Le T.A. de Bordeaux suspend le Plagepomi Adour

 

 

Le 21 mars 2022,

Le Tribunal Administratif de Bordeaux

suspend le Plagepomi Adour 2022-2027

concernant l’alose et la lamproie

 

Le T.A. ordonne :

Article 1er : L’exécution de l’arrêté en date du 28 décembre 2021 est suspendue en tant que celui-ci approuve un PLAGEPOMI qui ne prévoit pas de modalités de limitation des pêches de nature à assurer la conservation des espèces grande alose et lamproie marine  dans le bassin Adour-côtiers.

Article 2 : L’Etat versera aux associations requérantes sous le n°2200418 d’une part, et à l’UFBAG d’autre part, la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Commentaire :

Rappel :

– 15 associations déposent une requête et un mémoire, enregistrés les 25 janvier et 22 février 2022

– l’union des fédérations départementales du bassin de l’Adour-Garonne (UFBAG) dépose une requête le 28 février 2022, sur le même fondement

Décision du juge des référés :

Ces 2 requêtes sur le même fondement ont donc logiquement été regroupées aux fins d’une décision cohérente par le TA de Bordeaux

Ci-joints extraits du jugement :

Conclusion provisoire :

C’est un réel plaisir d’avoir mis, tous ensemble, un sacré bon coup de pied dans l’État de non-Droit et ses lobbies administratifs de la pêche non durable.

Mais avant de nous réjouir plus durablement, attendons l’exécution de ce jugement en référé et attendons le jugement sur le fond à venir. 

JJ.Lasserre, Pdt du Conseil Général, abandonne le Béarn des Gaves

Pêche au saumon dans l’estuaire de l’Adour :

Lasserre refuse de financer l’accord « historique »

Pêche au saumon dans l’estuaire de l’Adour : Lasserre refuse de financer l’accord « historique »La pêche au filet au saumon dans le port de Bayonne et l’estuaire de l’Adour est au cœur de débats depuis quelques années. Archives NS
PAR PIERRE-OLIVIER JULIEN- La République des Pyrénées – PUBLIÉ LE .

Le président du Département ne veut pas participer financièrement à l’indemnisation

qui viendrait convaincre 17 pêcheurs professionnels de cesser leur pratique dans l’estuaire de l’Adour.

 

 

 

 

Commentaire :

Fallait-il y croire ?

  • Comment croire à leur discours sur la biodiversité quand ils n’ont même pas conscience, un seul instant, du patrimoine local unique au monde en terme de poissons migrateurs qu’ils laissent dilapider et donc disparaître à tout jamais ?
  • Comment croire à leur discours sur leurs compétence et responsabilité au service de leurs territoires quand ils font le choix d’en abandonner délibérément un et en l’occurence le Béarn des Gaves ?
  • Comment croire à leur discours sur la démocratie quand des décisions comme celle-ci sont prises sans aucun débat en Conseil
  • Comment croire à leur discours sur la probité et la morale quand ils se permettent de mentir comme dans cet article de presse :                         –  OUI, la redynamisation économique d’un territoire et en l’occurence le Béarn des Gaves est tout à fait inscrite dans le champ de compétences du Conseil Général … au même titre que la montagne et ses stations, que la côte atlantique                                                                                                      –  NON, il n’a jamais été demandé une participation à hauteur de 1,5 million

Alors, honte à JJ.Lasserre et à toute sa cour inféodée !

Le combat continue !

A suivre … nous ne laisserons pas faire …

 

 

A quand la fin de l’instruction de l’affaire du port de Bayonne ?

 

Commentaire :

Nous venons de demander à notre avocat, Maître Ruffié, qu’il sollicite le T.A de Pau afin de bien vouloir clore l’instruction, introduite en octobre 2020 concernant le port de Bayonne, qui semble en état d’être audiencée et ainsi éviter que les Préfets et la Région ne fassent volontairement traîner l’affaire.

CF. l’affaire dans « Dossiers migrateurs » et « Actions engagées » : https://salmotierra-salvatierra.com/actions-engagees/

 

 

 

 

 

 

 

Saumon : qui pour indemniser les pros et sauver les migrateurs ?

 

Commentaires :

− Discours très ambigu sur un fond de méconnaissance du dossier qui confirme le doute et la défiance que l’on est en droit de ressentir, une fois de plus, devant nos représentants de la Pêche locale, régionale et en France censés défendre et protéger la biodiversité et entre autres les migrateurs de notre région …

− Il manquerait 2 millions € pour indemniser les pros ! :  c’est peanuts face aux 467 millions € du FEAMPA ( Fonds européen pour

les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture ) alloué par Bruxelles pour la pêche aux filets, poissons de mer et migrateurs !

Alors, que font nos représentants de la Pêche, de la Protection des Milieux Aquatiques, de la défense de la Biodiversité ?

− Qu’a fait et que fait la Fédération Nationale : rien !

Elle pourrait au moins s’enorgueillir de se rapprocher du Comité des Pêches pros afin de soutenir leur demande d’indemnisation !

Elle pourrait aussi s’enorgueillir de « mendier », de négocier ou de se battre pour obtenir une toute petite part de cette énorme allocation européenne ! … ou tout simplement pour, enfin, faire son job !

− S’il était nécessaire, nous avons une fois de plus la confirmation de la duplicité et du cynisme subventionné de nos instances représentatives qui par voie de presse et sans concertation, torpille un processus d’indemnisation  que nous percevions pour le moins aléatoire et circonstanciel, mais qui pouvait donner à certains des raisons d’espérer.