« I stopped using farmed salmon … » F.Mallmann – Free Salmon
Publié le : 30 mai 2026

Tous les articles sont publiés dans «actualités» pendant quelques mois et vous les trouverez, durablement, dans leurs rubriques ou dossiers respectifs
Publié le : 30 mai 2026

Publié le : 24 mai 2026

Bonjour à tous,
Nous nous retrouvons pour la 12ème assemblée générale de l’association SALMO TIERRA – SALVA TIERRA, officiellement déclarée au journal officiel le 17/10/2015 et qui a toujours pour objectifs de :
1 – Restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,
2 – Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour en défendant ses territoires et ses cours d’eau contre toute forme d’atteinte et de nuisance qui affecterait la qualité de l’eau et de la vie aquatique, entraverait la continuité écologique, dénaturerait les écosystèmes, défigurerait les équilibres naturels et pillerait les ressources.
Nous adressons en tout premier lieu nos remerciements à Nadine Barthe, Maire de Navarrenx de nous accueillir chaleureusement et gracieusement à la mairie.
Ensuite, bien entendu, un grand merci :
1 – à tous les adhérents présents et excusés et à tous les amis :
– plus d’une trentaine d’adhérents cette année
– plus de 80 abonnés à la newsletter
– plus d’une centaine de visites et suivis mensuels de notre site web et facebook
2 – à toutes les associations adhérentes, partenaires et amies :
– en tout 1er lieu, l’AAPPMA d’Oloron et son président Peyo Bergès, administrateur de Salmo Tierra – Salva Tierra
– Les SEPANSOs 64 et 40 (excusées)
– La FD 64 et son responsable Commission Migrateurs Fabrice Derumaux, adhérent de Salmo Tierra – Salva Tierra
– DMA (excusée)
– les AAPPMAs de Basaburua (Pdt Nicolas Curutchague & secrétaire FD, adhérent et excusé – d’astreinte professionnelle ) et d’Accous (Pdt Jean-Claude Bourdelas-excusé AG-Migradour)
– l’APS Bassin Loire-Allier (président Louis Sauvadet et administrateur Denis Prudent, adhérents excusés)
– et je termine volontairement par l’ACCOB (président JC. Dutter, adhérent, excusé pour cause de journée ramassage des déchets des palombières au Bager) qui vient de remporter une magnifique victoire contre le projet de carrière au Bager, soit dit en passant haut lieu de frayères du saumon. Je vous ferai part tout à l’heure de son courrier.
3 – à tous les défenseurs de l’environnement et de la biodiversité, à tous les pêcheurs et aux personnes qui, se reconnaissant dans notre combat qu’ils savent désintéressé et bénévole et partageant nos préoccupations, nous ont soutenus et encouragés.
4 – à vous tous ici présents sans oublier nos fidèles journalistes Jean Sarsiat excusé et Jean-Pierre Ompraret qui soutiennent nos actions
Et enfin, merci à Pascal Valéro qui dans les coulisses assure une maintenance professionnelle de notre site web très visité et reconnu comme une référence
présenté par Pierre BERNARD, président
Rappel : l’AGE du 13 décembre 2025 avait pour ordre du jour l’avenir de l’association et les adhérents étaient invités à se prononcer pour l’une des deux propositions suivantes :
Les 2 propositions sont présentées, débattues et soumises au vote :
La proposition 1 « maintien de l’association » est adoptée à la majorité absolue (article 8 des statuts)
Un nouveau Conseil d’Administration s’est formé dès janvier 2026 par cooptation de 9 adhérents.
L’article 7 des statuts prévoit que l’AGO réunit chaque année au cours du 1er semestre, vote si besoin le renouvellement des administrateurs et ainsi la composition du CA
L’article 10-1 des statuts prévoit que le président soit nommé par le CA qui le 17 janvier 2026 nomme à l’unanimité Pierre BERNARD
Le nouveau CA est adopté à l’unanimité et par conséquent confirme la nomination de son président
Je remercie les adhérents pour leur confiance et leur fidèle soutien ainsi que la nouvelle équipe d’administrateurs/trice pour leur engagement en ces temps particulièrement difficiles de reconquête de la ressource en migrateurs et de la bonne santé de nos gaves.
