Rappel : extrait des « Actions engagées » dans la rubrique « Migrateurs » de notre site web
22 mai 2023 :
– Le T.A. de Pau ordonne la fin des filets dans le port de Bayonne : « L’Arrêté du 31 juillet 2020 des préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes portant modification de l’article 26 du Règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêches dans les limites administratives de celui-ci par un nouvel article 26.3 est annulé ».
– En accord avec la préfecture, la direction des Affaires Maritimes fait appel et le Conseil Régional modifie à nouveau le Règlement particulier du port de Bayonne
5 juillet 2023 :
– Un nouvel Arrêté préfectoral ré-autorise la pêche dans le port de Bayonne
Septembre 2023 :
– Les associations requérantes poursuivent : face à ce nouveau déni de justice, l’Aappma d’Oloron, la Fd 64, Salmo Tierra – Salva Tierra et la Sepanso 64 déposent un nouveau Recours devant le Tribunal Administratif de Pau et demandent une indemnité de 26 millions d’euros au titre du préjudice causé par la pêche illégale aux filets dans le port de Bayonne.
04 juillet 2024 :
– Mémoire en défense des associations requérantes demandant l’annulation de l’Arrêté modifiant le Règlement Intérieur particulier du port de Bayonne
12 mars 2025 :
– Par une Requête et un mémoire des 24 juillet 2023 et 12 mars 2025, le ministère demande à la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux d’annuler le jugement du T.A de Pau du 22 mai 2023
02 décembre 2025 :
– le jugement du 22 mai 2023 est annulé en Cour d’Appel de Bordeaux qui valide donc la modification du Règlement Intérieur particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêches dans les limites administratives de celui-ci.
Début 2026 :
Les associations partenaires engagées (Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 40 et 64) attendent alors l’avis de leurs avocats M°Ruffié et M°Lecuyer avocat spécialisé en Cassation et Conseil d’Etat pour envisager ou non un Recours devant le Conseil d’Etat contre la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne.
Comme convenu, M°Lecuyer a procédé à l’examen de l’Arrêt rendu par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 02 décembre 2025. Ses conclusions se sont malheureusement révélées peu optimistes. La seule raison qui pourrait le cas échéant militer en faveur de la poursuite du pourvoi est l’absence de toute décision du Conseil d’Etat sur un tel cas de figure. Mais en pure logique juridique, il craint toutefois que cet Arrêt du 02 décembre 2025 n’échappe à la critique.
Selon notre avocat M°Ruffié, la fenêtre est étroite mais la matière est nouvelle. Ce Recours conditionne aussi deux autres procédures en cours dont une indemnitaire devant le TA et la CAA.
Notre avocat M°Ruffié est donc partisan d’un pourvoi.
Précisions : Le Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif (dont nous dépendons)et la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Leur rôle n’est pas de rejuger entièrement les affaires mais de vérifier que l’application et l’interprétation qui ont été faites de la loi et donc que les décisions de justice soient conformes aux règles de fond et de forme.
Le délai pour déposer un éventuel mémoire complémentaire expirant le 30 avril prochain, il convenait, par conséquent, de s’engager ou non avant le 15 avril.
Le 14 avril, les associations requérantes Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 40 et 64 décident, malgré de grandes incertitudes, de poursuivre en Conseil d’Etat pour plusieurs raisons dont celles ci-dessous de Salmo Tierra – Salva Tierra :
Supprimer les filets est l’objectif primordial qui a présidé à la création de notre association
Soutenir, autant que faire se peut, une finalisation des actions
Privilégier les engagements à long terme en partenariat
Poursuivre un combat inachevé qui dure depuis plus de 8 ans
Redoubler d’efforts avant que la fin du match ne soit sifflée
Se battre jusqu’au bout des recours possibles afin de ne jamais regretter
Edito 25 : Entre incohérence politico-administrative et technicité biaisée du COGEPOMI – mars 2026
Bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !
Pour faire suite à nos interrogations de début d’année concernant certains points laissés en attente fin 2025 par le Cogepomi qui vient de se réunir :
– La pêche du saumon tant professionnelle que de loisir est à nouveau interdite en 2026 avec à nouveau indemnisation des pilleurs professionnels du port de Bayonne mais aucune indemnisation pour tous les commerces et services qui ferment ou sont fortement impactés.
– Malgré une demande d’harmonisation de la pêche de l’alose en 2ème catégorie, elle reste autorisée dans les Landes mais pas dans les Pyrénées Atlantiques où sévit, comme on peut en juger, une pertinence préfectorale de haut vol.
Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !
– Merci à l’OFB et à l’INRAE ( InstitutNational de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement ) de nous éclairer sur la question de l’alevinage qui serait contre-nature et sans résultats probants ….. mais, bien évidemment, sans retour des nombreuses expérimentations scientifiques menées dans les pays concernés.
Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !
– Afin d’apporter au débat des éléments de synthèse d’études (bien choisies) concernant la question de l’alevinage, le Cogepomi crée une commission (comme par hasard) qui se qualifie de technique (bien sûr) pour donner son avis à la présidente de la prochaine séance qui appliquera, selon ses dires, la décision de cette commission.
Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !
C’est l’impérieuse nécessité de changer de cap, d’époque et d’abandonner la réunionite aigüe en recherche d’impossible consensus au profit d’engagements et d’actions judiciaires qui a présidé à la création de Salmo Tierra – Salva Tierra en 2015.C’est notre ADN !
Bien sûr, tous les combats ne sont pas gagnants mais très rarement perdus définitivement.
