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Actualités

Les filets dans le port de Bayonne : le Conseil d’Etat juge « inadmissible »notre pourvoi

Publié le : 6 novembre 2026

 

 

Extrait du jugement du Conseil dEtat :

« Vu la procédure suivante :

Les associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron ont demandé au tribunal administratif de Pau d’annuler l’arrêté du préfet des Pyrénées‑Atlantiques, de la préfète des Landes et du président de la région Nouvelle-Aquitaine du 31 juillet 2020 portant modification de l’article 26 du règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêche dans les limites administratives de celui-ci par l’ajout d’un paragraphe 3 à cet article.

Par un jugement n° 2002048 du 22 mai 2023, le tribunal administratif de Pau a annulé cet arrêté.

Par un arrêt n° 23BX02117 du 2 décembre 2025, la cour administrative d’appel de Bordeaux, sur appel de la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, a annulé ce jugement et rejeté la demande présentée par les associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 janvier et 4 mai 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, les associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron demandent au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à leur demande ;N° 512100 – 2 –

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

– le code rural et de la pêche maritime ;

– le code des transports ;

– le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

– le rapport de M. Géraud Sajust de Bergues, conseiller d’Etat,

– les conclusions de M. Thomas Pez-Lavergne, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Meier-Bourdeau, Lecuyer et associés, avocat des associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique du Gave d’Oloron ;

Vu la note en délibéré, enregistrée le 9 juillet 2026, présentée par les associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission.

L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elles attaquent, les associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron soutiennent que la cour administrative d’appel de Bordeaux :

– a commis une erreur de droit en jugeant que les préfets des Landes et des Pyrénées-Atlantiques étaient compétents pour autoriser, même sous conditions, la pêche dans le port de Bayonne, alors qu’ils ne sont pas compétents en matière de police de la pêche

– à supposer que les préfets des départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes aient été compétents pour autoriser la pêche dans le port de Bayonne, a néanmoins commis une erreur de droit en jugeant que le principe d’indépendance des législations constituait un obstacle dirimant à la prise en compte, par ces préfets, de la réglementation des saumons atlantiques.

3. Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l’admission du pourvoi.

D E C I D E :

————–

Article 1er : Le pourvoi des associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et de l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée aux associations SEPANSO 64, SEPANSO Landes, Salmo Tierra-Salva Tierra et à l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique Gave d’Oloron.

Copie en sera adressée à la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire et à la région Nouvelle-Aquitaine.

Délibéré à l’issue de la séance du 9 juillet 2026 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; M. Laurent Cytermann, conseiller d’Etat et M. Sajust de Bergues, conseiller d’Etat-rapporteur.

Rendu le 22 juillet 2026. »

 

Commentaire de Salmo Tierra – Salva Tierra :

– Sur la forme, un pourvoi qualifié de sommaire, un mémoire complémentaire et une note en délibéré tardive sont de nature à déplaire à notre Conseil d’Etat jusqu’à juger irrecevable notre pourvoi

– Sur le fond, le Conseil d’Etat s’est-il suffisamment affranchi des conseils de l’Etat représenté dans cette affaire par le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

……………………………..

Après une dizaine d’années de recours juridiques concernant la pêche professionnel aux filets dans le port de Bayonne, pillage en règle des ressources en poissons migrateurs protégé par nos instances politico-administratives … comment pourrait-on ne pas interroger l’Etat de Droit et l’indépendance de la justice, surtout administrative ?

– La soumission à ce Droit ubuesque est inacceptable pour conclure cette affaire : les associations requérantes viennent de déposer plainte devant la Commission Européenne

 

« Saumon : va t-on arrêter de repeupler les gaves ? » La Republique 28 octobre

Publié le : 3 novembre 2026

 

 

 

Commentaire :

Extraits du compte-rendu de l’AAPPMA d’Oloron à la réunion plénière du Cogepomi le 2 octobre :

Malgré les arguments de Pierre Bergès, président de l’AAPPMA Oloron, les représentants politico-administratifs suivis par les FD 40 et 65 (!) ont votées contre l’alevinage des gaves d’Oloron et du Saison.

La FD 64 qui avait votée à l’unanimité à son CA du 12 juin en faveur d’un panachage de l’alevinage entre les gaves d’Oloron et du Saison est restée pour le moins passivement silencieuse donc en accord avec l’étude Scimabio hostile à tout alevinage. Celle-ci, malgré toutes les différentes études contradictoires est majoritairement soutenue par la Dreal chargée du Plagepomi et qui préside le Cogepomi.

