Pibales : coup de filet français ! – suite 4 – Le Monde – avril 2018

1 point pour l’administration française du bassin de la Loire !

Sachant que ce bassin de la Loire ne représente que 20% des captures de civelles alors que l’Adour autour de Bayonne en représente 70% avec un énorme trafic international, la question récurrente est la suivante :

  • que fait l’administration française du 64 ?    

Elle n’est pourtant pas trop occupée par le pillage hors la Loi et le trafic local du saumon !

Des rumeurs laissent entrevoir ses réflexions stratégiques en direction des pêcheurs professionnels : les pibales contre les saumons ou bien les saumons contre les pibales ?

 

 

Coups de filet chez les trafiquants de
civelles, jeunes anguilles protégées

Depuis son interdiction d’exportation hors UE en 2009, le braconnage de l’alevin de l’anguille explose. Ce trafic est « presque aussi rentable que la coke ».

LE MONDE | 26.04.2018 à 06h38 • Mis à jour le 26.04.2018 à 15h50 | Par Nicolas Legendre (Rennes, correspondance)

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L’opération a nécessité cinq mois d’enquête, des dizaines d’heures d’écoutes, des balisages de véhicules, des filatures; plus de cent gendarmes et fonctionnaires ont été mobilisés, treize interpellations effectuées.

Entamée mi-avril dans quatre départements de la façade atlantique (Vendée, Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine et Morbihan), dans le cadre d’une investigation toujours en cours, elle présente tous les attributs d’un coup de filet dans les eaux profondes du narcotrafic. Elle vise en réalité à démanteler un trafic international d’une espèce animale protégée : la civelle ou pibale – l’alevin de l’anguille, poisson migrateur menacé d’extinction.

Le braconnage et la revente de ce fretin translucide, principalement à destination des marchés asiatiques, s’intensifient depuis le début des années 2010, car il a été décidé, en 2010, d’en interdire l’exportation hors de l’Union européenne (UE), dans le but de la protéger. Petits délinquants et receleurs chevronnés se partagent un butin estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par an. Beaucoup de ces filières transcontinentales prennent racine en France.

Marché noir

Jadis abondante, l’anguille européenne (Anguilla anguilla) subit une hécatombe. Selon l’Agence française pour la biodiversité, la quantité de spécimens présents dans les eaux hexagonales a diminué de 75 % en trente ans. En cause, notamment : la construction de barrages, la canalisation des cours d’eau, la pollution, la pêche, le braconnage et le parasitisme. Les 530 pêcheurs français disposant d’une licence sont soumis à des quotas. Lors de la saison 2017-2018, ils ont été autorisés à sortir de l’eau 65 tonnes de civelles, soit près de 80 % du total des pêches légales réalisées en Europe.

De l’autre côté du globe, Anguilla japonica, la cousine asiatique de l’anguille européenne, a décliné de façon spectaculaire pour des raisons semblables. Au Japon, la saison de pêche qui s’achève s’annonce comme la pire jamais enregistrée. Le marché noir a donc pris le relais du commerce officiel, car la demande pour ce mets très apprécié en Asie reste très forte. D’où le report vers les civelles européennes, même illégales, pour les engraisser sur place.

Malgré des recherches sérieuses, nul n’est parvenu, en Asie pas plus qu’en Europe, à obtenir en laboratoire la reproduction d’une espèce connue pour naître du côté de la mer des Sargasses, avant de traverser l’Atlantique à l’état d’alevin alors qu’elle ne mesure que quelques centimètres.

« Presque aussi rentable que la coke »

Cet animal d’exception a un prix : il oscillait entre 150 euros et 550 euros le kilo, en France, durant l’hiver 2017-2018. La cote des civelles de contrebande, parvenues vivantes – après un périple en avion dans des sacs hermétiques – à Hongkong, plaque tournante du trafic mondial d’espèces protégées, atteint 1 000 à 4 000 euros le kilo. C’est l’équivalent d’un caviar de bonne qualité.

« La civelle, c’est presque aussi rentable que la coke, les emmerdements en moins ! », s’emporte José Jouneau, le président du Comité régional des pêches des Pays de la Loire, principale région française pour cette pêche. « La répression et les poursuites des infractions n’ont pas suivi la montée en puissance des trafics, précise Antoine Tugas, avocat spécialisé. Les parquets ont peut-être eu du mal dans un premier temps à considérer l’ampleur du phénomène. On est face à de véritables organisations, un vaste trafic. »

Dans les estuaires atlantiques, les pêcheurs officiels se sont presque habitués à la présence des braconniers. Certains témoignent d’accrochages entre les uns et les autres, de jets de pierres, d’intimidations, de menaces, voire de « lâchers de chiens ». Courses-poursuites avec les forces de l’ordre, barrages forcés et coups de feu ne sont pas rares lors d’opérations de contrôle. Depuis le début des années 2010, une « audience civelles » consacrée au braconnage se tient chaque année au tribunal d’instance de Nantes.