Néanmoins, le constat s’impose de l’efficacité de cette démarche qui demande temps, présence et pugnacité.
Après 10 ans d’existence, Salmo Tierra – Salva Tierra, est devenue une association reconnue comme une référence dans le tissu associatif local, engagée avec différents partenaires et principalement : AAPPMAs, ACCOB, DMA, FD, SEPANSOs
Salmo Tierra – Salva Tierra reste et restera très active dans ses combats pour la protection des migrateurs et des gaves quand bien même, comme toute association, elle peut traverser des périodes de doutes et de questionnements, souvent porteurs de rebond vital comme en 2025
A l’AG Extraordinaire du 13/12/2025, Salmo Tierra – Salva Tierra, à la croisée des chemins, a très largement décidé de :
ne pas disparaitre au profit d’une idée de fondation, personnelle et incertaine proposée par notre ex-président démissionnaire
de poursuivre ses engagements et actions en partenariat
(Cf. publication du 19 décembre 2025)
Une AG Ordinaire se tiendra, comme d’habitude, au cours du 1er semestre afin de présenter les rapports moral et financier 2025
Cette AGO devra également valider les nouveaux administrateurs du Conseil d’administration qui présentera son nouveau président.
La situation actuelle particulièrement difficile concernant les migrateurs ne doit surtout pas nous faire baisser les bras ! Au contraire, cette période déstabilisante et incertaine peut créer des lassitudes chez nos « adversaires »et offrir des opportunités.
Battons-nous ! jusqu’au dernier filet et jusqu’à la dernière problématique de continuité écologique.
Ce sont et seront nos 2 objectifs en 2026 : protection des migrateurs et des gaves.
En ce début 2026, nous sommes principalement tous dans l’attente du CR de la dernière réunion de l’illustre et pertinentCogepomi espérant avoir des informations, des réponses à plusieurs points de l’ « Accord » du 17 décembre 2024et au mieux des perspectives après une année de fermeture totale de la pêche du saumon. A suivre très bientôt …
Encore merci à vous, à tous les adhérents, à toutes les associations partenaires, aux défenseurs de l’environnement et de la biodiversité, aux pêcheurs et aux personnes qui, se reconnaissant dans notre combat qu’ils savent désintéressé et bénévole et partageant nos préoccupations, nous ont soutenus et encouragés.
Mais nous avons encore besoin de vous afin de poursuivre ensemble les actions en cours et en développer de nouvelles entre autres judiciaires dans le cadre de nos objectifs associatifs
Alors merci d’adhérer, de renouveler votre adhésion ou de faire un don
Le 17/10/2015, il y a 10ans l’association SALMO– SALVA TIERRA était déclarée au journal officiel RNA : W64200039, avec pour objectifs :
Rétablir la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin de l’Adour et sur l’ensemble des autres bassins versants de la façade atlantique.
Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour.
Pendant dix ans nous fûmes de tous les combats et sur tous les fronts :
Actions juridiques,
Manifestations de défense,
Présence médiatiques (journaux, reportages médiatiques y compris audiovisuels).
Nous avons été une source d’inspiration dans nos différents partenariats et un modèle à suivre pour beaucoup d’associations de défense de l’environnement.
Le temps passant, l’association malgré ses succès et à contrario de sa notoriété a vu ses adhérents se réduire comme peau de chagrin, de même que son CA se réduire à 3 membres avec un président seul membre actif sur le terrain.
De facto l’association SALMO– SALVA TIERRA est devenue une coquille vide, sans supplément d’âmes capable de la revitaliser.
C’est pour cette raison et quelques autres que nous aborderons en CA extraordinaire (les convocations vont suivre) l’avenir de l’association.
Pour ma part, je souhaite sa dissolution pour repartir sur d’autres projets comme la création d’une fondation.
Cet EDITO conclut une année 2023 difficile pour notre Association.
Nous avons perdu un ami avec la disparition de Jean-Claude Chavaillon.
Notre Conseil d’Administration a été confronté à la difficulté de renouveler une grande partie de ses administrateurs, alors même que le nombre d’adhérents reste stable et que notre notoriété et notre influence font de nous un acteur majeur de la défense et de la protection de nos Gaves et de leurs populations de poissons migrateurs.
En coopération étroite avec l’AAPPMA du Gave d’Oloron où siègent deux de nos représentants et avec la SEPANSO 64 à laquelle nous adhérons (notre président est au CA), nous avons gagné (malgré la multiplication des recours) toutes nos actions juridiques. Récapitulons succinctement :
PLAGEPOMI (action collective avec DMA)
PORT DE BAYONNE (AAPPMA OLORON, SALMO, SEPANSO64)
CARRIERE DANIEL CARRESSE (action collective avec SALMO et la SEPANSO 64)
MICROCENTRALE GABARRET (en cours avec FD64, PPHBE, Pyrénées Re-belles, SALMO et SEPANSO 64)
GAVE D’OSSAU (en cours avec SALMO ET SEPANSO 64)
ARRETES DE PECHE PREFETS 40 ET 64 (collectif associatif)
Pour 2024, nous allons poursuivre et intensifier nos actions pour protéger nos Gaves des multiples agressions qu’ils subissent. Pour autant, la volonté et l’engagement de quelques-uns ne saurait pallier l’indifférence ou l’opportunisme du plus grand nombre.
La protection de notre environnement est une priorité, elle appelle la promotion d’un patrimoine nature d’une richesse exceptionnelle par sa diversité et son histoire.
