RAPPORT MORAL et d’ACTIVITE 2019

En préambule de la 5éme assemblée générale de l’association SALMO TIERRA – SALVA TIERRA, nous remercions Monsieur le Maire, Jean LABOUR de nous accueillir chaleureusement en sa mairie de SAUVETERRE DE BEARN.

Nos remerciements vont également à vous tous, présents, adhérents, sympathisants et partenaires associatifs tels que : l’AAPPMA, l’ACCOB, l’APQV, la SEPANSO et aux autres absents excusés.

INTRODUCTION

L’association SALMO TIERRA – SALVA TIERRA, officiellement déclarée au journal officiel le 17/10/2015 a pour objectifs de :

  • Restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,

  • Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour et ce pour une qualité de l’eau et une vie aquatique optimale.

PROPOS LIMINAIRE

Cette année Nous venons de remporter deux victoires l’une devant le TA de Pau, l’autre devant le TA de Bordeaux. De facto et à ce jour, la pêche professionnelle est interdite dans l’enceinte du port de Bayonne. Ces actions juridiques menées de concert avec les SEPANSO 64 et 40, soutenues par l’ACCOB, l’APQV, APMBA et bien sur l’APPMA du gave d’OLORON, ont été couronnées de succès.

Précédemment, l’impensable avait été réalisé, à savoir fédérer et coaliser dans une marche citoyenne sur le port de Bayonne avec les élus concernés, tous les protagonistes de la pêche sportive, de la défense de l’environnement et de la biodiversité.

Vous ne l’ignorez pas, en coulisse, les oppositions s’agitent. La vieille politique et ses aficionados, sur fond de corruption et de clientélisme est à la recherche d’un statu quo. Elle démarche dans nos rangs et chez certains de nos représentants, des partenaires d’un jour, des obligés en manque de notabilité et de reconnaissance qui lui permettraient de légitimer un deal foireux.

La recherche d’un compromis après la chose jugée,

sur le partage de la ressource, serait une forfaiture.

Les représentants de l’Etat et ceux de la Région ne veulent en aucun cas nous rencontrer. Nous sommes ceux par qui le scandale arrive, les empêcheurs de tourner en rond, les électrons libres, « les insoumis » d’un système à bout de souffle vautré dans les subventions, quémandeur, ayant abdiqué toute volonté de s’affirmer et de s’opposer et qui a oublié depuis trop longtemps le sens de ses missions.

CONCERNANT LA BIODIVERSITE

ET PLUS PARTICULIEREMENT LE SAUMON

  • La Préfète de Région et le Président de Région sont responsables de la biodiversité et donc à même d’interdire le pillagede la ressource en poissons migrateurs dont certaines espèces en voie d’extinction dans le port de Bayonne et partout sur le fleuve. Pour mémoire :

  • La grande alose en danger critique d’extinction (plus de 16 tonnes de prises, déclarées par les pros en 2019),

  • La lamproie dont les effectifs chutent drastiquement,

  • La truite de mer, elle aussi en grand danger,

  • La pibale, objet de toutes les dérogations et des trafics les plus lucratifs.

  • Le saumon atlantique, espèce en danger d’extinction partout dans le monde où il est encore recensé nécessite de toute urgence une réelle et très volontaire politique de préservation.

A ce titre, sa pêche professionnelle devrait être définitivement interdite comme partout en Europe et presque partout dans le monde.

 

Le COGEPOMI

Au moment où certains pour contourner la justice veulent faire appel à la prétendue expertise du COGEPOMI, rappelons que des dizaines de millions d’euros ont été consacrés par la puissance publique à la restauration de la continuité écologique.

Des millions d’alevins de saumons ont ensemencés le gave de Pau pour le seul bénéfice des pêcheurs professionnels qui s’approprient la ressource alors même qu’elle est en « herbe »

Concomitamment, Les pêches professionnelles se sont renforcées depuis 2015, avec la présence possible d’auxiliaires venant prêter main forte et permettant qu’un second filet soit admis à bord des embarcations. On note que la pêche aux engins de nuit a été autorisée ainsi que le filet dérivant pour la lamproie pendant la fermeture du saumon. Les captures de salmonidés ne baissent pas

Des prétendus efforts de relève en fin de saison sont mis en avant mais de fait ils n’épargnent que des castillons alors que les précieuses femelles d’hiver sont toujours ciblées par une ouverture trop précoce.

Le COGEPOMI pourtant compétent est resté muet sur la question de la pêche dans le port de Bayonne, sur les captures structurelles de milliers de salmonidés en mer et n’a jamais fixé les quotas de pêche comme la loi l’y oblige.

De concert, la DREAL, l’IFREMER, ETC. refusent de communiquer sur les détails des licences CMEA et sur l’ampleur des captures en mer. Sur ce point comme sur beaucoup d’autres le COGEPOMI est totalement muet.