« Une forme d’omerta »

« Certains noms reviennent souvent, confie Antonin Rousseau, substitut du procureur. Des familles de gens du voyage de Loire-Atlantique se sont spécialisées dans le trafic de civelles. Leurs membres braconnent parfois de père en fils. » Des pêcheurs dûment autorisés ont été inquiétés par la justice. « On a tous malheureusement nos brebis galeuses, soupire José Jouneau. Il est parfois difficile pour un pêcheur de ne pas céder au chant des sirènes. »

Les sirènes en question sont les intermédiaires qui se procurent des civelles sous le manteau. Parmi eux figurent en premier lieu certains mareyeurs que la justice tient dans son collimateur. En France, une dizaine de grossistes bénéficient d’une habilitation pour acheter et vendreces alevins. Certains semblent évoluer hors des clous.

Un seul mareyeur a accepté de répondre au Monde, sous le couvert de l’anonymat. L’intéressé, qui affirme travailler « en conformité avec la loi », décrit un milieu « assez fermé », régi par « une forme d’omerta »« Il y a de plus en plus de réseaux parallèles, explique-t-il. Je suis régulièrement approché par des intermédiaires douteux. » Un pêcheur de civelles ajoute, lui aussi anonymement : « Les mareyeurs exportaient vers l’Asie avant que ce soit interdit : ils ont conservé leurs contacts et leur savoir-faire. »

L’étau se resserre sur les trafiquants

Le gérant d’une entreprise de mareyage basée en Loire-Atlantique a ainsi été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en 2016. Son procès doit se tenir dans les prochains mois. Deux de ses homologues vendéens sont en détention préventive à la suite de l’opération de gendarmerie organisée mi-avril. Cette mesure constitue, selon une source proche du dossier, une première à l’échelle européenne pour des trafiquants présumés de civelles. Une autre source indique que ladite enquête, encore en cours, pourrait déboucher sur « la plus importante affaire » de commerce illégal de civelles jamais mise au jour sur le continent.

Depuis deux ans, l’étau se resserre sur les trafiquants. L’agence Europol, en coopération avec les services de six pays de l’UE, a coordonné en 2017 une vaste offensive. Bilan : 48 arrestations et d’importantes saisies – quatre tonnes d’alevins, des voitures de luxe, un million d’euros en espèces et en lingots d’or.

L’une des organisations mises en cause aurait généré jusqu’à « 280 millions d’euros » en cinq ans grâce au trafic. Au Maroc, début 2018, 60 kilos de jeunes anguilles conditionnées dans dix valises ont été interceptés à l’aéroport de Casablanca. Quelques semaines plus tard, quatre Chinois, trois Espagnols et trois Marocains étaient arrêtés en Espagne et au Portugal. La police a saisi à cette occasion 460 kilos de civelles ainsi que 364 valises « potentiellement utilisées pour la contrebande ».

Europol et l’ONG Sustainable Eel Group (SEG), référence européenne en la matière, estiment qu’entre huit et cent tonnes de civelles sont braconnées dans l’UE chaque année. Des études destinées à préciser ces données sont en cours. Ces volumes généreraient un chiffre d’affaires illicite total de 200 millions à près de 3 milliards d’euros. Dans ce contexte, Andrew Kerr, le président du SEG, n’hésite pas à affirmer que la civelle est « l’ivoire européen ». Jusqu’en 2016, en France, les braconniers d’alevins d’anguille n’encouraient que des amendes. La loi prévoit désormais des peines de prison avec sursis. Les revendeurs, quant à eux, risquent jusqu’à sept ans de prison et 750 000 euros d’amende.