Elle est l’affaire de tous et d’abord de ceux qui veulent pour eux et leurs familles, un espace de vie, de travail et de loisirs en adéquation avec leurs aspirations à vivre en harmonie dans une communauté où chacun trouve sa place et peut s’épanouir.
La pêche sportive des poissons migrateurs (saumons, aloses, truites de mer) peut à elle seule revitaliser nos Gaves, booster l’économie de nos vallées pour en faire une destination mondiale eu égard à la qualité exceptionnelle de cet environnement.
2023 fut une année catastrophique pour la pêche sportive du saumon. Nos experts autoproclamés, pensionnés d’une écologie de bureau, virtuoses du tableur Excel et consommateurs d’une littérature halieutique « fastfood » ont été chercher chez leurs pairs, de colloques gastronomiques en cénacles d’initiés, des réponses à ce désastre.
Incapables de le prévoir, accablés et surpris par son ampleur et ne pouvant plus le taire, nos passionnés de l’écologie à 35H, météorologistes du changement climatique s’inquiètent pour leur pitance et leur prébende. Ils sont bien les seuls avec nos pirates de l’estuaire à vivre du saumon. Ils guettent avec inquiétude la nouvelle année et se proposent au cas probable de sa quasi disparition, de devenir les vigies appointées sinon stipendiées du dernier saumon, devenu le panda de nos gaves.
Pour 2024, les arrêtés de pêche sont parus (40 et 64) et nous allons les contester. La mise en œuvre du nouveau PLAGEPOMI est en stand-by et de facto rend caduque le COGEPOMI qui sans texte de référence ne peut justifier ses propositions en terme de gestion des migrateurs (saumons, aloses, lamproies, truites de mer, anguilles). Propositions depuis toujours iniques et calamiteuses.
Que d’argent public gaspillé pour en arriver là ! Il en est ainsi quand l’incompétence se marie au cynisme avec comme seul objectif de se goinfrer d’une manne financière sans contrôle, laissée à la seule appréciation de nos calamiteux.
La composition de ce comité Théodule au service de la pêche professionnelle est une aberration ; une de plus direz-vous ! Dans une société où la compétence et l’Etat de Droit ne sont plus que des fictions au service d’intérêts privés coalisés avec certaines administrations et ministères, la mise en coupe réglée de nos gaves est devenue le nouvel horizon, le Far-West des prédateurs en tous genres.
Les garde-fous ont sauté :
Les centrales hydroélectriques n’ont plus besoin d’être fondées en droit. Il en est ainsi de la centrale d’Auterrive mise en œuvre à partir d’un faux en écriture et dont les promoteurs demandent sa régularisation.
Le préfet du 64 et le groupe Daniel subvertissent les décisions de justice. Ils multiplient les recours alors même qu’ils ont perdu tous les procès sur la plaine de Carresse. Enragés, notre hobereau et notre proconsul aux affaires indigènes vont en Conseil d’Etat. En attendant, ils menacent et intimident leurs opposants dont nous sommes, procès en diffamation à la clé.
L’accaparement de l’eau de nos rivières par l’agriculture industrielle du maïs est devenu le ticket gagnant, le PASS NAVIGO des pompages jour et nuit et à tout va en période d’étiage. Il s’impose comme la toile de fond de la mise au pas de nos campagnes et des derniers vrais agriculteurs. Les Porsches vont pouvoir sortir des granges où elles sont planquées.
Dans ce contexte calamiteux, il faut se réjouir de voir tous les protagonistes de la pêche, Fédération en tête, AAPPMA et les associations emblématiques du 64 mais aussi du 40 faire cause commune :
Interpellations des autorités régionales et ministérielles,
Contestations de toutes décisions nuisibles portant atteintes à l’environnement et à la qualité biogénétique de nos cours d’eau,
Création à terme d’un pool juridique commun et partage de compétences,
Remise en question de la composition et de l’expertise du COGEPOMI avec à terme son rééquilibrage.
Interrogations et inquiétudes sur la communication, les missions et le fonctionnement de MIGRADOUR.
Notre objectif prioritaire:
Arrêt de la pêche professionnelle fluviale et estuarienne sur l’Adour et les Nives et interdiction de la pêche prétendument amateur aux filets et aux engins
La raison et le droit l’emportent et c’est tout à l’honneur du Tribunal Administratif de Pau qui n’a pas suivi les conclusions pour le moins erratiques du rapporteur.
En date du 22 mai 2023 le T.A. annule le bidouillage du règlement du Port de Bayonne autorisant la pêche aux filets dérivants dans son enceinte. Ce nouveau règlement que nous considérons comme subversif de l’Etat de Droit, fut avalisé par des Arrêtés préfectoraux du 64 et du 40.
Comme l’alose ou la lamproie, le saumon est sur la liste rouge des espèces menacées. D’une espèce décrite comme vulnérable il y a peu, il doit être considéré en voie de disparition au regard de l’effondrement des stocks constatés en 2022 et plus encore en ce début de saison 2023.
Sans rentrer dans le détail technique et l’argumentation juridique qui fondent la décision du T.A. de PAU, Il résulte d’un document de données compilées par MIGRADOUR que la pêche professionnelle concerne 83 % de toutes les déclarations de captures maritimes et fluviales. Surtout celles effectuées dans les limites administratives du Port de Bayonne, sans aucuns contrôles y compris sanitaires et nous en verrons bientôt les conséquences.
Le saumon n’existera bientôt plus qu’à l’état endémique. Il est opportun de rappeler la nécessité de quantifier précisément le nombre de poissons prélevés, de déterminer non pas de manière empirique et au doigt mouillé, le degré d’atteinte à l’espèce.