Le COGEPOMI qui est mandaté pour inscrire dans la durée « une gestion équilibrée des poissons migrateurs ; n’évoque même plus les limites de conservationévoquées il y a 20 ans et qui suffiraient à stopper toute pêche commerciale. Ce faisant, l’État français déclare « le saumon pyrénéen est menacé d’extinction totale ».

Cette institution a été subvertie, pervertie et détournée de son objet avec la complaisance des représentants de l’Etat et des administrations. Ceci n’a été rendu possible que par l’inaction et l’insuffisance des représentants du monde de la pêche sportive. Habitués aux strapontins, tétanisés par le risque de déplaire, ils n’ont pas su prendre leur place autour de la table et s’imposer comme partie prenante.

 

SUR LA PECHE SPORTIVE PROPREMENT DITE

Comme vous le savez et le découvrez au quotidien, le gave d’Oloron est l’objet de toutes les convoitises. Considéré comme la plus belle rivière de France il y a encore une vingtaine d’année, malgré sa déshérence et les innombrables atteintes à son environnement et à sa biodiversité, nous sommes plus d’un millier à parcourir ses rives dans la quête du saumon de nos rêves. La vérité est prosaïque : La quasi disparition du migrateur sur les Nives, sa réintroduction anecdotique sur le gave de Pau font que de partout on se presse pour pouvoir le pêcher. Il n’y a eu jamais aussi peu de poissons et jamais autant de pécheurs sportifs (et de braconniers).

Pour le prix d’un timbre au montant somme toute modeste, on peut pêcher du matin au soir et ceci cinq jours par semaine, cent jours l’année. Sur les centaines de pêcheurs qui hantent ses rives moins de deux cents cinquante d‘entre eux (essentiellement des locaux et quelques figures emblématiques des gaves) ne font pas bredouilles. L’effet d’aubaine est manifeste, il nous appartient de le réguler.

On se dispute sur les modes de pêche, sur la nature et l’emplacement des réserves. La vérité est qu’il n’y a pas de politique claire, limpide, acceptée par une large majorité pour un gestion des poissons migrateurs qui fasse le pendant des actions menées à l’encontre des pêcheurs professionnels.

Nous avons choisi de ne pas interférer avec la gestion de la pêche qui est une des missions de l’APPMA du gave d’Oloron et de la FD. Pour autant, il est dans nos missions de veiller au fonctionnement démocratique de ces institutions censées nous représenter.

Notre approche se veut gestionnaire et pragmatique. Nous nous devons de réagir pour être à la hauteur des enjeux à venir. Les derniers évènements autour de la fermeture du port de Bayonne à la pêche professionnelle illustrent et confortent notre propos.

LE PROJET DE CARRIERE A CARRESSE CASSABER

(procès en cours et pas forcément perdu)

Le 2 juin 2016, un arrêté préfectoral autorise l’implantation sur cette plaine agricole d’une gravière en faveur de la Société Dragage du pont de Lescar (référence 12330/2016/011, pour une durée de 17 ans).

Cette gravière impactera définitivement, dès son installation, 15 % de la surface agricole utile de la plaine avec des effets négatifs sur le maintien et le développement des activités agricoles, sur l’accès au gave, sur les rejets dont il sera le réceptacle et sur les pollutions générées par les matériaux prétendus inertes prévus à l’enfouissement.

Le fait de creuser un trou de 15 m de profondeur sur une surface de 25 ha va avoir une incidence directe sur le niveau de la nappe phréatique, avec un risque d’entrainer un surcreusement du lit du gave en amont par percolation et/ou en cas de fortes inondations par la création d’embâcles.

LES POLLUTIONS DE L’EAU

Elles résistent aux efforts d’assainissement, ainsi en est-il du gave d’Oloron, déclassé nitrates le à la fin des années 2000 et qui est la victime de pratiques agricoles industrielles. Nous ne parlerons pas de la pollution chimique de l’estuaire qui est sans précédent en France.

La qualité de l’eau des Gaves et des Nives, mais aussi de l’océan est un enjeu majeur pour le tourisme des Pyrénées Atlantiques. Les politiques et les administrations sont dans le déni des pollutions fluviales et marines qui ne seraient pour eux que des épiphénomènes. Ces pollutions sont minorées, niées et font l’objet, de statistiques tronquées sinon falsifiées.

Cette méconnaissance des pollutions et leur minimisation mettent en péril l’attractivité économique de la région et de son littoral.

Ainsi les stations d’épuration sur le linéaire des Gaves et Nives sont souvent défaillantes (Mauléon) et/ou insuffisantes pour traiter les pollutions médicamenteuses et les adjuvants ménagers. Elles sont avec la pollution des piscicultures, les intrants et pesticides agricoles, le port de Bayonne, les principaux facteurs de dégradation et de contamination des eaux.

