l’indécence.