Le jugement rappelle que toute activité de pêche des poissons migrateurs est conditionnée par le PLAGEPOMI, lequel a été annulé le 27-03-2023 au T.A. de Bordeaux et pour cause : un fatras de constats biaisés, de compilations d’études ad hoc, voulant justifier et pérenniser la gabegie de la gestion en cours, sans architecture et calendrier de régulation, de mesure de restauration, devant permettre le suivi et le contrôle des prélèvements effectués par les professionnels fluviaux et maritimes.
Le COGEPOMI aurait du interdire pour des raisons sanitaires et de préservation des migrateurs, la pêche au saumon atlantique dans les limites administratives du Port de Bayonne où s’effectuent 80% des prises.
Le Tribunal administratif ne s’est pas laissé embobiner et ce faisant n’a pas suivi la conclusion du rapporteur.
Me Ruffié qui nous représentait a conclu ainsi l’audience du 4 mai 2023. citons le au delà du texte et dans l’esprit…..
Ce n’est pas un simple arrêté de police du port dont il s’est agi. Il a été rédigé pour annuler une décision de justice. Les protagonistes dont les représentants de l’Etat dans leur toute puissance et assurés de leur impunité ont voulu légiférer.
Nous rappelons, l’indépendance des législations (police/environnement) et leurs limites. Cet arrêté a été voulu et pensé comme une autorisation de pêche….. qu’il n’est pas …..point !
PS :
Sans les efforts des pêcheurs sportifs et leur engagement bénévole pour créer et gérer les écloseries de saumon au détour des années 1980, il n’y aurait plus de saumons dans le Gave d’Oloron sauf de manière anecdotique. La disparition inéluctable à court et moyen terme de la pêche professionnelle qui est une pêche de prédation, devrait comme en Norvège et très récemment en Suède s’accompagner de l’émergence d’une pêche sportive, lucrative, génératrice en terme d’accueil et d’habitat, de dizaines d’emplois dans des vallées en déshérence désertées faute de travail et d’attractivité par leurs habitants.
Le cadre exceptionnel du Gave d’Oloron, sa proximité avec l’Océan Atlantique, les Pyrénées et l’Espagne en font un atout majeur du renouveau touristique de la région. Ici, il n’est pas question de subventions, ni d’aides d’aucune sorte, le bouche à oreille au niveau mondial le référencie déjà dans le perspective de l’arrêt de la pêche professionnelle comme le spot d’avenir, dans un environnement exceptionnel où on peut faire venir sa famille et s’y établir.
Un norvégien de mes amis, un soir mélancolique où il devait regagner Oslo, dans une rare confidence nous confie : « le jour où la gestion de ce joyau qu’est le Gave d’Oloron cessera d’être désastreuse et j’ose dire irrespectueuse, ce gave par son éclat et sa magnificence, fera pâlir l’étoile des autres destinations de pêche sportive « .
Dans ces semaines qui précèdent Noël au 8éme jour du calendrier de l’avent, nous tenons à saluer et à remercier tous ceux et ils sont nombreux, qui tout au long de ces sept dernières années, nous ont apporté leur concours et leur soutien.
En faisant le point rétrospectivement sur nos actions passées et en cours, il doit vous apparaître que nous sommes confrontés aux prédateurs de tous poils qui polluent, pillent et détruisent nos fleuves et rivières, nos gaves bien-aimés. C’est le combat de David contre Goliath avec en arrière plan le Moloch administratif tout à sa bouffissure et à sa suffisance.
Du port de BAYONNE au projet de Microcentrale sur LE GABARRET, sur fond de conflit d’intérêt, de petites et grandes magouilles, nous luttons, manifestons, poursuivons en justice pour interdire à CARRESSE CASSABER une carrière, dénoncer à HAUTERIVE un faux en écriture, les braconnages et pêches illégales, la remise en question par le préfet du 64 des décisions du T.A., etc …..
Ces combats concomitants sont exténuants. ils sont ceux de quelques-uns, dans un engagement total pour le bénéfice du plus grand nombre.
Le décompte de nos adhérents et leur soutien ne doit pas faire illusion. Nous avons besoin du concours et des compétences des plus motivés d’entre vous.
Nous gardons espoir en la jeunesse et sa capacité d’engagement pour préparer l’avenir et pour offrir aux futures générations un espace aimable et préservé où l’on respire l’harmonie et le bonheur de vivre près de chez soi.
Venez étayer de votre présence nos luttes et nos combats. Nous avons besoin de vous.
L’eau est une denrée précieuse qui suscite toutes les convoitises et s’accompagne de son cortège de vilenies. Le saumon qui habite nos gaves en est le témoin.
Ce saumon pourrait et devrait être par son abondance et sa préservation la promesse d’un renouveau économique autour de la pêche sportive dans nos si belles vallées.
Nous allons mettre à profit les deux mois à venir pour faire une pause jusqu’à la prochaine AG qui devrait se tenir en février 2023.
Dans le respect de nos adhérents et dans l’expectative où nous nous trouvons quant à notre avenir, le CA décide en date du 5 décembre 2022, à l’unanimité de ses membres, la suspension (provisoire ?) des adhésions 2023.
Il est à peine 10 heure du matin en cette fin août et la température avoisine les 37 degrés Celsius. Sur la route de Salies de Béarn les voiture roulent au pas pour se rafraichir en profitant du déluge d’eau qui éclabousse la route venant des rampes d’arrosage qui parcourent les champs de maïs nuits et jours depuis juillet.