 

ENVIRONNEMENT HUMAIN ET ECONOMIQUE

L’appauvrissement des bassins des Gaves et des Nives, génère une désertification progressive de l’habitat par le non-renouvellement et le vieillissement des populations. Ceci est la conséquence du manque de travail et d’attractivité de ces régions, avec comme conséquences la disparition progressive des services publics, la fermeture des écoles et une économie touristique et ses dérivés sinistrée.

Les projets et initiatives qui se font jour pour restaurer la splendeur des Gaves et des Nives et valoriser un espace patrimonial et culturel exceptionnel se heurtent aux lobbys, à l’indifférence ou à la frilosité des décisionnaires.

CONCLUSION

  • Nous allons définir ensemble les perspectives pour l’année en cours,

  • Nous allons militer pour un conservatoire des berges du gave d’Oloron,

  • Nous allons nous engager dans un processus de certification de l’eau porté par notre ami jacques Louvigné,

  • Nous allons interpeller nos représentants pour plus de démocratie / plus de transparence et de cogestion (FD et MIGRADOUR),

  • Nous engagerons toutes les actions nécessaires pour libérer totalement les migrateurs et le bassin des gaves de toute pêcherie professionnelle commerciale destructrice des ressources.

Nous disons aux préfets de région et de départements, au président de la région Nouvelle Aquitaine :

«  Messieurs, les associations dont nous sommes se sont fédérées pour défendre notre région et offrir un avenir à nos enfants.

Vous critiquez avec hauteur et arrogance les pays émergeants et leurs problèmes de pollution et de surexploitation de leurs ressources. Si ces pays justifient souvent avec raison ces situations par la nécessité de satisfaire aux besoins essentiels de leurs populations, il n’en est pas de même nous concernant.

Les abus et prévarications constatés ont pour origine la cupidité, le cynisme du genre « après moi, le déluge » et sont révélateurs de l’affaiblissement préoccupant des valeurs de la république et de la démocratie ».

De nombreux échanges et débats de qualité animent cette Assemblée Générale.

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Le rapport moral et d’activité est approuvé à l’unanimité

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RAPPORT FINANCIER exercice 2019

COMMENTAIRES RAPPORT FINANCIER – exercice 2019

1 – LE RESULTAT D’EXPLOITATIONest positif à 2777,77€

Les produits d’exploitation s’élèvent à 4405€ dont :

– cotisations et dons : 3740€

– vente boutique : 665€

Pas de gestion de stocks pour une activité « Boutique » non courante

La vente en 2020 des10 casquettes restantes sera donc comptabilisée en 2020 sans charges

La vente des stickers a été très vite arrêté pour cause de vice de fabrication : non-adhérence !

Nous sommes en contact avec l’entreprise afin de négocier de nouveaux stickers

Les charges d’exploitation s’élèvent à 1627,23€ dont principalement :

– fournitures boutique : 722,95€ correspondant aux casquettes et stickers

Rappel : nos 2 actions judiciaires courronnées de succès en juin et décembre 2019 contre les préfets de Région, du 64 et du 40 avaient été financées en 2018 à hauteur de 5728,18€ ce qui avait entrainé un résultat négatif de l’exercice 2018.

Par décision des jugements en notre faveur, nous sommes destinataires ( et aujourd’hui en attente ) des sommes que doit nous verser l’Etat.

2 – LE RESULTAT FINANCIER est négatif à -17,70€

 les produits financiers « intérêts sur livret » pour 47,19€ compensent les charges « frais de tenue de compte » à 44,91€-

– les charges financières Paypal correspondant aux cotisations s’élèvent à 19,98€

3 – LE RESULTAT COMPTABLE NET de l’exercice est positif à 2760,07

4 – LE RESULTAT NET CUMULE fin 2019 s’élève à 8182,68€, après intégration du résultat de l’année précédente de 5422,61€

Particularité des frais de déplacements bénévoles :

La valorisation des frais de déplacements engagés bénévolement et inscrite en Charges est intégralement compensée par la constatation de ces mêmes frais non-remboursés en Produits. Cette inscription dans les comptes ne modifie donc aucunement l’équilibre du résultat d’exploitation. Le résultat comptable ne change pas.

La situation financière de l’association est saine avec des dépenses maîtrisées.

Perspectives : ce résultat net cumulé 2019 à 8182,68€ permettra donc, s’il le fallait, une nouvelle année d’engagements de procédures judiciaires pour la protection du saumon et autres migrateurs ainsi que la défense de l’environnement des gaves

L’association rappelle que ses seuls produits courants sont les cotisations et les dons qu’il convient donc de pérenniser voire d’accroître afin d’assurer la continuité et le développement de ses actions ciblées retenues dans le cadre de ses objectifs.

Le rapport financier est approuvé à l’unanimité

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l’Assemblée Générale est close.

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Le buffet traditionnel convivial est ouvert