Extraits de l’article de la République du 28 octobre :

Le projet de Plagepomi 2028-2033, en cours d’élaboration par la Dreal, sera soumis à l’adoption par arrêté préfectoral de la préfète de région en fin de l’année 2027 après que des projets subordonnés à une évaluation environnementale, soient ouverts à la consultation du public.

Article intéressant où nous apprenons :

– que notre FD s’inquièterait d’une éventuelle disparition du saumon

– que toutes les instances politico-administratives et scientifiques défendraient la continuité écologique jusqu’à mettre en cause les barrages ….

CF. notre courrier à la FNPF – Edito 27 du 24 octobre où il est question entre autres d’alevinage et de continuité écologique

Aucune instance ni représentation politico-administrative concernées ne défendent réellement la continuité écologique et ne mettent donc réellement en cause les barrages … toutes occupées qu’elles sont à protéger le plus important et le plus meurtrier d’entre eux : le barrage des filets professionnels dans le port de Bayonne ! C’est quoi déjà la continuité écologique ?

Ne nous y trompons pas, après une dizaine d’années d’engagements et d’actions juridiques, nous pouvons clairement en conclure que toutes ces instances se moquent bien des migrateurs et de la continuité écologique.

Ça bouge ! 10 millions € pour stopper définitivement la pêche professionnelle des migrateurs

Publié le : 31 octobre 2026

 

 

 

Commentaire :

Ok, c’est en Loire-Atlantique mais c’est peut-être un bon début …

Ici, dans le golf de Gascogne, on a cette même problématique de surpêche en bord de mer et de plus, on a cette originalité du pillage professionnel des migrateurs dans le port de Bayonne !

Peut-on penser que la Dreal, en charge de l’élaboration du prochain Plagepomi 2028-2033, aura le courage de stopper définitivement cette aberration ? à suivre …

Jean-Paul Doron, vice-pdt de la FNPF et pdt de la Commission Migrateurs, « répond » à notre Edito 27 du 24 octobre

Publié le : 25 octobre 2026

Jean-Paul Doron répond indirectement sur Facebook à notre Edito 27 du 24 octobre :

« Voici l’illustration des limites posées par les réseaux sociaux. En effet ils ne constituent pas le meilleur des vecteurs pour construire un échange posé, raisonné et constructif, au surcroît quand on ne prend pas soin au préalable de s’assurer que le courriel a bien été adressé et que le destinataire a bien reçu le courriel en question ? Sur la forme, un courrier en bonne et due forme eusse été sans nul doute le plus efficient me semble-t-il. »

Notre commentaire en forme de réponse adressée par courriel à Jean-Paul Doron / FNPF

Bonjour Jean-Paul DORON,

Quel étonnement devant vos propos quelque peu désobligeants qui  omettent vos manquements d’où s’origine cette absence de débat.

Nous sommes désolés d’apprendre que la Fédération Nationale n’a plus de secrétariat depuis 3 mois.

C’est pourquoi nous sommes désolés de ne pas vous avoir apporté en main propre un courrier papier.

Nous sommes également désolés d’utiliser un réseau social (ce que vous faite tous les jours) afin d’informer de nos actions tous ceux qui nous suivent (site Web, newsletter et Facebook) se trouvant pour beaucoup, en l’occurence, dans l’attente de prendre connaissance de notre démarche auprès de la FNPF depuis maintenant 3 mois.

Permettez-moi de vous préciser que mon courriel du 26 juillet 2026, de même valeur juridique qu’un courrier papier et moins polluant pour nos rivières, vous a bien été adressé et réceptionné avec succès comme la copie aux autres destinataires ….. contrairement à votre publication Facebook du 25 octobre qui ne nous est pas adressée directement et illustre, comme vous le dites si bien, les « limites posées par les réseaux sociaux ».

Cette situation factuelle ne nécessitait pas de la complexifier inutilement.

Ne pensez-vous pas qu’un simple courriel à l’association, à minima en forme d’accusé de réception, « aurait été sans nul doute le plus efficient » d’autant qu’il nous aurait permis, sauf fin de non-recevoir, d’envisager une suite ….. « pour construire un échange posé, raisonné et constructif » ?

Vous comprendrez que notre courriel du 26 juillet, « le meilleur des vecteurs » resté sans réponse depuis 3 mois nous a bien naturellement conduit à le publier le 24 octobre.

Ceci étant dit, aujourd’hui 26 octobre, nous restons dans l’attente …..

Cordialement

Pierre BERNARD

Ci-joint une capture d’écran correspondant à mon courriel du 26 juillet :