Le Gave d’Oloron, le Saison sont des rus et le Saleys est à sec. On continue d’arroser alors que la récolte est en partie foutue. C’est normal, le maïs c’est d’abord des subventions et l’eau pompée sauvagement est gratuite ! La vraie moisson c’est la manne financière de la PAC et les aides diverses et variées pour aléas climatiques.
Les usiniers pleurnichent, il n’ya plus assez d’eau pour faire tourner les turbines. La rente est menacée ! Les maïsiculteurs rigolent et se foutent de leurs gueules. « L’avenir c’est les panneaux photovoltaïques chinois estampillés écolos ! regardez nos granges, ce sont les miroirs de la connerie universelle ! on touche du « blé » de tous les côtés, subventions, Agence de l’Eau, Conseil Régional, Conseil Départemental, etc.. L’eau c’est nous. Si è capito !
Cette fin d’été mobilise nos clercs et pseudo experts de l’église médiatique. Dans leurs habits de lumière, nos bedeaux de service, dans leur numéro de Monsieur Loyal de l’info s’invitent à nos tables et dans nos têtes au nom de la vraie foi, manière de nous sermonner, nous biberonner de leurs conseils merdiques sur la canicule, l’inflation, les pénuries et la guerre en Ukraine.
Nous sommes invités à vider les piscines, laisser crever les pelouses, à prendre une douche par semaine, à ne pas tirer la chasse d’eau des chiottes et à reporter à l’année prochaine nos lessives ! On nous invite avec un voix doucereuse, celle que l’on utilise quant on parle aux enfants ou aux demeurés, au calme, à la tempérance, à l’acceptation.
Dans cet horizon de désespérance « A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.(George Orwell) » nous refusons la soumission et le renoncement ! Nous devons à nos enfants et aux générations futures de leur transmettre un espace de vie de qualité, préservé de la destruction, de la pollution et du pillage.
Avec le départ annoncé à Tahiti de Éric Spitzpréfet du 64 pour service rendu, proconsul de nos terres indigènes qui sévit dans notre département depuis le 30 janvier 2019 (3 ans, 8 mois et 20 jours) nous allons changé d’interlocuteur mais pas de politique !
Loin des écolos de salon tout à leur couardise, qui parlent en notre nom et qui hantent en habits du dimanche les rédactions et les plateaux télés, nous investirons le terrain, la place publique et si nécessaire les tribunaux pour défendre nos territoires, nos habitats et notre qualité de vie.
Venez nous rejoindre nombreux…et déterminés ! nos prochaines actions n’auront pas l’allure d’aimables kermesses sensées nous rendre fréquentables !
« La Grande Bacchanale » de Nicolas Poussin (1594-1665)
L’ESPRIT DU VIN
LE RETOUR AUX SOURCES OU LA METAPHORE DU SAUMON
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Nous luttons avec détermination pour préserver l’avenir de nos enfants
et ce à partir d’une question éminemment politique « Que veut dire vivre ensemble ? »
Hélas, cet idéal du vivre ensemble dans l’harmonie d’un territoire
n’est plus celui de notre époque.
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Nous étions quelques-uns à fêter la nouvelle année sans considérations déplacées de sobriété alors que nous fêtions Bacchus.
Loin du rideau de fumée de la Covid et de sa rengaine hygiéniste, nous abordâmes nos préoccupations du moment à l’aube d’une année présidentielle chargée d’incertitudes.
Les litanies habituelles faisaient le tour de table. Nos amis européens écoutaient stupéfaits, la ronde des vilenies auxquelles nous étions confrontés, conjuguant le pillage des poissons migrateurs, saumons, pibales, aloses, lamproies, aux pollutions pour l’essentiel agricoles, aux prélèvements abusifs d’eau en période d’étiage, au turbinage à tout va de nos hydro-électriciens largement subventionnés et nouvellement convertis aux « énergies vertes », le tout dans l’indifférence générale et le cynisme prédateur.
Ils confirmèrent notre constat, ayant au fil des ans assistés, tristes et atterrés, à notre déclassement en terme de qualité de vie, de gouvernance et de respect environnemental. Il fut question de tiers-mondialisation de notre pays.
Une discussion s’ensuivie et l’accord se fit pour dénoncer les bobards de nos bobos salonards et marquis ministériels, écologiquement corrects, lancés dans un concours Lépine de propositions plus absurdes et démagogiques les unes que les autres.
Il nous est apparu que le pompon de la connerie revenait de droit à l’écologie politique, parisienne et universitaire pour qui la ruralité est affaire de ploucs ignorants et empuantis.
Pour singer nos élites décaties nous cherchâmes au détour d’un rhum japonais aux arômes inouïs, un axe fédérateur, pragmatique, apte à nous enthousiasmer, nous, les roturiers du Pays de Cocagne.
Dans le charivari qui s’ensuivi, dans la cohue des propositions diverses, des anathèmes, des promesses de révolution, il nous est apparu que notre convention citoyenne de circonstance, avec ses brissotins et ses montagnards était incapable de s’accorder sur un constat et sur un projet politique.
Un de nos amis, poète de nos rivières et chasseur à l’occasion, inspiré par la dive bouteille, nous servi pour nous départager, la parabole du pâté d’alouette.
La recette est bien connu des hommes politiques nous dit-il. Elle consiste à mettre en avant le caractère secondaire d’une institution, d’une loi ou d’une proposition afin de les présenter sous leurs meilleurs profils.
