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Editoriaux

Edito 27 – Allo ? … Y’a t-il quelqu’un à la Fédération Nationale ?

Publié le : 24 octobre 2026

 

 

Commentaire :

Notre courriel adressé à la Fédération Nationale de Pêche en France en juillet 2026 est toujours sans réponse après 3 mois d’attente !

…………………………..

Pierre BERNARD, président de l’association Salmo Tierra – Salva Tierra

à

Jean-Paul DORON, vice-président de la FNPF, président de la Commission Migrateurs

Bonjour Monsieur,

L’association Salmo Tierra – Salva Tierra (siège social à Sauveterre de Béarn) officiellement déclarée au J.O. le 17/10/2015 a pour objectifs de :

1 – Restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,

2 – Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour en défendant ses territoires et ses cours d’eau contre toute forme d’atteinte et de nuisance qui affecterait la qualité de l’eau et de la vie aquatique, entraverait la continuité écologique, dénaturerait les écosystèmes, défigurerait les équilibres naturels et pillerait les ressources.

Nous menons toujours nos actions en partenariat principalement avec l’AAPPMA d’Oloron dont le président Peyo Berges, membre de Migradour et invité au Cogepomi est un de nos administrateurs, la SEPANSO 64 et secondairement avec la FD 64 dont François Chenel est président, les AAPPMA concernées et autres associations locales, régionales voire nationales. Nous sommes également en étroite collaboration avec Fabrice Derumaux, adhérent actif à l’association, président de la Commission Migrateurs de la FD 64, membre du Cogepomi et de Migradour.

Nous souhaiterions questionner vos positions et éventuelles démarches et actions actuelles ou à venir concernant les points suivants :

1 – Les alevinages de saumons en France et plus particulièrement sur le bassin de l’Adour et le Béarn des Gaves

Conscients des problématiques génétiques mises en avant dans la littérature scientifique et au fait des nombreuses expérimentations d’alevinage en France et à l’étranger, nous sommes surpris par la proposition incompréhensible du Cogepomi, en réunion le 8 juillet dernier, qui refuserait, au nom d’études « mondiales » (dixit le Cogepomi) sans autres précisions, tout projet d’alevinage du Gave d’Oloron, quand bien même à partir de souche locale.

Comment comprendre cette posture au regard des multiples alevinages français anciens et actuels (dont le Gave de Pau, l’Allier, etc … ) et étrangers (pratiquement tous les pays de la façade atlantique y recourent)

Le Béarn des Gaves deviendrait-il une province non-identifiée ou pour le moins délaissée ?

Comment comprendre cette posture au regard d’études et expertises génétiques là aussi « mondiales » qui démontrent que dores et déjà et depuis bien longtemps les différentes souches de saumons sauvages sont toutes plus ou moins hybridées ou très rapidement en voie de l’être.

Les hybridations génétiques se multiplient, de toute façon, au moins sur les routes migratoires de la façade atlantique. Elles sont évaluées aujourd’hui à environ 40 % sur certaines rivières norvégiennes principalement pour cause d’échappements des fermes d’élevage intensif qui, au vue de leur rentabilité financière, ne sont pas prêtes à disparaître.

La crainte de cette évolution génétique, parfois mise en avant par nos instances responsables, devrait être relativisée et non pas incriminée dans le but de ne pas privilégier l’alevinage sur telle ou telle rivière, ce qui a des conséquences néfastes pour l’environnement des gaves et l’économie du Béarn des Gaves.

Face à la chute très brutale et conséquente des stocks de saumons dans tout l’Atlantique Nord, nous pouvons légitimement penser que d’autres raisons que l’hybridation prévalent à leur disparition.

Les différentes populations de saumons ont certainement des problèmes existentiels plus graves à régler bien ciblés par les scientifiques mais … délaissés par les politiques et leur disparition actuelle n’a rien à voir avec les hybridations génétiques !

C’est pourquoi, au regard de l’état actuel des connaissances scientifiques et de l’évaluation des hybridations, les craintes d’une hybridation génétique pouvant entraîner la disparition totale du saumon n’apparaissent pas suffisamment fondées pour rejeter la pratique d’un alevinage adapté à moins de rechercher, mais à quelle fin, une pure race de saumon … qui n’existe déjà plus et n’existera jamais !

Des recherches et études génétiques menées depuis longtemps suggèrent que les formes d’hybridation les plus courantes seraient très vraisemblablement un facteur dominant d’adaptation donc d’évolution comme pour la majorité des êtres vivants dont nous faisons partie. Le saumon n’y échapperait pas. Ces études confirmeraient la prévalence des facteurs d’adaptation sur les facteurs de risque.

Autrement dit, la balance bénéfices – risques resterait positive.

L’hybridation génétique façonnerait tous les êtres vivants depuis les origines et leur aurait permis et leur permet toujours de s’adapter contrairement aux peuples « non-contactés », volontairement en marge du monde, qui ont disparus ou disparaissent très lentement par appauvrissement génétique.

Les hybrides les plus nombreux sur Terre seraient les Hommes modernes qui portent les informations génétiques d’une ancienne hybridation avec d’autres hominidés disparus comme l’Homme de Néandertal.

L’alternative pourrait aujourd’hui tout simplement se résumer ainsi : observer passivement la disparition totale et inéluctable du saumon sauvage en cours à l’heure actuelle ou soutenir activement le maintien d’une population au risque d’une hybridation génétique, elle aussi en cours actuellement.

Mais cette alternative simpliste est biaisée : elle est déconnectée d’une Histoire humaine avec son territoire, son identité, sa culture, son patrimoine et son économie dans lesquels elle s’origine : La disparition des migrateurs dans le Béarn des Gaves entrainerait immanquablement et entraine déjà le déclin de tout un pan de l’économie locale par la disparition partielle ou totale de pratiquement toutes les activités directes et indirectes de pêche sportive locale et touristique. Les rivières abandonnées seraient alors immédiatement livrées et exploitées financièrement par tous les « prédateurs » connus qui n’attendent que cela pour se les approprier … et être enfin tranquilles pour :

– construire de nouvelles centrales électriques

– multiplier les carrières

– ignorer les diverses pollutions

– développer les pompages d’eau abusifs

– dédaigner les débits réservés

– négliger la continué écologique

2 – Des filets professionnels barrent la migration dans le port de Bayonne

Loin de nous l’idée de penser que le pillage aux filets par une douzaine de professionnels dans l’enceinte du port de Bayonne, politiquement protégé, serait seul responsable de la raréfaction des migrateurs et en l’occurence du saumon dans le bassin de l’Adour comme sur toute la façade atlantique jusqu’au Groenland, mais il va de soi qu’il y a très fortement contribué.