(Cf.publication ST2)
1 – Action contre le projet de micro-centrale hydroélectrique sur le Gabarret engagée depuis mai 2021 :
Extraits juridiques depuis novembre 2025
24 novembre 2025
– le T.A de Pau confirme l’autorisation accordée pour la centrale du gave du Gabarret, malgré les avis contraires des scientifiques de la Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAE), du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN), de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et un avis critique et suspensif de la rapporteuse publique
Début 2026
– Les associations requérantes se consultent avec leur avocat pour envisager ou non de poursuivre en cour d’Appel à Bordeaux
20 janvier 2026
– Les associations requérantes (FD 64, Salmo Tierra et Sepanso 64) poursuivent en Requête d’Appel déposée à la Cour d’Appel administrative de Bordeaux
10 avril 2026
– La SARL SERHY dépose son mémoire en réplique à la Cour d’Appel Administrative de Bordeaux
••• en cours
Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite
En vallée d’Aspe la Société SERHY projette la création et l’exploitation d’une micro centrale hydro-électrique sur le Gabarret, classé « rivière à migrateurs », en accord avec les élus
Cette petite rivière torrentueuse soumise aux crues de printemps avec un étiage précoce en été, est toutefois alimentée par une source d’altitude avant de se jeter dans le gave d’Aspe à Bedous.
Vu les débits, la micro-centrale hydro-électrique sera alimentée obligatoirement par une conduite forcée et cet ensemble dégradera la continuité écologique d’autant plus qu’en aval de cette centrale, 3 seuils/digues artificiels sont déjà présents dont l’aménagement est en cours par les pouvoirs publics … ce qui confirme la qualité de « rivière à migrateurs » de ce gave.
2 barrages EDF situés sur le cours supérieur du gave d’Aspe et 21 micro-centrales hydro-électriques impactent déjà fortement le gave et son chevelu en tête de bassin.
Comment comprendre et accepter qu’une micro-centrale supplémentaire dans un milieu saturé de béton et tuyaux , vienne perturber un espace à haute valeur patrimoniale avec pour seul prétexte un intérêt économique à très faibles retombées ?
A ce jour nous restons dans l’attente d’une décision de la Cour d’Appel de Bordeaux.
2 – Recours contre la centrale hydroélectrique d’Auterrive engagés depuis Janvier 2019 :
Extraits juridiques depuis Juillet 2021
♥ Verdict : La Cour administrative d’Appel de Bordeaux annule l’Arrêté préfectoral de 2016 pour illégalité d’exploitation de la micro-centrale (faux en écriture)
27 Mars 2023
– Arrêté préfectoral 64 portant autorisation d’exploiter la centrale hydroélectrique d’Auterrive sur le gave d’Oloron
Juillet 2023
– Recours des associations requérantes (Aappma Oloron, Dma, Fd 64, Salmo Tierra et Sepanso 64)
Juin à septembre 2024 :
– Mémoires en réplique du préfet et des requérantes
Décembre 2025
– Mémoire en défense de la société CAM HYDRO
13 et 20 janvier 2026
– Arrêté préfectoral portant reconnaissance d’un droit d’usage de l’eau fondé en titre attaché au moulin d’Auterrive établi sur le gave d’Oloron avant 1566 et éléments complémentaires
30 janvier 2026 puis repoussée au 27 février 2026
– Clôture de l’instruction. Une audience au T.A de Pau est donc prévisible début 2026
••• en cours
Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite
Le roman de la centrale d’Auterrive n’a pas encore fini d’être écrit !
Il débute en 1981 où la DDE autorise la construction en dur d’un barrage à Auterrive.
Depuis 2019, diverses joutes ont été menées et pas des moindres : travaux de génie civil pour remanier les berges, fond de rivière décaissée et surtout construction d’un barrage en blocs puis AP (Autorisation Préfectorale) demandant sa destruction et le même jour AP pour le reconstruire encore plus gros … YOUPI !!!!!
Pendant ce temps et encore aujourd’hui, par niveaux bas, les migrateurs continuent à pratiquer le canal de fuite de la centrale car c’est là qu’est l’appel d’eau le plus important : à signaler leur difficulté de passage !
La turbine de gauche étant le plus gros débit, les poissons y sont systématiquement attirés à tel point qu’ils s’engagent même sous le bâtiment jusqu’à cette turbine . Le chemin étant bloqué, ils redescendent dans le courant et ce plusieurs fois.
Le “trou d’appel d’eau “ de la passe à poissons étant à l’opposé côté droit, il leur faut une bonne dose de patience pour en trouver l’accès et continuer leur voyage … OUF !!!