Il poursuivit : le but et vous l’avez compris et expérimenté à vos dépends, étant de maquiller, de minimiser ou encore de faire oublier la caractéristique dominante, néfaste ou liberticide de la loi, de l’institution. Cette mise en évidence faite toujours de manière fallacieuse, relève du plus pur machiavélisme.
Oups ! le moment de la digestion était venue mais pas celui de l’endormissement. Il nous fallu trancher, trier entre des propositions mille fois rabâchées, ressassées et des sous-jacents techniquement plus difficiles à aborder mais pas moins importants. Ainsi fut fait. Nous nous accordâmes sur trois thématiques et un rappel plus général :
1) Les Agences de l’Eau sont au nombre de six en France chargées de la lutte contre la pollution et de la protection des milieux aquatiques. C’est la façade tronquée, falsifiée et mensongère à la Potemkine de la protection de l’environnement.
Elles furent crées pour exercer une mission d’intérêt général autre qu’industrielle et commerciale, précisément définie, sous le contrôle de l’État ou d’une collectivité territoriale.
Le principe du pollueur payeur qui les a fondé en 1964 n’a jamais cessé d’être une fiction comme le fonctionnement prétendument démocratique de ces agences.
Dans les faits elles sont aux mains des élus qui sont en situation d’irresponsabilité. Les collectivités qu’ils dirigent ne paient pas elles-mêmes les redevances alors qu’elles reçoivent les aides des Agences de l’Eau.
Ces aides sont considérées comme un service rendu et on a fait glisser les redevances, avec les charges d’assainissement, dans les factures d’eau payées par les usagers. Au final, les usagers domestiques payent donc plus de 80% des redevances alors qu’ils ne sont pas aidés directement. En revanche, plus de 70% des aides vont aux services collectifs dirigés par les élus.
Ces élus pour la plupart ruraux sont très proches des gros lobbies (agricoles, hydro-électriciens, industriels), qui sont à la manœuvre et pour qui l’eau est une matière première comme une autre.
Ils considèrent normal que les usagers, ces cochons de payeurs, paient pour eux et ce bien au-delà de leurs consommations personnelles, en demandant de manière compulsive et pavlovienne, la réévaluation à la hausse des redevances et les taxes dont ces derniers s’acquittent.
Pour couronner le tout, cerise sur le magot, la présence des représentants des usagers dans l’institution devait et ils s’y employèrent avec brio, rester anecdotique, simple caution démocratique d’une fiction et d’une farce représentative.
Sans contre-pouvoirs et dans un entre-soi de notables et de ronds de cuir fessus, ces élus et représentants divers des administrations et lobbies s’autorisent à gérer en toute puissance, les prélèvement d’eau, le turbinage, les études et expertises de circonstances et la manne financière dont ils sont les destinataires.
Ces agences nous assurent que les choses s’améliorent, qu’il y a un sentiment de mieux. Le grand remplacement des saumons par les chevesnes, des truites par les barbeaux, des derniers esturgeons (il en reste ?) par les silures relèverait du phantasme et du complotisme.
Nous constatons un peu plus chaque année, l’émergence de nouvelles féodalités, s’appropriant le bien commun, faisant fi de l’égalité devant la loi, qu’il s’agisse de s’approprier l’eau et/ou les terres, polluant à tout va, défigurant nos paysages, engrangeant les bénéfices de leurs méfaits en laissant à la collectivité et aux générations futures le soin d’en gérer les conséquences.
Il en est ainsi de l’environnement. Cela deviendra une affaire d’état concernant les pollutions agricoles dont on tait les conséquences désastreuses sur la santé publique.
Au vu de cette situation et de l’inanité sur ces sujets primordiaux du fonctionnement des Agences de l’Eau, on peut et on doit envisager une action de groupe contre le paiement indu des redevances dans nos factures d’eau. Il est légitime que comme citoyens nous estimions être grugés.
Nous demandons, nous exigeons une refondation des Agences de l’Eau au bénéfice des usagers qui en sont les principaux contributeurs, et ce pour mettre enfin en œuvre de vrais politiques de dépollution, de préservation, de restauration des milieux et de leur reconquête.
2) L’hydroélectricité qui bétonne nos Gaves et les transforme en bassines étagées en escaliers, façon rizières asiatiques.
En présentant son plan « France 2030 », le président de la République a annoncé la construction en France de SMR, petits réacteurs modulaires nucléaires fiables, sécurisés et faciles à fabriquer. Ayantune durée de vie de 60 ans, les SMR offriront des applications variées.
Ces petits réacteurs vont remplacer dans la décennie à venir, partout dans le monde, les centrales électriques thermiques et les micros-centrales hydrauliques vertes et écologiques que de nom, perturbatrices de la biodiversité et de la continuité écologique, bétonnant nos rivières, entravant ses flux d’écoulements, devenant en cela des pièges à pollutions et à sédiments.
Dans l’anticipation de cette évolution inéluctable à moyen terme, où il en sera fini de la rente financière pour leurs promoteurs et les mairies.
Nous demandons, nous exigeons l’arrêt immédiat de la construction de microcentrales hydrauliques sur nos gaves et rivières déjà équipés à saturation. Nous exigeons l’arrêt des subventions pour une production électrique qui reste anecdotique et le démantèlement de toutes les micros-centrales existantes d’ici 2035 aux frais de leurs promoteurs.
3) L’agriculture industrielle capitalistique et mondialisée qui pollue, empoisonne et dévaste nos territoires et nos fleuves et rivières
Près d’un hectare sur trois du maïs grain français est cultivé en Nouvelle-Aquitaine. Avec une superficie de 427.780 ha, la région se situe au premier rang national de cette production.