Ces filets professionnels prélevaient encore il y a quelques années entre 1500 à 2000 saumons par an (jusqu’à 90% des prises du bassin de l’Adour) et entre 15 et 20 tonnes d’aloses la plupart des années.

En 2024, année de remontées très négatives avant la fermeture générale de toutes les pêches des migrateurs, les filets prélèvent néanmoins 1 millier de saumons versus 58 pour la pêche sportive et 19,5 tonnes d’aloses soit environ 13 000 individus vendues 1€ le kg pour être broyés et transformés en farine de nourrissage pour … poissons d’élevage intensif !!!

C’est autant de migrateurs saumons et aloses qui n’ont pu se reproduire !!!

Comment ne pas être consterné devant la « schizophrénie de nos responsables » politico- administratifs qui doivent et annoncent gérer et protéger les migrateurs tout en soutenant leur disparition dans le même temps !!!

Pourquoi privilégier le maintien nuisible d’une douzaine de professionnels face à l’économie vitale de tout un territoire qui accueillait chaque année environ 1500 pêcheurs sportifs.

Les retombées économiques de la pêche sportive sont plus de 20 fois supérieures à celles de la pêche commerciale.

La pêche aux filets sur l’Adour ne génère qu’une quinzaine d’emplois et de faibles retombées économiques : en moyenne 50 euros le kg à la criée comparé à la pêche sportive dont les retombées directes et indirectes s’élèvent à plus de 1000 euros par kg de saumon pêché.

Nos rares et beaux gaves, rivières riches en migrateurs avec saumons, truites de mer, aloses, anguilles et lamproies n’ont rien à envier à beaucoup de destinations pêche.

Nos gaves méritent mieux que cette image négative d’une des dernières rivières, au moins d’Europe, à barrer l’accès de ses migrateurs à leurs frayères ?

Nos gaves méritent le soutien total à leur possible repeuplement et à la protection de leur environnement

Protéger les gaves et les migrateurs sont les 2 faces d’une même pièce indissociables et complémentaires :

C’est pourquoi nous menons des actions juridiques sur les 2 fronts :

Au niveau environnement :

Nous avons actuellement 5 affaires en cours, en partenariat, concernant la défense de l’environnement (micro-centrales sur les gaves de Pau, d’Oloron et d’Aspe, chenalisation sur le gave d’Ossau et carrière sur le gave d’Oloron)

Au niveau migrateurs :

– Depuis maintenant 9 années de combats juridiques ponctuées de victoires et d’échecs, nous venons de perdre notre pourvoi devant le Conseil d’État contre les filets professionnels et pour la défense des migrateurs en partenariat avec l’AAPPMA d’Oloron et les SEPANSO 64 et 40 (la FD 64 n’est plus requérante depuis le verdict négatif en Appel à Bordeaux de 2025).

Nous évaluons la possibilité d’ une plainte au niveau européen pour atteinte aux migrateurs.

Une action concernant les Arrêtés de pêche et les manquements du Plagepomi 2022 – 2027 est toujours en cours avec l’AAPPMA d’Oloron, l’ACCOB, ANPER-TOS, DMA, Pyrénées Re-belles, SEPANSO 64

L’arrêt définitif des pêches professionnelle et amateur, estuarienne et fluviale, aux filets et aux engins reste l’étape fondamentale pour la protection des migrateurs et l’amélioration de la continuité écologique.

Comment l’Etat ose-t-il parler de continuité écologique tout en privilégiant et soutenant le pillage aux filets des migrateurs dans le port de Bayonne !!!

3 – Une pêche sportive attractive de l’Alose

L’effondrement actuel des stocks de saumons et sa nécessaire protection interdisent sa pêche, du moins en France, pour certainement plusieurs années … au mieux.

Les dernières décennies témoignent de prélèvements professionnels annuels entre 15 et 20 tonnes d’aloses soit environ entre 10 et 13 000 individus par an ! (cf. point 2)

Sans être aussi emblématique que le saumon, l’alose n’en reste pas moins un véritable poisson de sport qui pourrait attirer un grand nombre de pêcheurs comme à l’époque sur la Dordogne avant son pillage aux filets. Ce projet d’une nouvelle activité de pêche sportive d’un migrateur avec un cahier des charges adapté serait à même de re-mobiliser une dynamique positive et d’en valoriser les bénéfices attendus :

– suppression définitive des pêches professionnelle et amateur

– encadrement des techniques et modes de prélèvement

– présence, surveillance et alerte le long des gaves

– disparition du braconnage et de son exploitation financière au regard du peu d’intérêt culinaire de ce poisson (cf. point 2)

– restauration même partielle de l’attractivité du Béarn des Gaves et de son économie

Conclusion partiale, partielle et provisoire

Vous l’aurez compris, nous vous interpellons concernant ces 3 points qui, somme toute, n’en font qu’un :

Maintien d’une population de migrateurs et de sa pêche sportive au profit d’une économie locale.

Vos statut, rôle et fonction de Fédération Nationale vous permettraient-il :

– de solliciter un travail de cohérence et d’harmonisation quant aux diverses et différentes approches théoriques et décisions d’alevinage du saumon en France et pourquoi pas en Europe

– de solliciter la protection des migrateurs par l’arrêt définitif des pêches professionnelle et amateur, estuarienne et fluviale, aux filets et aux engins en France (tout particulièrement dans le bassin de l’Adour) et pourquoi pas, si besoin, en Europe

– de solliciter, à défaut de saumon, la possibilité d’une pêche sportive, très encadrée, de l’alose

Merci de votre attention

Cordialement

Pierre BERNARD,

[email protected]

PS : si vous repassez dans notre Béarn des Gaves … au plaisir d’une rencontre

Ci-joint clin d’oeil souvenir du 30 mai 2019 :

 

Edito 26 – Nous nous battrons jusqu’au dernier filet !