Encore une passe bien faite ! Vive la continuité écologique ! 🥳
A ce jour, nous attendons du Tribunal Administratif une décision sur l’exploitation de la centrale suite à l’AP du 13 janvier 2026 qui est présentée telle que portant reconnaissance d’un droit d’usage de l’eau fondé en titre attaché au MOULIN d’Auterrive établi sur le gave d’Oloron en 1566….c’est très fort !
3 – Recours contre la chenalisation du gave d’Ossau à Aste-Béon engagé depuis octobre 2021 :
Extraits juridiques depuis le 7 mai 2025
– Le T.A de Pau annule l’Arrêté préfectoral, rend un jugement favorable aux associations requérantes (Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 64) et ordonne l’arrêt des travaux. Les associations requérantes demandent la réhabilitation du site.
••• en cours
Présentation synthétique de la situation par Bernard Lafite (Jean-Paul Abadie excusé)
Site déchèterie d’Aste-Béon sur ancienne décharge
Après observation des lieux, il apparaît que les travaux de consolidation de la berge ont été faits de manière à protéger de l’érosion la berge concernée, enrochement important et de bonne facture, malgré la configuration difficile du terrain.
Toutefois la zone amont et aval sur des kilomètres montre un processus d’érosion en très forte action due au gave qui cherche à cet endroit à passer en force à cause de masses de sédiments considérables qui demanderaient des travaux pharaoniques pour être enlevées, signe d’un déséquilibre entre les crues trop fortes et moins nombreuses qui n’ont plus l’effet naturel de transport des sédiments
Ce qui amène à avoir une vigilance particulière du site qui sera inévitablement impacté dans le futur et que la communauté des communes mettra certainement en oeuvre au regard de la proximité de la déchèterie d’Aste-Béon.
… en cours
(cf. publication ST2) :
Extraits juridiques depuis le 22 Mai 2023 :
♥ Verdict : Le T.A. de Pau ordonne la fin des filets dans le port de Bayonne : « L’arrêté du 31 juillet 2020 des préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes portant modification de l’article 26 du règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêche dans les limites administratives de celui-ci par un nouvel article 26.3 est annulé ».
– En accord avec la préfecture, la direction des affaires maritimes fait appel et le conseil régional modifie à nouveau le règlement particulier du port de Bayonne
5 Juillet 2023
– Un nouvel arrêté préfectoral ré-autorise la pêche dans le port de Bayonne
Septembre 2023
– Les associations requérantes poursuivent : face à ce nouveau déni de justice, l’Aappma d’Oloron, la Fd 64, Salmo Tierra – Salva Tierra et la Sepanso 64 déposent un nouveau recours devant le tribunal administratif de Pau et demandent une indemnité de 26 millions d’euros au titre du préjudice causé par la pêche illégale aux filets dans le port de Bayonne.
04 juillet 2024
– Mémoire en défense des associations requérantes demandant l’annulation de l’Arrêté modifiant le règlement intérieur particulier du port de Bayonne
12 mars 2025
– Par une requête et un mémoire des 24 juillet 2023 et 12 mars 2025, le ministère demande à la cour d’Appel de Bordeaux d’annuler le jugement du T.A de Pau du22mai 2023
Début 2026 (cf.publication Edito 26)
Les associations partenaires engagées (Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 40 et 64) attendent alors l’avis de leurs avocats M°Ruffié et M°Lecuyer avocat spécialisé en Cassation et Conseil d’Etat pour envisager ou non un Recours devant le Conseil d’Etat contre la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne.
Comme convenu, M°Lecuyer a procédé à l’examen de l’Arrêt rendu par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 02 décembre 2025. Ses conclusions se sont malheureusement révélées peu optimistes. La seule raison qui pourrait le cas échéant militer en faveur de la poursuite du pourvoi est l’absence de toute décision du Conseil d’Etat sur un tel cas de figure. Mais en pure logique juridique, il craint toutefois que cet Arrêt du 02 décembre 2025 n’échappe à la critique.
Selon notre avocat M°Ruffié, la fenêtre est étroite mais la matière est nouvelle. Ce Recours conditionne aussi deux autres procédures en cours dont une indemnitaire devant le TA et la CAA.
Notre avocat M°Ruffié est donc partisan d’un pourvoi.
Précisions : Le Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif (dont nous dépendons) et la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Leur rôle n’est pas de rejuger entièrement les affaires mais de vérifier que l’application et l’interprétation qui ont été faites de la Loi et donc que les décisions de justice soient conformes aux règles de fond et de forme.