Un champ de maïs consomme au total 5750 m3 par hectare dont la moitié en période d’étiage des cours d’eau. En 1939, le maïs ne représentait dans le pays que 300.000 hectares de cultures. Aujourd’hui, il couvre plus de 3 millions d’hectares en France.
En 2017, 23.260 exploitants cultivent du maïs. En 2022, sur plus de 6.000.000 d’habitants qui vivent en Nouvelle Aquitaine, les maïsiculteurs ne représentent que 0,3% de la population.
Largement subventionnée par la Politique Agricole Commune, qui encourage l’ irrigation, on peut se poser la question de l’utilité de cette culture. A quoi sert tout ce maïs ?
70% des cultures servent à nourrir les animaux. La France est le 1er producteur européen et le 1er exportateur mondial de maïs semence, qui est la principale source de pollution des terres et des eaux sur le bassin de l’Adour.
Il en est ainsi de l’utilisation massive d’engrais minéraux (multipliée par dix depuis 1960), des pesticides (dont les ventes sont passées en une cinquantaine d’années d’un milliard de dollars par an à 35 milliards), des polluants liés à l’élevage que l’on retrouve dans les épandages (matières organiques mais aussi antibiotiques, vaccins et autres hormones de croissance dont les résidus finissent dans les milieux aquatiques).
Quant au baratin sur les pauvres paysans (fantômes du passé n’existant plus qu’à l’état endémique !) qui nous nourrissent et paysagent nos contrées, c’est à mourir de rire !
Nous demandons, nous exigeons l’interdiction de tous drainages directes dans les cours d’eau, de l’irrigation massive et incontrôlée en période d’étiage, de la création de bassines aux frais de la collectivité, de la pollution et de l’empoisonnement de nos eaux.
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Enfin et cela fera l’objet de commentaires et d’éditos ultérieurs :
L’arrêt de toute pêche professionnelle fluviale et estuarienne des poissons migrateurs avec l’interdiction de leur commercialisation.
Le développement de la pêche sportive comme axe principal du développement touristique du bassin de l’Adour.
le Gave d’Oloron est tout simplement et nous citons, « l’une des plus belles et plus riches rivières de la planète. Peu importe la gestion, voire même les atteintes qu’elle a subi et qu’elle subit encore, ce Gave reste un seigneur.. »
Ce Gave mérite tout notre respect et toute notre attention. Nous combattons pacifiquement et démocratiquement pour qu’il retrouve sa splendeur et nous n’acceptons pas qu’il soit souillé, pillé et déclassé.
Rien n’est fait de manière sérieuse pour le protéger des pollutions et exploitations diverses (eau, matériaux, migrateurs). Sur une terre colonisée par l’argent facile et les rentes financières, nous sommes déterminés à le défendre et offrir ainsi un avenir et un cadre de vie à nos enfants.
SCANDALE ENVIRONNEMENTAL DANS LA PLAINE
DE CARRESSE-CASSABER
Le 20 octobre 2021, dans l’affaire relative à l’Arrêté complémentaire n° 12 330/2021/002 du 26/01/2021 et au premier Arrêté du 02/06/2016 N° 12330/2016/011 concernant l’exploitation de la carrière à ciel ouvert de graves alluvionnaires sur la commune de CARRESSSE-CASSABER, par la société DANIEL-DRAGAGE DU PONT DE LESCAR
qui oppose les requérants, à savoir :
LA SEPANSO 64,
SALMO TIERRA-SALVA TIERRA,
L’APQV,
LES ASSOCIATIONS ET SOCIETES DE RIVERAINS ,
AU
AU PREFET DES PYRENEES-ATLANTIQUES,
Le tribunal administratif de Pau a siégé. Il convient de remarquer que c’est la première fois qu’une audience est diligentée en 5 ans. Il est vrai que les services de l’Etat ont pris le temps pour étayer sur ordre du Préfet un dossier scandaleusement partisan, a contrario de l’avis défavorable du commissaire enquêteur.
« Le commissaire enquêteur a la responsabilité de conduire, de manière impartiale, l’enquête publique nécessaire à la réalisation de projets ou l’approbation de plans ou programmes ayant un impact sur l’environnement (installations classées pour la protection de l’environnement, eau et milieux aquatiques, etc. »
L’audience à a duré plus près de deux heures. Pendant les 3/4 de ce temps le rapporteur public acquis à la cause de la préfecture du 64, nous a endormi.
Il a sorti de son cartable juridique dédié aux causes indéfendables, un fatras de références plus absconses les unes que les autres. Au final, le doute s’est s’installé concernant l’instruction de cette affaire.
« Le rapporteur public, ainsi que le prévoient les dispositions de l’article L. 7 du code de justice administrative, est un membre de la juridiction qui « expose publiquement, et en toute indépendance, son opinion sur les questions que présentent à juger les requêtes et sur les solutions qu’elles appellent. » N’étant pas une des parties au procès, il intervient à l’audience à la fin de l’instruction et propose une solution juridique sur chaque affaire enrôlée à l’audience. Il ne participe pas au délibéré de la formation de jugement qui ne suit pas nécessairement ses conclusions. »
Cette mascarade (au sens propre et figuré!) s’est conclue sur quelques bâillements de la présidente derrière son masque de la meilleure ponctuation. Cette dernière, contrairement aux usages a fait taire les requérants, au prétexte que leurs avocats suffisaient pour les représenter (+- 20 mn de plaidoiries au total pour ces derniers).
