La FD 64 toujours au service des professionnels

Quand la FD 64 nous demandait de la laisser faire …

– ” … dans la sérénité et sans interférence politique” : ah bon ! c’est où ça ?

– pour être le “porte-parole de la pêche à la ligne” : c’est (jamais) trop tard pour se rappeler sa mission !

– pour “empêcher les filets” : heureusement qu’on n’a pas attendu la FD !

– … et pout tacler les saumoniers qui ne représenteraient que 4% de vente de cartes

La FD toujours au service des professionnels

Les FD nationale et 64 ont toujours préservé la pêche professionnelle, la FD nationale plus ouvertement que la FD 64.

Aujourd’hui, alors que le scandale politique du port de Bayonne éclate au grand jour, la FD 64, tout en ayant pris en charge « l’animation » de la question du rachat des licences professionnelles qui est loin d’être réglé … offre à nouveau ( rappelons-nous, il y a 5 ans ) à ces mêmes professionnels de meilleures perspectives de pillage de la ressource en proposant d’abaisser ( donc, à nouveau ), les prélèvements de la pêche sportive et de loisir.

Cherchez l’erreur … ou bien le machiavélisme de cette démarche !

On ne peut mettre en avant la nécessité d’une gestion plus responsable de la ressource en rivière tout en laissant perdurer le pillage commercial des professionnels en estuaire !!!

Sur un même bassin, gérer la ressource et la biodiversité ne peut se résumer à gérer ce que « laisse », faute de pouvoir tout piller, les professionnels !!!

Il y a 1 temps pour chaque chose :

–  tout d’abord, libérons le bassin de l’Adour de tous les filets, ce qui n’est pas encore fait !!!

– ensuite seulement, les instances gestionnaires de la pêche de loisirs pourront, en toute honnêteté et responsabilité, faire leurs propositions

Rappel concernant “la gestion” de la pêche de l’alose :

– les professionnels ont déclarés 16 tonnes d’aloses en 2019 !!!

Les 1ères réactions par « le Collectif 936 »

Le dossier scandaleusement falsifié de la pêche professionnelle

Dans le “Dossier Saumon Adour Position des marins pêcheurs de l’Adour et réponse argumentée à la demande de l’arrêt de la pêche au filet dérivant dans l’Adour par l’AAPPMA du Gave d’Oloron“, ci-joint :

instruit par le CIDPMEM 64-40 et financé ( avec l’argent du contribuable ! ) par la REGION NOUVELLE AQUITAINE, L’EUROPE et L’ETAT , nous remarquons que de la FDP64 et MIGRADOUR ne sont pas cités comme parties prenantes du problème à contrario de l’AAPPMA du Gave d’Oloron.

De fait, ces structures ne sont pas là pour servir la cause halieutique, elles servent de caution aux pouvoirs publics et aux corps intermédiaires et d’amortisseurs en cas de tensions et de conflits.

Tout a été fait pour ficeler, bâillonner et corseter les AAPPMA, tant au plan financier, qu’au plan de l’expression démocratique.

Nous avons besoin de militants déterminés, mobilisables sur le terrain pour défendre leurs rivières, leur environnement de vie, afin de construire un monde accueillant, préservé er restauré pour les générations à venir.

C’est la démarche d’associations militantes locales comme Salmo Tierra, la Sepanso, l’Accob, l’Apqv … qui, avec très peu de moyens, initient, impulsent, s’engagent dans des actions et recours juridiques.

Et pourtant, l’’argent ne manque pas.

Les taxes sur l’eau dont le montant est considérable sont totalement détournées de leur objet et permettraient dans les meilleurs délais de répondre en grande partie aux enjeux environnementaux concernant la protection de l’eau et tout particulièrement des rivières.

Enfin au regard des atteintes à la biodiversité, au saccage de notre environnement, à son empoisonnement par des pratiques agricoles démentielles, subventionnées de manière éhontée, nous devons envisager une action en écocide qui fédère toute les associations de protection de l’environnement confrontées à l’explosion des passe-droits, des atteintes à l’environnement et au pillage des ressources.

.

Le TA ouvre à nouveau la pêche dans le port de Bayonne

Commentaire :

Quelle blague !

Il n’y a bien que quelques plaisanciers pour croire qu’ils seraient les seuls à pouvoir pêcher dans le port de Bayonne  … dont le règlement intérieur, signé récemment par A.Rousset, ouvre à toutes les pêches.

La chose est simple …

L’interdiction  de pêcher dans le port de Bayonne concerne toutes les embarcations y compris celles de la plaisance. C’est déjà  le cas aujourd’hui, même  si cette interdiction est bafouée et n’est pas respectée.

Nous allons, au cas où le préfet avalise d’une signature scélérate le nouveau règlement portuaire, multiplier les recours, les demandes en dommages et intérêts, l’information en direction des médias nationaux et internationaux.

Bayonne  et son port apparaitront comme le centre de toutes les turpitudes et de tous les passe-droits. Ce sera le feuilleton politique judiciaire  et médiatique à  venir. Des dégâts  collatéraux en terme de tourisme et d’images sont à  craindre.

Concernant  l’état de droit,  nous sommes hélas confrontés  dès  aujourd’hui  à  sa déliquescence.

Le scandale politique du port de Bayonne – juillet 2020

Commentaire :

La Guerre du Saumon est relancée !

L’article, pages 2 et 3 de la République des Pyrénées (ci-dessus) en date du vendredi 24 juillet 2020, donne largement et complaisamment la parole aux putschistes du port de Bayonne et nous réserve suite à notre point presse devant la préfecture de PAU de la veille, un encart en forme de portion congrue.

Pour autant et par devers les protagonistes, il est remarquable au plan journalistique et informatif.