Le délai pour déposer un éventuel mémoire complémentaire expirant le 30 avril, il convenait, par conséquent, de s’engager ou non avant le 15 avril.
14 avril 2026
C’est chose faite : les associations requérantes Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 40 et 64 décident, malgré les incertitudes, de poursuivre en Conseil d’Etat pour plusieurs raisons dont celles ci-dessous de Salmo Tierra – Salva Tierra :
Fin avril 2026
M° Lecuyer, dépose fin avril un mémoire complémentaire contre la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire dans le cadre de notre pourvoi en Conseil d’Etat
••• en cours
Si nous perdons ce pourvoi en Conseil d’Etat, au moins nous aurons été au bout de cette démarche contre la pêche professionnelle aux filets. Il nous restera alors à rechercher de nouvelles possibilités de combattre cette situation absurde et dépourvue de bon sens en attaquant le problème sous un autre angle … éventuellement dans le sens où le préfet de région, responsable de la gestion des migrateurs, n’a pris, en connaissance de cause, aucune mesure adaptée de protection depuis des années et donc, pour le moins, de levée (définitive ?) des filets ce qui pourtant vient de se faire.
N’oublions jamais que nos irresponsables politico-administratifs ont largement participé à la destruction de la ressource en protégeant le pillage dans l’estuaire.
L’Etat français prend conscience en 2025 que le saumon, entre autres migrateurs, serait possiblement en voie de disparition et que tous les pays de l’atlantique nord ont déjà pris des mesures … il s’ensuit une fermeture générale de la pêche avec indemnisation des seuls pilleurs professionnels de la ressource … démontrant à nouveau, s’il le fallait, que l’économie du Béarn des Gaves fortement impactée est délibérément méprisée.
Depuis plus de 8 années de combats juridiques, nous avons largement côtoyé cette irresponsabilité politico-administrative et ses déclinaisons dans l’incompétence choisie des services de l’Etat et conséquemment la stupidité de certaines décisions obligatoirement reprises par les PLAGEPOMI et COGEPOMI, qui, les mains sur les coutures du pantalon, n’ont d’autres capacités que d’être aux ordres des pilleurs professionnels aux filets, balayant d’un revers de main les objectifs de leur mission. Ces instances, remises en cause juridiquement, ne sont que d’inutiles fusibles.
Comprenons-nous bien – loin de nous l’idée de penser que le pillage aux filets dans le port de Bayonne, politiquement protégé, serait seul responsable de la raréfaction des migrateurs et en l’occurence du saumon dans le bassin de l’Adour comme sur toute la façade atlantique jusqu’au Groenland, mais il va de soi qu’il y a fortement contribué. Les filets prélevaient encore il y a quelques années entre 1500 à 2000 saumons/an (jusqu’à 90% des prises) et entre 15 et 20 tonnes d’aloses certaines années. En 2024, année de remontées très négatives, les filets prélèvent néanmoins 1 millier de saumons versus 58 en pêche de loisir et 19,5 tonnes d’aloses soit environ 13000 vendues 1€ le kg pour être broyées en farine de nourrissage pour … poissons d’élevage intensif.
C’est autant de migrateurs saumons et aloses qui n’ont pu se reproduire !!!
Comment ne pas être consterné devant la schizophrénie de nos « responsables » qui doivent et disent gérer les migrateurs et les massacrent dans le même temps !
Comportement honteux et déshonorant !
Rappel : assurer la conservation de la population locale de saumons, nécessiterait 1850 femelles et donc 3700 individus sur les frayères ! En 2024, en ajoutant les 729 saumons comptabilisés en station des gaves d’Oloron et de Mauléon aux prélèvements de 1000 aux filets et 58 en pêche de loisir, cette limite de conservation est loin d’être atteinte avec un déficit de plus de 1900 saumon !
Toutes les expériences et par conséquent les données chiffrées d’aujourd’hui sont à relativiser au regard de la période actuelle de « disparition » générale du saumon dans tout l’Atlantique Nord dont les causes certainement multi-factorielles sont encore imprécises.
Si nous abandonnons nos gaves, rares et belles rivières à migrateurs, ils seront immédiatement exploités financièrement par tous les prédateurs connus qui n’attendent que cela pour se les approprier et pour, enfin tranquilles :
Si nous abandonnons nos migrateurs, nous aurons bien entendu les mêmes conséquences auxquelles se rajouteront la fermeture des pêches professionnelles (enfin) et de loisir pour cause de disparition totale des migrateurs hormis quelques-uns qui viendront encore nous rendre visite d’ailleurs certainement en faisant « fausse route », GPS en panne, pour retrouver leur rivière d’origine.