Publié le : 17 avril 2026

Nous nous battrons jusqu’au dernier filet !

 

Rappel : extrait des « Actions engagées » dans la rubrique « Migrateurs » de notre site web

22 mai 2023 :

– Le T.A. de Pau ordonne la fin des filets dans le port de Bayonne : « L’Arrêté du 31 juillet 2020 des préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes portant modification de l’article 26 du Règlement particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêches dans les limites administratives de celui-ci par un nouvel article 26.3 est annulé ».

– En accord avec la préfecture, la direction des Affaires Maritimes fait appel et le Conseil Régional modifie à nouveau le Règlement particulier du port de Bayonne

5 juillet 2023 :

– Un nouvel Arrêté préfectoral ré-autorise la pêche dans le port de Bayonne

Septembre 2023 :

– Les associations requérantes poursuivent : face à ce nouveau déni de justice, l’Aappma d’Oloron, la Fd 64, Salmo Tierra – Salva Tierra et la Sepanso 64 déposent un nouveau Recours devant le Tribunal Administratif de Pau et demandent une indemnité de 26 millions d’euros au titre du préjudice causé par la pêche illégale aux filets dans le port de Bayonne.

04 juillet 2024 :

– Mémoire en défense des associations requérantes demandant l’annulation de l’Arrêté modifiant le Règlement Intérieur particulier du port de Bayonne

12 mars 2025 :

– Par une Requête et un mémoire des 24 juillet 2023 et 12 mars 2025, le ministère demande à la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux d’annuler le jugement du T.A de Pau du 22 mai 2023

02 décembre 2025 :

– le jugement du 22 mai 2023 est annulé en Cour d’Appel de Bordeaux qui valide donc la modification du Règlement Intérieur particulier du port de Bayonne en tant qu’il autorise les activités de pêches dans les limites administratives de celui-ci.

Début 2026 :

Les associations partenaires engagées (Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra et Sepanso 40 et 64) attendent alors l’avis de leurs avocats M°Ruffié et M°Lecuyer avocat spécialisé en Cassation et Conseil d’Etat pour envisager ou non un Recours devant le Conseil d’Etat contre la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne.

Comme convenu, M°Lecuyer a procédé à l’examen de l’Arrêt rendu par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 02 décembre 2025. Ses conclusions se sont malheureusement révélées peu optimistes. La seule raison qui pourrait le cas échéant militer en faveur de la poursuite du pourvoi est l’absence de toute décision du Conseil d’Etat sur un tel cas de figure. Mais en pure logique juridique, il craint toutefois que cet Arrêt du 02 décembre 2025 n’échappe à la critique.

Selon notre avocat M°Ruffié, la fenêtre est étroite mais la matière est nouvelle. Ce Recours conditionne aussi deux autres procédures en cours dont une indemnitaire devant le TA et la CAA.

Notre avocat M°Ruffié est donc partisan d’un pourvoi.

Précisions : Le Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif (dont nous dépendons) et la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Leur rôle n’est pas de rejuger entièrement les affaires mais de vérifier que l’application et l’interprétation qui ont été faites de la loi et donc que les décisions de justice soient conformes aux règles de fond et de forme.

Le délai pour déposer un éventuel mémoire complémentaire expirant le 30 avril prochain, il convenait, par conséquent, de s’engager ou non avant le 15 avril.

Le 14 avril, les associations requérantes Aappma d’Oloron, Salmo Tierra – Salva Tierra, Sepanso 40 et 64 décident, malgré de grandes incertitudes, de poursuivre en Conseil d’Etat pour plusieurs raisons dont celles ci-dessous de Salmo Tierra – Salva Tierra :

  • Supprimer les filets est l’objectif primordial qui a présidé à la création de notre association
  • Soutenir, autant que faire se peut, une finalisation des actions
  • Privilégier les engagements à long terme en partenariat
  • Poursuivre un combat inachevé qui dure depuis plus de 8 ans
  • Redoubler d’efforts avant que la fin du match ne soit sifflée
  • Se battre jusqu’au bout des recours possibles afin de ne jamais regretter

 

Pour le conseil d’administration,

Pierre BERNARD, président

Edito 25 : Entre incohérence politico-administrative et technicité biaisée du Cogepomi

Publié le : 17 mars 2026

Edito 25 : Entre incohérence politico-administrative et technicité biaisée du COGEPOMI – mars 2026

Bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !

Pour faire suite à nos interrogations de début d’année concernant certains points laissés en attente fin 2025 par le Cogepomi qui vient de se réunir :

– La pêche du saumon tant professionnelle que de loisir est à nouveau interdite en 2026 avec à nouveau indemnisation des pilleurs professionnels du port de Bayonne mais aucune indemnisation pour tous les commerces et services qui ferment ou sont fortement impactés.

– Malgré une demande d’harmonisation de la pêche de l’alose en 2ème catégorie, elle reste autorisée dans les Landes mais pas dans les Pyrénées Atlantiques où sévit, comme on peut en juger, une pertinence préfectorale de haut vol.

Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !

– Merci à l’OFB et à l’INRAE ( InstitutNational de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement ) de nous éclairer sur la question de l’alevinage qui serait contre-nature et sans résultats probants ….. mais, bien évidemment, sans retour des nombreuses expérimentations scientifiques menées dans les pays concernés.

Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !

– Afin d’apporter au débat des éléments de synthèse d’études (bien choisies) concernant la question de l’alevinage, le Cogepomi crée une commission (comme par hasard) qui se qualifie de technique (bien sûr) pour donner son avis à la présidente de la prochaine séance qui appliquera, selon ses dires, la décision de cette commission.

Et bien entendu, au Cogepomi, comme dans toute instance politico-administrative qui a déjà pris ses décisions, le vote n’est pas à l’ordre du jour !

A suivre et donc à très bientôt …

Edito 24 – Le mot de la rentrée – janvier 2026

Publié le : 8 janvier 2026

Edito 24 – Le mot de la rentrée –  janvier  2026 

C’est l’impérieuse nécessité de changer de cap, d’époque et d’abandonner la réunionite aigüe en recherche d’impossible consensus au profit d’engagements et d’actions judiciaires qui a présidé à la création de Salmo Tierra – Salva Tierra en 2015. C’est notre ADN !