Le missi dominici du Préfet, nous expliqua s’adressant à la plèbe, avec les mêmes mots déjà entendus de la bouche de Mr Daniel, que cette carrière était nécessaire, vitale, que nous devions l’accepter au titre du pacte social et de la solidarité nationale, que les inconvénients hypothétiques accompagnant son exploitation resteraient dans des limites supportables ( lesquelles pour les gens du commun ? ) blabla….
Pas un mot en direction des gens impactés par le fait du prince dans leur environnement, leur outil de travail, leur patrimoine, leur qualité de vie !
Un condottieri, petit industriel de la prédation ( avec 70 salariés, ce n’est pas Bill Gates !) ayant circonscrit quelques consciences à Carresse Cassaber, au nom d’emplois hypothétiques va ramasser du caillou et détruire définitivement de la bonne terre. Ce n’est rien d’autre qu’une spoliation au détriment des générations présentes et futures.
L’eau, pour notre proconsul aux affaires indigènes et ses affidés est une ressource comme une autre. Quid du gave de son environnement et de sa biodiversité, du bien être des riverains, du développement touristique de la vallée, d’une agriculture diversifiée, nourricière et de qualité !
Le délitement des mœurs publiques est une réalité. Nos avocats ont porté au mieux notre argumentaire. Ils ont été surpris d’avoir comme adversaires faisant cause commune l’administration et l’entreprise Daniel.
Ainsi toutes nos assertions et les études les plus sérieuses sont à peine contestées sur l’objet et le fond. mais toujours renvoyées à l’idée que tout cela relève de suppositions, de projections alarmistes qui n’ont pas lieu d’être. Donc, il n’y a pas de menaces sauf hypothétiques :
De submersions avec embâcles dévastateurs pour les cultures et l’habitat riverain.C’est l’ensemble du tracé du Gave d’Oloron et de ses méandres qui est complètement instable, non fixé, non pérenne entre Escos et Peyrehorade.
Trois études commandées par l’Etat et les Collectivités publiques affirment que la submersion de cette plaine peut déboucher sur une destruction totale de ce méandre non protégé !
La SOGREAH écrit en 1994 page 19 : « En fonction de l’évolution du profil en long, la destruction des digues par érosion des berges est un risque permanent ».
Lors des crues de submersion le méandre risque d’être recoupé de façon définitive, détruisant par érosion régressive et effet chasse d’eau cette plaine de 250 hectares.
L’étude SOGREAH conclut à la possibilité d’un nouveau tracé vue la forte pente du Gave, vue l’insuffisance des digues, vue la capacité d’arrachement et de transport des crues du Gave.
C est le risque de capture et de déplacement du chenal principal au milieu du méandre
D’embolisation de la circulation à Sorde avec des camions toujours plus nombreux circulant à travers une étroiture où deux véhicules ne peuvent pas se croiser…
De pollutions sonores et d’émissions de poussières par le va et vient des camions, des engins de chantier et dans un futur proche par le fonctionnement à venir d’un concasseur,
De dépréciation des culture vivrières polluées par les émanations diverses liées à l’exploitation de la carrière,
Par le rejet dans le Gave d’Oloron des vidanges de la carrière et de leurs contenus (eau, carburants, produits divers d’exploitation)
De dépréciation de l’habitat riverain et de la fuite des populations.
Au bilan :
On implante contre le plus élémentaire bon sens et l’avis des populations concernées, à leur détriment et pour le plus grand bénéfice de Mr Daniel et de ses soutiens que nous savons nombreux et redevables, une carrière satisfaisant la doxa de Mr le Préfet en villégiature sur ses terres.
On entrave volontairement et sans le dire ouvertement tout développement touristique de cette vallée du Gave d’Oloron. En effet de nouveaux acteurs économiques soucieux du cadre environnemental, auraient des exigences qui menaceraient le statu quo actuel et obligeraient à partager ce qui est une rente et une manne pour l’agriculture industrielle et les hydro-électriciens.
Le Préfet, en difficulté sur tout un tas de dossiers ayant trait au respect de la démocratie citoyenne et de la préservation de l’environnement, affirme son impérium en imposant de récolter des cailloux dans une des plus belle plaine agricole du bassin de l’Adour.
La gestion d’espaces ruraux en déshérence et qui ont besoin d’être revitalisés, ne se résume pas et est antinomique à la création d’une carrière qui ne va pas créer d’emplois, ou si peu.
Quant il envoie la gendarmerie contrôler sans mandat les voitures sur un chemin privé au milieu de la plaine de Carresse au prétexte d’une réunion, il fait fi du droit.
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Nos associations ne vont pas en en rester là.
Le déroulé de la dernière audience du T.A. ne peut pas nous satisfaire. Nous allons intensifier nos actions, reprendre ce qui c’est passé, agir pour être enfin entendu. Nous allons multiplier les procédures, y compris en appel et en saisissant si nécessaire le Conseil d’Etat.
» Le Conseil d’État est le juge administratif suprême qui tranche les litiges relatifs aux actes des administrations. Le Conseil d’État a également pour mission de gérer l’ensemble de la juridiction administrative ».
IMPERIUM
« Le terme latin d’imperium désigne sous la Rome antique le pouvoir suprême détenu par le roi puis attribué à certains magistrats. L’imperium permet à son détenteur de jouir de deux formes de pouvoirs, le pouvoir militaire hors de Rome, et le pouvoir civil à Rome »
PROCONSUL AUX AFAIRES INDIGENES
Personnage qui exerce, dans une province ou une colonie, un pouvoir sans contrôle.