Protéger, autant que faire se peut, les migrateurs et leur environnement local :
– Oui ou Non : La question de l’alevinage s’est bien entendu et heureusement posée à la dernière réunion du COGEPOMI qui doit solliciter sa propre commission technique consultative afin de rendre bientôt son expertise et donc son avis … qui sera appliqué (cf. publication ST2 – Edito 25). Attendons donc avec impatience les conclusions de notre fleuron de la gestion des migrateurs que tout le monde nous envie et qui se trouve par inadvertance en accord avec l’OFB et l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’environnement) défavorables aux alevinages « contre nature », sans résultats probants et sujets à d’éventuelles hybridations génétiques mais qui parallèlement soutiennent l’alevinage du gave de Pau ! Schizophrénie ?
L’hybridation génétique très courante dans la nature se réalise maintenant facilement en laboratoire où les chercheurs utilisent des outils leur permettant d’identifier les hybridations, leur évolution et le suivi génétique des populations de saumons sauvages.
L’hybridation peut se produire lorsque deux individus génétiquement distincts se reproduisent et donnent une descendance fertile ou partiellement fertile.
L’hybridation peut avoir toutes sortes de conséquences difficiles à prédire : plus précisément, les hybrides peuvent montrer soit de meilleures performances adaptatives que leurs parents avec une diversité de caractéristiques et de variations génétiques soit une perte de potentiel adaptatif avec baisse de la fécondité.
Chez le saumon atlantique, l’hybridation génétique concerne surtout les croisements entre :
(Les croisements inter-spécifiques avec d’autres salmonidés restent très rares)
Ces 3 formes d’hybridation principales peuvent à différents degrés et à plus ou moins long terme :
Les saumons sauvages sont certainement tous aujourd’hui plus ou moins hybridés et la crainte de cette évolution, parfois mise en avant par nos instances responsables, devrait être relativisée et non pas incriminée dans le but de ne pas privilégier l’alevinage sur telle ou telle rivière .
Au regard de la chute très brutale et conséquente des stocks de saumons dans tout l’Atlantique Nord, nous pouvons légitimement penser que d’autres raisons que l’hybridation prévalent à leur disparition.
C’est pourquoi, au regard de l’état actuel des connaissances scientifiques et de l’évaluation des hybridations, les craintes d’une hybridation génétique pouvant entraîner la disparition totale du saumon n’apparaissent pas suffisamment fondées pour rejeter la pratique d’un alevinage adapté à moins de rechercher, mais à quelle fin, une pure race de saumon … qui n’existe déjà plus depuis longtemps et n’existera jamais
Les populations mondiales de saumons ont certainement des problèmes existentiels plus graves à régler … et leur disparition actuelle n’a rien à voir avec les hybridations génétiques.
Rapprochons-nous des recherches et études menées depuis longtemps suggérant que les formes d’hybridation les plus courantes seraient très vraisemblablement un facteur dominant d’adaptation donc d’évolution. Ces études confirmeraient la prévalence des facteurs d’adaptation sur les facteurs de risque.
Autrement dit, la balance bénéfices – risques resterait positive.
L’hybridation génétique façonnerait tous les êtres vivants depuis les origines et leur aurait permis et leur permet toujours de s’adapter contrairement aux peuples « non-contactés », volontairement en marge du monde, qui ont disparus ou disparaissent très lentement par appauvrissement génétique.
Les hybrides les plus nombreux sur Terre seraient les Hommes modernes qui portent les informations génétiques d’une ancienne hybridation avec d’autres hominidés disparus comme l’Homme de Néandertal
l’alevinage ne peut remplacer complètement les mécanismes naturels de reproduction et d’équilibre écologique surtout dans les situations où l’environnement lui-même reste trop dégradé mais l’alevinage n’est ni un « cache-misère » ni « contre-nature » s’il est utilisé provisoirement pour renforcer une population déclinante dans un environnement plutôt sain.
Rappel : Protéger les Gaves et les migrateurs sont les 2 faces d’une même pièce indissociables et complémentaires.