Bien sûr, tous les combats ne sont pas gagnants mais très rarement perdus définitivement.

Néanmoins, le constat s’impose de l’efficacité de cette démarche qui demande temps, présence et pugnacité.

Après 10 ans d’existence, Salmo Tierra – Salva Tierra, est devenue une association reconnue comme une référence dans le tissu associatif local, engagée avec différents partenaires et principalement : AAPPMAs, ACCOB, DMA, FD, SEPANSOs

Salmo Tierra – Salva Tierra reste et restera très active dans ses combats pour la protection des migrateurs et des gaves quand bien même, comme toute association, elle peut traverser des périodes de doutes et de questionnements, souvent porteurs de rebond vital comme en 2025

A l’AG Extraordinaire du 13/12/2025, Salmo Tierra – Salva Tierra, à la croisée des chemins, a très largement décidé de :

  • ne pas disparaitre au profit d’une idée de fondation, personnelle et incertaine proposée par notre ex-président démissionnaire
  • de poursuivre ses engagements et actions en partenariat

(Cf. publication du 19 décembre 2025)

Une AG Ordinaire se tiendra, comme d’habitude, au cours du 1er semestre afin de présenter les rapports moral et financier 2025

Cette AGO devra également valider les nouveaux administrateurs du Conseil d’administration qui présentera son nouveau président.

La situation actuelle particulièrement difficile concernant les migrateurs ne doit surtout pas nous faire baisser les bras ! Au contraire, cette période déstabilisante et incertaine peut créer des lassitudes chez nos « adversaires »  et offrir des opportunités.

Battons-nous ! jusqu’au dernier filet et jusqu’à la dernière problématique de continuité écologique.

Ce sont et seront nos 2 objectifs en 2026 : protection des migrateurs et des gaves.

En ce début 2026, nous sommes principalement tous dans l’attente du CR de la dernière réunion de l’illustre et pertinent  Cogepomi espérant avoir des informations, des réponses à plusieurs points de l’ « Accord » du 17 décembre 2024  et au mieux des perspectives après une année de fermeture totale de la pêche du saumon. A suivre très bientôt …

Encore merci à vous, à tous les adhérents, à toutes les associations partenaires, aux défenseurs de l’environnement et de la biodiversité, aux pêcheurs et aux personnes qui, se reconnaissant dans notre combat qu’ils savent désintéressé et bénévole et partageant nos préoccupations, nous ont soutenus et encouragés.

Mais nous avons encore besoin de vous afin de poursuivre ensemble les actions en cours et en développer de nouvelles entre autres judiciaires dans le cadre de nos objectifs associatifs

Alors merci d’adhérer, de renouveler votre adhésion ou de faire un don

Merci d’aller dans la rubrique de notre site : «adhésions & dons »

 https://salmotierra-salvatierra.com/adhesions-dons/

 

Pierre BERNARD, Administrateur général

Edito 23 – Le mot du président – novembre 2025

Publié le : 27 novembre 2025

Le mot du Président,

Le 17/10/2015, il y a 10ans l’association SALMO– SALVA TIERRA était déclarée au journal officiel RNA : W64200039, avec pour objectifs :

  • Rétablir la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin de l’Adour et sur l’ensemble des autres bassins versants de la façade atlantique.

  • Protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour.

Pendant dix ans nous fûmes de tous les combats et sur tous les fronts :

  • Actions juridiques,

  • Manifestations de défense,

  • Présence médiatiques (journaux, reportages médiatiques y compris audiovisuels).

Nous avons été une source d’inspiration dans nos différents partenariats et un modèle à suivre pour beaucoup d’associations de défense de l’environnement.

Le temps passant, l’association malgré ses succès et à contrario de sa notoriété a vu ses adhérents se réduire comme peau de chagrin, de même que son CA se réduire à 3 membres avec un président seul membre actif sur le terrain.

De facto l’association SALMO– SALVA TIERRA est devenue une coquille vide, sans supplément d’âmes capable de la revitaliser.

C’est pour cette raison et quelques autres que nous aborderons en CA extraordinaire (les convocations vont suivre) l’avenir de l’association.

Pour ma part, je souhaite sa dissolution pour repartir sur d’autres projets comme la création d’une fondation.

Le Président

Antoine DOMENECH

Edito 22 : Coucou nous revoilà …

Publié le : 19 février 2024

Cet EDITO conclut une année 2023 difficile pour notre Association.

Nous avons perdu un ami avec la disparition de Jean-Claude Chavaillon.

Notre Conseil d’Administration a été confronté à la difficulté de renouveler une grande partie de ses administrateurs, alors même que le nombre d’adhérents reste stable et que notre notoriété et notre influence font de nous un acteur majeur de la défense et de la protection de nos Gaves et de leurs populations de poissons migrateurs.

En coopération étroite avec l’AAPPMA du Gave d’Oloron où siègent deux de nos représentants et avec la SEPANSO 64 à laquelle nous adhérons (notre président est au CA), nous avons gagné (malgré la multiplication des recours) toutes nos actions juridiques. Récapitulons succinctement :

  • PLAGEPOMI (action collective avec DMA)

  • PORT DE BAYONNE (AAPPMA OLORON, SALMO, SEPANSO64)

  • CARRIERE DANIEL CARRESSE (action collective avec SALMO et la SEPANSO 64)

  • MICROCENTRALE GABARRET (en cours avec FD64, PPHBE, Pyrénées Re-belles, SALMO et SEPANSO 64)

  • GAVE D’OSSAU (en cours avec SALMO ET SEPANSO 64)

  • ARRETES DE PECHE PREFETS 40 ET 64 (collectif associatif)

Pour 2024, nous allons poursuivre et intensifier nos actions pour protéger nos Gaves des multiples agressions qu’ils subissent. Pour autant, la volonté et l’engagement de quelques-uns ne saurait pallier l’indifférence ou l’opportunisme du plus grand nombre.

La protection de notre environnement est une priorité, elle appelle la promotion d’un patrimoine nature d’une richesse exceptionnelle par sa diversité et son histoire.