Que nous dit cet article de ce mauvais feuilleton, digne d’une république bananière. Citons pêle-mêle :

  • ” Les préfets ont toujours dit qu’ils suivraient la décision de la région” Serge Larzabal,
  • ” Selon le COGEPOMI , le saumon est géré de façon convenable” Serge Larzabal,
  • La ressource est considérée en bon état …. l’état des stocks n’est pas alarmant” Serge Larzabal,
  • ” Nous attendons que le COGEPOMI impose au moins certaines restrictions (quota, saison raccourcie) André Dartau,
  • “Nous demandons à la SEPANSO et à SALMO TIERRA de nous laisser travailler” André Dartau,
  • ” Il fallait laisser passer les élections” – ” nous sommes des victimes collatérales de la guerre du saumon” Pierre Stephan.

      et caetera ….

Que nous dit Pierre STEPHAN, vice-président de l’APPA Anglet :

“Concernant la réouverture de la pêche de plaisance dans le port de Bayonne, nous sommes en négociation avec l’administration. Le président de région vient de signer le nouveau règlement portuaire qui n’interdit plus la pêche dans le port et nous attendons les signatures des Préfets (40 et 64).”

Que faut-il en penser ?

  • Des administrations sous autorité préfectorale, ont négocié sournoisement et en catimini avec les braconniers. Elles l’ont fait sciemment, dans la toute puissance, avec un sentiment d’impunité et dans le déni de décisions de justice qui leurs avaient rappelé le droit et l’intérêt public. Elles cèdent le pas et ce n’est pas nouveau, à des intérêts privés dont elles sont parties prenantes depuis des décennies et orientent sous couvert d’expertise les décisions des préfets qui par fonction ne font que passer.
  • Le Conseil Régional n’a pas eu son mot à dire sur la décision de son Président Alain Rousset. La région Nouvelle-Aquitaine est la victime d’une gouvernance défaillante et partisane. Nous avons un président affaibli, au raisonnement spécieux et défaillant, qui n’a pas de parole, manque à ses engagements et réactive un conflit d’un demi-siècle en passe d’être résolu,
  • Concernant la FD64André Dartau qui n’a eu de cesse de torpiller notre combat pour libérer le port, est devenu de sa propre initiative, sans concertation et sans mandat, l’interlocuteur du président de région, sa caution et aussi sa marionnette.
  • Ce n’est pas faire injure à Serge Larzabal, président du comité Interdépartemental des pêches maritimes et des élevages marins ( 64 et 40 ), que de dire concernant la ressource, qu’ il dit n’importe quoi !
  • Le COGEPOMI n’a aucune indépendance et si André Dartau, totalement compromis avec le président de région fait semblant de croire le contraire, il faut se souvenir de ses réactions pour le moins courroucées et vindicatives au sortir des réunions de cet organisme CQFD !

Allons à l’essentiel !

Qui bénéficie réellement de l’ouverture de la pêche dans le port de Bayonne ?

  • Les plaisanciers ! La marine de plaisance aime le sanctuaire marin du port, c’est moins dangereux que le grand large et c’est la pêche miraculeuse quasiment assurée à chaque marée. Ils ne peuvent pas admettre la création d’une réserve pour des espèces marines surpêchées !

Dans un souci d’égalité et de parallélisme des formes avec la pêche en eau douce, nous proposons :

  • la fin de la pêche gratuite en zone maritime, (100€ pour la pêche à pied, 1000 € pour la pêche embarquée),

  • des périodes de fermetures spécifiques selon les espèces,

  • la limitation des techniques de pêche et la création de zones de gratiation en limite de rivage,

  • des réserves de pêche sanctuarisées.

Quant aux Préfets, dont il est dit qu’ils sont aux ordres du Président de Région et sous l’influence de leurs administrations, revenons sur leur Requête en interprétation du jugement du TA de PAU en date du 25 juin 2019.

Elle n’a d’autre motivation que de céder en y mettant les formes aux sollicitations du Président Rousset pour rouvrir la pêche dans le port de Bayonne.

Ils ont la volonté de remettre en cause l’autorité de la chose jugée. Ce faisant ils jouent les boutefeux. c’est pour des préfets au fait de leurs missions, de très mauvaise politique.

Quant aux pêcheurs professionnels, conscients de la précarité de leur avenir professionnel dans un monde qui va changer, nous les invitons à quitter l’Adour et son estuaire.

L’instabilité juridique autour de la pêche dans le port de Bayonne, les préconisations européennes, le combat des associations au niveau national pour une interdiction de la vente des saumons sauvages et plus généralement des espèces amphihalines sont autant d’indications pour négocier une reconversion (que nous soutenons).

Le positionnement de Serge Larzabal sous une apparence de soutienprocède de la défense de son propre intérêt à ne pas voir de nouveaux concurrents sur son territoire marin.

Un scandale politique : on est en passe de sacrifier le développement économique, humain, écologique de vallées entières, pour satisfaire quelques intérêts ligués, solidarités financières subventionnées sur fonds publics, (ou d’autres clandestines) et complaisances administratives liant les différents acteurs et organismes de protection autoproclamés.

La préservation de l’environnement et sa restauration imposent loin de l’écologie de salon qu’aime tant la vieille politique, d’être au plus près du terrain. L’eau et sa biodiversité sont des enjeux majeurs. L’état calamiteux des populations de poissons en rivière et dans l’océan, devrait interpeller les pouvoirs publics.

Il est vrai que le département du 64, apparait à beaucoup de plus en plus comme une colonie intérieure avec son lot de passe-droits, de petits et grands arrangements avec la loi et de destruction environnementale (agriculture industrielle dévastatrice en terme d’environnement, de pollutions et de santé, carrières, surpêche, trafics en tous genres, etc … )