Des objectif de conservation partagés par tous :
Des stratégies de conservation à mettre en oeuvre :
– privilégier, si possible, les alevinages de souches locales
De nouvelles stratégies de conservation sont maintenant privilégiées :
« Faut-il, pour autant, céder à l’alarmisme ? non, laissons cela aux marchands de peur et prophètes d’apocalypse qui ont besoin de postures maximalistes pour exister dans l’opinion ». (Sabrina Le Cam – biologiste)
L’alternative est impensable devant nos gaves que l’on nous envie : leur beauté, leur rareté et leurs migrateurs méritent le soutien total à leur possible repeuplement et à la protection de leur environnement.
Défendre l’alevinage et si possible, à partir de souches locales
en cohérence avec l’arrêt définitif des pêches professionnelle et amateur,
estuarienne et fluviale, aux filets et aux engins !
étape fondamentale d’une amélioration de la continuité écologique
1 – Le Bager d’Oloron :
Magnifique victoire de l’ACCOB avec l’abandon du projet de carrière au Bager …
(Cf. texte de Jean-Claude Dutter, Pdt.)
2 – Le retour du projet de carrière à Carresse -Cassaber :
Action engagée en octobre 2015 contre le Groupe Daniel
Extraits juridiques depuis Novembre 2023
♥ Verdict de la Cour d’Appel de Bordeaux : la Cour d’Appel annule les Arrêtés préfectoraux d’autorisation, donne raison aux requérants et condamne l’exploitation de la carrière
Juillet 2024
♥ Verdict final : le pourvoi en Conseil d’Etat du Groupe Daniel concernant la carrière de Carresse-Cassaber est rejeté.
Le Conseil d’Etat enterre définitivement le projet de carrière.
En conséquence, le jugement de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux de novembre 2023 s’applique entièrement et définitivement
2026
Après avoir perdu en Conseil d’Etat devant les requérants (Apqv, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 64, Searl Armentiu et 6 riverains), le Groupe Daniel tente de contourner sa défaite en utilisant une procédure simplifiée d’autorisation environnementale basée sur un nouveau projet de carrière avec de nouvelles voies d’accès sur la même commune où, soit dit en passant, 2 autres carrières ont déjà vu le jour !
Mai 2026
Le collectif EPV (En Plaine Vue : cf.page Facebook), demande instamment :
Une consultation du public est ouverte : elle porte sur la demande d’autorisation environnementale déposée par la société DPL Granulats Dragages du Pont de Lescar, filiale du Groupe DANIEL, en vue de l’exploitation d’une carrière à ciel ouvert de graves alluvionnaires, sur la commune de Carresse-Cassaber.
Cette consultation du public se déroulera du lundi 13 avril 2026 au lundi 13 juillet 2026, sur le registre dédié : www.registre-demateliarise.fr
Un grand merci à Marie-France Lacroix, adhérente et à nouveau fortement engagée contre ce nouveau projet du Groupe Daniel, de nous faire part, malheureusement, de l’ambiance délétère qui règne sur place entre les différentes parties.
Espérons que ce climat ne soit pas préjudiciable à l’implication de Mr Saphores Sébastien, nouveau Maire de Carresse-Cassaber qui dans son courrier à Mr le Préfet émet un avis défavorable, dans l’état actuel du projet.
Gageons que cette situation ne soit qu’un 1er round d’observation défensive avant de mettre en oeuvre une démarche commune et solidaire … dont l’objectif reste encore néanmoins à définir.
Les associations « En Plaine Vue » et APQV (Association Pour la Qualité de Vie) sont dores et déjà mobilisées.
A suivre …
……………………………….
présenté par Pierre BERNARD, président
Le rapport financier est approuvé à l’unanimité
……………………………….
Le peu d’affluence en ce beau week-end de Pentecôte fut très largement compensé par la richesse des questions et la grande qualité des débats. Encore merci à tous les participants.
L’Assemblée générale est close
Publié le : 10 mai 2026

Madame, Monsieur et cher(e)s adhérent(e)s,
C’est avec plaisir que nous vous invitons à participer à l’Assemblée Générale de l’Association Salmo Tierra – Salva Tierra qui se tiendra :
Samedi 23 mai 2026 à 10h00
à
Mairie de Navarrenx – Salle RdC
Ordre du jour :
– Election du nouveau Conseil d’Administration
– Rapport moral et d’activité 2025
– Rapport financier 2025
– Actions en cours et projets
– Problématique des migrateurs
– Questions diverses
Nous comptons sur votre présence et surtout n’hésitez pas à diffuser cette invitation.
Merci de votre participation.
Bien cordialement
Pour l’association,
Pierre BERNARD, président
Publié le : 29 avril 2026

CF : « les questions essentielles qui seront abordées »