Elle est l’affaire de tous et d’abord de ceux qui veulent pour eux et leurs familles, un espace de vie, de travail et de loisirs en adéquation avec leurs aspirations à vivre en harmonie dans une communauté où chacun trouve sa place et peut s’épanouir.

La pêche sportive des poissons migrateurs (saumons, aloses, truites de mer) peut à elle seule revitaliser nos Gaves, booster l’économie de nos vallées pour en faire une destination mondiale eu égard à la qualité exceptionnelle de cet environnement.

2023 fut une année catastrophique pour la pêche sportive du saumon. Nos experts autoproclamés, pensionnés d’une écologie de bureau, virtuoses du tableur Excel et consommateurs d’une littérature halieutique « fastfood » ont été chercher chez leurs pairs, de colloques gastronomiques en cénacles d’initiés, des réponses à ce désastre.

Incapables de le prévoir, accablés et surpris par son ampleur et ne pouvant plus le taire, nos passionnés de l’écologie à 35H, météorologistes du changement climatique s’inquiètent pour leur pitance et leur prébende. Ils sont bien les seuls avec nos pirates de l’estuaire à vivre du saumon. Ils guettent avec inquiétude la nouvelle année et se proposent au cas probable de sa quasi disparition, de devenir les vigies appointées sinon stipendiées du dernier saumon, devenu le panda de nos gaves.

Pour 2024, les arrêtés de pêche sont parus (40 et 64) et nous allons les contester. La mise en œuvre du nouveau PLAGEPOMI est en stand-by et de facto rend caduque le COGEPOMI qui sans texte de référence ne peut justifier ses propositions en terme de gestion des migrateurs (saumons, aloses, lamproies, truites de mer, anguilles). Propositions depuis toujours iniques et calamiteuses.

Que d’argent public gaspillé pour en arriver là ! Il en est ainsi quand l’incompétence se marie au cynisme avec comme seul objectif de se goinfrer d’une manne financière sans contrôle, laissée à la seule appréciation de nos calamiteux.

La composition de ce comité Théodule au service de la pêche professionnelle est une aberration ; une de plus direz-vous ! Dans une société où la compétence et l’Etat de Droit ne sont plus que des fictions au service d’intérêts privés coalisés avec certaines administrations et ministères, la mise en coupe réglée de nos gaves est devenue le nouvel horizon, le Far-West des prédateurs en tous genres.

Les garde-fous ont sauté :

      • Les centrales hydroélectriques n’ont plus besoin d’être fondées en droit. Il en est ainsi de la centrale d’Auterrive mise en œuvre à partir d’un faux en écriture et dont les promoteurs demandent sa régularisation.

      • Le préfet du 64 et le groupe Daniel subvertissent les décisions de justice. Ils multiplient les recours alors même qu’ils ont perdu tous les procès sur la plaine de Carresse. Enragés, notre hobereau et notre proconsul aux affaires indigènes vont en Conseil d’Etat. En attendant, ils menacent et intimident leurs opposants dont nous sommes, procès en diffamation à la clé.

      • L’accaparement de l’eau de nos rivières par l’agriculture industrielle du maïs est devenu le ticket gagnant, le PASS NAVIGO des pompages jour et nuit et à tout va en période d’étiage. Il s’impose comme la toile de fond de la mise au pas de nos campagnes et des derniers vrais agriculteurs. Les Porsches vont pouvoir sortir des granges où elles sont planquées.

Dans ce contexte calamiteux, il faut se réjouir de voir tous les protagonistes de la pêche, Fédération en tête, AAPPMA et les associations emblématiques du 64 mais aussi du 40 faire cause commune :

  • Interpellations des autorités régionales et ministérielles,

  • Contestations de toutes décisions nuisibles portant atteintes à l’environnement et à la qualité biogénétique de nos cours d’eau,

  • Création à terme d’un pool juridique commun et partage de compétences,

  • Remise en question de la composition et de l’expertise du COGEPOMI avec à terme son rééquilibrage.

  • Interrogations et inquiétudes sur la communication, les missions et le fonctionnement de MIGRADOUR.

Notre objectif prioritaire:

Arrêt de la pêche professionnelle fluviale et estuarienne sur l’Adour et les Nives et interdiction de la pêche prétendument amateur aux filets et aux engins

Edito 21 : Le port de Bayonne … libéré !

Publié le : 23 juillet 2023

Le port de Bayonne … libéré !

La raison et le droit l’emportent et c’est tout à l’honneur du Tribunal Administratif de Pau qui n’a pas suivi les conclusions pour le moins erratiques du rapporteur.

En date du 22 mai 2023 le T.A. annule le bidouillage du règlement du Port de Bayonne autorisant la pêche aux filets dérivants dans son enceinte. Ce nouveau règlement que nous considérons comme subversif de l’Etat de Droit, fut avalisé par des Arrêtés préfectoraux du 64 et du 40.

Comme l’alose ou la lamproie, le saumon est sur la liste rouge des espèces menacées. D’une espèce décrite comme vulnérable il y a peu, il doit être considéré en voie de disparition au regard de l’effondrement des stocks constatés en 2022 et plus encore en ce début de saison 2023.

Sans rentrer dans le détail technique et l’argumentation juridique qui fondent la décision du T.A. de PAU, Il résulte d’un document de données compilées par MIGRADOUR que la pêche professionnelle concerne 83 % de toutes les déclarations de captures maritimes et fluviales. Surtout celles effectuées dans les limites administratives du Port de Bayonne, sans aucuns contrôles y compris sanitaires et nous en verrons bientôt les conséquences.

Le saumon n’existera bientôt plus qu’à l’état endémique. Il est opportun de rappeler la nécessité de quantifier précisément le nombre de poissons prélevés, de déterminer non pas de manière empirique et au doigt mouillé, le degré d’atteinte à l’espèce.

Le jugement rappelle que toute activité de pêche des poissons migrateurs est conditionnée par le PLAGEPOMI, lequel a été annulé le 27-03-2023 au T.A. de Bordeaux et pour cause : un fatras de constats biaisés, de compilations d’études ad hoc, voulant justifier et pérenniser la gabegie de la gestion en cours, sans architecture et calendrier de régulation, de mesure de restauration, devant permettre le suivi et le contrôle des prélèvements effectués par les professionnels fluviaux et maritimes.

Le COGEPOMI aurait du interdire pour des raisons sanitaires et de préservation des migrateurs, la pêche au saumon atlantique dans les limites administratives du Port de Bayonne où s’effectuent 80% des prises.

Le Tribunal administratif ne s’est pas laissé embobiner et ce faisant n’a pas suivi la conclusion du rapporteur.

Me Ruffié qui nous représentait a conclu ainsi l’audience du 4 mai 2023. citons le au delà du texte et dans l’esprit…..

Ce n’est pas un simple arrêté de police du port dont il s’est agi. Il a été rédigé pour annuler une décision de justice. Les protagonistes dont les représentants de l’Etat dans leur toute puissance et assurés de leur impunité ont voulu légiférer.

Nous rappelons, l’indépendance des législations (police/environnement) et leurs limites. Cet arrêté a été voulu et pensé comme une autorisation de pêche….. qu’il n’est pas …..point !

PS :

Sans les efforts des pêcheurs sportifs et leur engagement bénévole pour créer et gérer les écloseries de saumon au détour des années 1980, il n’y aurait plus de saumons dans le Gave d’Oloron sauf de manière anecdotique. La disparition inéluctable à court et moyen terme de la pêche professionnelle qui est une pêche de prédation, devrait comme en Norvège et très récemment en Suède s’accompagner de l’émergence d’une pêche sportive, lucrative, génératrice en terme d’accueil et d’habitat, de dizaines d’emplois dans des vallées en déshérence désertées faute de travail et d’attractivité par leurs habitants.

Le cadre exceptionnel du Gave d’Oloron, sa proximité avec l’Océan Atlantique, les Pyrénées et l’Espagne en font un atout majeur du renouveau touristique de la région. Ici, il n’est pas question de subventions, ni d’aides d’aucune sorte, le bouche à oreille au niveau mondial le référencie déjà dans le perspective de l’arrêt de la pêche professionnelle comme le spot d’avenir, dans un environnement exceptionnel où on peut faire venir sa famille et s’y établir.

Un norvégien de mes amis, un soir mélancolique où il devait regagner Oslo, dans une rare confidence nous confie : « le jour où la gestion de ce joyau qu’est le Gave d’Oloron cessera d’être désastreuse et j’ose dire irrespectueuse, ce gave par son éclat et sa magnificence, fera pâlir l’étoile des autres destinations de pêche sportive « .

 

Edito 20 : Salmo Tierra, la pause et l’interrogation …

Publié le : 20 janvier 2023

EDITO  20 : La pause et l’interrogation

Dans ces semaines qui précèdent Noël au 8éme jour du calendrier de l’avent, nous tenons à saluer et à remercier tous ceux et ils sont nombreux, qui tout au long de ces sept dernières années, nous ont apporté leur concours et leur soutien.

En faisant le point rétrospectivement sur nos actions passées et en cours, il doit vous apparaître que nous sommes confrontés aux prédateurs de tous poils qui polluent, pillent et détruisent nos fleuves et rivières, nos gaves bien-aimés. C’est le combat de David contre Goliath avec en arrière plan le Moloch administratif tout à sa bouffissure et à sa suffisance.

Du port de BAYONNE au projet de Microcentrale sur LE GABARRET, sur fond de conflit d’intérêt, de petites et grandes magouilles, nous luttons, manifestons, poursuivons en justice pour interdire à CARRESSE CASSABER une carrière, dénoncer à HAUTERIVE un faux en écriture, les braconnages et pêches illégales, la remise en question par le préfet du 64 des décisions du T.A., etc …..

Ces combats concomitants sont exténuants. ils sont ceux de quelques-uns, dans un engagement total pour le bénéfice du plus grand nombre.

Le décompte de nos adhérents et leur soutien ne doit pas faire illusion. Nous avons besoin du concours et des compétences des plus motivés d’entre vous.

Nous gardons espoir en la jeunesse et sa capacité d’engagement pour préparer l’avenir et pour offrir aux futures générations un espace aimable et préservé où l’on respire l’harmonie et le bonheur de vivre près de chez soi.

Venez étayer de votre présence nos luttes et nos combats. Nous avons besoin de vous.

L’eau est une denrée précieuse qui suscite toutes les convoitises et s’accompagne de son cortège de vilenies. Le saumon qui habite nos gaves en est le témoin.

Ce saumon pourrait et devrait être par son abondance et sa préservation la promesse d’un renouveau économique autour de la pêche sportive dans nos si belles vallées.

Nous allons mettre à profit les deux mois à venir pour  faire une pause jusqu’à la prochaine AG qui devrait se tenir en  février 2023.

Dans le respect de nos adhérents et dans l’expectative où nous nous trouvons quant à notre avenir,  le CA décide en date du 5 décembre 2022, à l’unanimité  de ses membres, la suspension (provisoire ?) des adhésions 2023.

Très cordialement.

Edito 19 : rentrée de septembre 2022

Publié le : 2 novembre 2022

Edito de rentrée septembre 2022

Il est à peine 10 heure du matin en cette fin août et la température avoisine les 37 degrés Celsius. Sur la route de Salies de Béarn les voiture roulent au pas pour se rafraichir en profitant du déluge d’eau qui éclabousse la route venant des rampes d’arrosage qui parcourent les champs de maïs nuits et jours depuis juillet.

Le Gave d’Oloron, le Saison sont des rus et le Saleys est à sec. On continue d’arroser alors que la récolte est en partie foutue. C’est normal, le maïs c’est d’abord des subventions et l’eau pompée sauvagement est gratuite ! La vraie moisson c’est la manne financière de la PAC et les aides diverses et variées pour aléas climatiques.

Les usiniers pleurnichent, il n’ya plus assez d’eau pour faire tourner les turbines. La rente est menacée ! Les maïsiculteurs rigolent et se foutent de leurs gueules. « L’avenir c’est les panneaux photovoltaïques chinois estampillés écolos ! regardez nos granges, ce sont les miroirs de la connerie universelle ! on touche du « blé » de tous les côtés, subventions, Agence de l’Eau, Conseil Régional, Conseil Départemental, etc.. L’eau c’est nous. Si è capito !

Cette fin d’été mobilise nos clercs et pseudo experts de l’église médiatique. Dans leurs habits de lumière, nos bedeaux de service, dans leur numéro de Monsieur Loyal de l’info s’invitent à nos tables et dans nos têtes au nom de la vraie foi, manière de nous sermonner, nous biberonner de leurs conseils merdiques sur la canicule, l’inflation, les pénuries et la guerre en Ukraine.

Nous sommes invités à vider les piscines, laisser crever les pelouses, à prendre une douche par semaine, à ne pas tirer la chasse d’eau des chiottes et à reporter à l’année prochaine nos lessives ! On nous invite avec un voix doucereuse, celle que l’on utilise quant on parle aux enfants ou aux demeurés, au calme, à la tempérance, à l’acceptation.

Dans cet horizon de désespérance « A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.(George Orwell) » nous refusons la soumission et le renoncement ! Nous devons à nos enfants et aux générations futures de leur transmettre un espace de vie de qualité, préservé de la destruction, de la pollution et du pillage.

Avec le départ annoncé à Tahiti de Éric Spitz préfet du 64 pour service rendu, proconsul de nos terres indigènes qui sévit dans notre département depuis le 30 janvier 2019 (3 ans, 8 mois et 20 jours) nous allons changé d’interlocuteur mais pas de politique !

Loin des écolos de salon tout à leur couardise, qui parlent en notre nom et qui hantent en habits du dimanche les rédactions et les plateaux télés, nous investirons le terrain, la place publique et si nécessaire les tribunaux pour défendre nos territoires, nos habitats et notre qualité de vie.

Venez nous rejoindre nombreux…et déterminés ! nos prochaines actions n’auront pas l’allure d’aimables kermesses sensées nous rendre fréquentables !

 

Edito 18 : Dans l’esprit du vin, la métaphore du saumon …

Publié le : 11 mars 2022

« La Grande Bacchanale » de  Nicolas Poussin (1594-1665)

L’ESPRIT DU VIN

LE RETOUR AUX SOURCES OU LA METAPHORE DU SAUMON

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Nous luttons avec détermination pour préserver l’avenir de nos enfants

et ce à partir d’une question éminemment politique « Que veut dire vivre ensemble ? »

Hélas, cet idéal du vivre ensemble dans l’harmonie d’un territoire

n’est plus celui de notre époque.

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Nous étions quelques-uns à fêter la nouvelle année sans considérations déplacées de sobriété alors que nous fêtions Bacchus.

Loin du rideau de fumée de la Covid et de sa rengaine hygiéniste, nous abordâmes nos préoccupations du moment à l’aube d’une année présidentielle chargée d’incertitudes.

Les litanies habituelles faisaient le tour de table. Nos amis européens écoutaient stupéfaits, la ronde des vilenies auxquelles nous étions confrontés, conjuguant le pillage des poissons migrateurs, saumons, pibales, aloses, lamproies, aux pollutions pour l’essentiel agricoles, aux prélèvements abusifs d’eau en période d’étiage, au turbinage à tout va de nos hydro-électriciens largement subventionnés et nouvellement convertis aux « énergies vertes », le tout dans l’indifférence générale et le cynisme prédateur.

Ils confirmèrent notre constat, ayant au fil des ans assistés, tristes et atterrés, à notre déclassement en terme de qualité de vie, de gouvernance et de respect environnemental. Il fut question de tiers-mondialisation de notre pays.

Une discussion s’ensuivie et l’accord se fit pour dénoncer les bobards de nos bobos salonards et marquis ministériels, écologiquement corrects, lancés dans un concours Lépine de propositions plus absurdes et démagogiques les unes que les autres.

Il nous est apparu que le pompon de la connerie revenait de droit à l’écologie politique, parisienne et universitaire pour qui la ruralité est affaire de ploucs ignorants et empuantis.

Pour singer nos élites décaties nous cherchâmes au détour d’un rhum japonais aux arômes inouïs, un axe fédérateur, pragmatique, apte à nous enthousiasmer, nous, les roturiers du Pays de Cocagne.

Dans le charivari qui s’ensuivi, dans la cohue des propositions diverses, des anathèmes, des promesses de révolution, il nous est apparu que notre convention citoyenne de circonstance, avec ses brissotins et ses montagnards était incapable de s’accorder sur un constat et sur un projet politique.

Un de nos amis, poète de nos rivières et chasseur à l’occasion, inspiré par la dive bouteille, nous servi pour nous départager, la parabole du  pâté d’alouette.

La recette est bien connu des hommes politiques nous dit-il. Elle consiste à mettre en avant le caractère secondaire d’une institution, d’une loi ou d’une proposition afin de les présenter sous leurs meilleurs profils.

Il poursuivit : le but et vous l’avez compris et expérimenté à vos dépends, étant de maquiller, de minimiser ou encore de faire oublier la caractéristique dominante, néfaste ou liberticide de la loi, de l’institution. Cette mise en évidence faite toujours de manière fallacieuse, relève du plus pur machiavélisme.

Oups ! le moment de la digestion était venue mais pas celui de l’endormissement. Il nous fallu trancher, trier entre des propositions mille fois rabâchées, ressassées et des sous-jacents techniquement plus difficiles à aborder mais pas moins importants. Ainsi fut fait. Nous nous accordâmes sur trois thématiques et un rappel plus général :

1) Les Agences de l’Eau sont au nombre de six en France chargées de la lutte contre la pollution et de la protection des milieux aquatiques. C’est la façade tronquée, falsifiée et mensongère à la Potemkine de la protection de l’environnement.

Elles furent crées pour exercer une mission d’intérêt général autre qu’industrielle et commerciale, précisément définie, sous le contrôle de l’État ou d’une collectivité territoriale.

Le principe du pollueur payeur qui les a fondé en 1964 n’a jamais cessé d’être une fiction comme le fonctionnement prétendument démocratique de ces agences.

Dans les faits elles sont aux mains des élus qui sont en situation d’irresponsabilité. Les collectivités qu’ils dirigent ne paient pas elles-mêmes les redevances alors qu’elles reçoivent les aides des Agences de l’Eau.

Ces aides sont considérées comme un service rendu et on a fait glisser les redevances, avec les charges d’assainissement, dans les factures d’eau payées par les usagers. Au final, les usagers domestiques payent donc plus de 80% des redevances alors qu’ils ne sont pas aidés directement. En revanche, plus de 70% des aides vont aux services collectifs dirigés par les élus.

Ces élus pour la plupart ruraux sont très proches des gros lobbies (agricoles, hydro-électriciens, industriels), qui sont à la manœuvre et pour qui l’eau est une matière première comme une autre.

Ils considèrent normal que les usagers, ces cochons de payeurs, paient pour eux et ce bien au-delà de leurs consommations personnelles, en demandant de manière compulsive et pavlovienne, la réévaluation à la hausse des redevances et les taxes dont ces derniers s’acquittent.

Pour couronner le tout, cerise sur le magot, la présence des représentants des usagers dans l’institution devait et ils s’y employèrent avec brio, rester anecdotique, simple caution démocratique d’une fiction et d’une farce représentative.

Sans contre-pouvoirs et dans un entre-soi de notables et de ronds de cuir fessus, ces élus et représentants divers des administrations et lobbies s’autorisent à gérer en toute puissance, les prélèvement d’eau, le turbinage, les études et expertises de circonstances et la manne financière dont ils sont les destinataires.

Ces agences nous assurent que les choses s’améliorent, qu’il y a un sentiment de mieux. Le grand remplacement des saumons par les chevesnes, des truites par les barbeaux, des derniers esturgeons (il en reste ?) par les silures relèverait du phantasme et du complotisme.

Nous constatons un peu plus chaque année, l’émergence de nouvelles féodalités, s’appropriant le bien commun, faisant fi de l’égalité devant la loi, qu’il s’agisse de s’approprier l’eau et/ou les terres, polluant à tout va, défigurant nos paysages, engrangeant les bénéfices de leurs méfaits en laissant à la collectivité et aux générations futures le soin d’en gérer les conséquences.

Il en est ainsi de l’environnement. Cela deviendra une affaire d’état concernant les pollutions agricoles dont on tait les conséquences désastreuses sur la santé publique.

Au vu de cette situation et de l’inanité sur ces sujets primordiaux du fonctionnement des Agences de l’Eau, on peut et on doit envisager une action de groupe  contre le paiement indu des redevances dans nos factures d’eau. Il est légitime que comme citoyens nous estimions être grugés.

Nous demandons, nous exigeons une refondation des Agences de l’Eau au bénéfice des usagers qui en sont les principaux contributeurs, et ce pour mettre enfin en œuvre de vrais politiques de dépollution, de préservation, de restauration des milieux et de leur reconquête.

2) L’hydroélectricité qui bétonne nos Gaves et les transforme en bassines étagées en escaliers, façon rizières asiatiques.

En présentant son plan « France 2030 », le président de la République a annoncé la construction en France de SMR, petits réacteurs modulaires nucléaires fiables, sécurisés et faciles à fabriquer. Ayantune durée de vie de 60 ans, les SMR offriront des applications variées.

Ces petits réacteurs vont remplacer dans la décennie à venir, partout dans le monde, les centrales électriques thermiques et les micros-centrales hydrauliques vertes et écologiques que de nom, perturbatrices de la biodiversité et de la continuité écologique, bétonnant nos rivières, entravant ses flux d’écoulements, devenant en cela des pièges à pollutions et à sédiments.

Dans l’anticipation de cette évolution inéluctable à moyen terme, où il en sera fini de la rente financière pour leurs promoteurs et les mairies.

Nous demandons, nous exigeons l’arrêt immédiat de la construction de microcentrales hydrauliques sur nos gaves et rivières déjà équipés à saturation. Nous exigeons l’arrêt des subventions pour une production électrique qui reste anecdotique et le démantèlement de toutes les micros-centrales existantes d’ici 2035 aux frais de leurs promoteurs.

3) L’agriculture industrielle capitalistique et mondialisée qui pollue, empoisonne et dévaste nos territoires et nos fleuves et rivières

Près d’un hectare sur trois du maïs grain français est cultivé en Nouvelle-Aquitaine. Avec une superficie de 427.780 ha, la région se situe au premier rang national de cette production.

Un champ de maïs consomme au total 5750 m3 par hectare dont la moitié en période d’étiage des cours d’eau. En 1939, le maïs ne représentait dans le pays que 300.000 hectares de cultures. Aujourd’hui, il couvre plus de 3 millions d’hectares en France.

En 2017, 23.260 exploitants cultivent du maïs. En 2022, sur plus de 6.000.000 d’habitants qui vivent en Nouvelle Aquitaine, les maïsiculteurs ne représentent que 0,3% de la population.

Largement subventionnée par la Politique Agricole Commune, qui encourage l’ irrigation, on peut se poser la question de l’utilité de cette culture. A quoi sert tout ce maïs ?

70% des cultures servent à nourrir les animaux. La France est le 1er producteur européen et le 1er exportateur mondial de maïs semence, qui est la principale source de pollution des terres et des eaux sur le bassin de l’Adour.

Il en est ainsi de l’utilisation massive d’engrais minéraux (multipliée par dix depuis 1960), des pesticides (dont les ventes sont passées en une cinquantaine d’années d’un milliard de dollars par an à 35 milliards), des polluants liés à l’élevage que l’on retrouve dans les épandages (matières organiques mais aussi antibiotiques, vaccins et autres hormones de croissance dont les résidus finissent dans les milieux aquatiques).

Quant au baratin sur les pauvres paysans (fantômes du passé n’existant plus qu’à l’état endémique !) qui nous nourrissent et paysagent nos contrées, c’est à mourir de rire !

Nous demandons, nous exigeons l’interdiction de tous drainages directes dans les cours d’eau, de l’irrigation massive et incontrôlée en période d’étiage, de la création de bassines aux frais de la collectivité, de la pollution et de l’empoisonnement de nos eaux.

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Enfin et cela fera l’objet de commentaires et d’éditos ultérieurs :

  • L’arrêt de toute pêche professionnelle fluviale et estuarienne des poissons migrateurs avec l’interdiction de leur commercialisation.
  • Le développement de la pêche sportive comme axe principal du développement touristique du bassin de l’Adour.