En savoir plus surhttp://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/26/coups-de-filet-chez-les-trafiquants-de-civelles_5290770_3244.html#3Wmi0MacaEj845gz.99

Bayonne sans filets – 4 – « La pêche en eaux troubles » – Sud-Ouest 28 avril 2018

♥   Pêche en eaux troubles 1

♥   Pêche en eaux troubles 2

 

Nous remercions très chaleureusement :

  • le port de Bayonne pour le cadre et les décors
  • les pêcheurs aux filets pour leur interprétation fidèle du pillage organisé de la ressource
  • l’Etat et la Justice pour leur parfaite mise en scène
  • l’Omerta pour l’originalité du texte

 

« CETTE PÊCHE EN EAUX TROUBLES », QUE CACHE-T-ELLE ? par Jean Sarsiat.

La pêche aux filets dérivants est interdite dans le port de Bayonne. C’est incontestable et incontesté. Donc que la loi soit appliquée ! Ni plus ni moins ! Et vite ! Sinon c’est qu’il y a anguille sous roche et il va falloir enquêter pour savoir ce qui se passe vraiment.
Le titre de l’article est évocateur : « Pêche en eaux troubles »…

Précisons que le Front uni des vallées des gaves (1) qui soutient la pêche sportive à la ligne n’est pas parti en guerre contre les professionnels de la pêche. Il leur demande simplement de quitter la zone interdite du port de Bayonne (véritable goulet d’étranglement) et d’aller déployer leurs filets ailleurs. Ils peuvent le faire sur le secteur d’une vingtaine de kilomètres, en amont du pont Grenet, dans l’Adour et dans les Gaves réunis où c’est autorisé.

(1) Ce Front uni, baptisé « Union sacrée » par l’AAPPMA du gave d’Oloron, réunit les Fédérations de pêche du 64, du 40 et du 65, les acteurs du tourisme, les collectivités locales unanimes (250 communes et communautés de communes ont voté une délibération), les parlementaires, les élus départementaux et régionaux, Salmo Tierra Salva Tierra, TOS, SEPANSO 64 et 40, l’association nationale des guides pêches, le club mouche de l’Allier, les Gîtes de France, l’association départementale des hôteliers et restaurateurs, les camping, les magasins d’articles de pêches …

Bayonne sans filets – 3 – constat d’un Etat hors la loi !

Poissons migrateurs  : un scandale français !

En attendant une prochaine et nouvelle action en justice, le constat d’huissier que nous produisons montre de manière éclatante que le braconnage est institutionnalisé dans le port de Bayonne, avec la bénédiction d’une camarilla d’agents administratifs plus que bienveillants.

Ainsi, il en va des responsables des Affaires Maritimes qui, sollicités à maintes reprises, se refusent à intervenir et à faire respecter la loi.

Nous produisons une vidéo qui montre l’inimaginable : des filets barrant entièrement l’Adour et sa passe avec en arrière-plan, pour bien situer le délit, les cargos à quais.

Cette vidéo deviendra, nous l’espérons, virale et témoignera d’un désastre français : celui de la disparition de l’Etat de Droit.

Au-delà de l’interdiction de pêche dans les limites du port de Bayonne et contrairement à ce qui est claironné, Les poissons capturés ne font l’objet d’aucun contrôle sanitaire – d’aucun contrôle tout court – ils échappent entre autres au passage obligatoire par un point de pesée dont l’absence voulue permet d’alimenter un trafic très lucratif.

Les informations communiquées par certains agents des administrations concernées ne sont pas que fantaisistes : basées sur du déclaratif, jamais vérifiées, elles sont volontairement falsifiées au dire même des protagonistes !

Qui sontau-delà des braconniers officiels, les bénéficiaires de ce scandale ?

Ce sont les mêmes acteurs qui trafiquent le saumon et la pibale.

Les enjeux financiers sont énormes et échappent à tout contrôle.

On s’en inquiète partout en Europe, dans le monde y compris récemment aux Etats-Unis, mais pas en France !

Pourquoi ?

… et nous avons aussi besoin de partenaires – 3 – mars 2018

 

 

Appel à partenariat 

Madame, Monsieur,

Notre Association, Salmo Tierra – Salva Tierra, à but non lucratif, de défense de l’environnement et d’intérêt général, déclarée au J.O. Le 17 octobre 2015 a pour objectifs :

– restaurer la totale libre circulation des poissons migrateurs et obtenir la fin de la pêche aux filets dérivants dans le bassin versant de l’Adour et sur l’ensemble des bassins versants de la façade atlantique,

– protéger, restaurer et reconquérir l’environnement très dégradé du bassin versant de l’Adour et ce pour une qualité de l’eau et une vie aquatique optimales.

Après 2 années d’existence, nous rencontrons, au-delà des adhérents du Béarn et de la région, nombre d’échos positifs en France et en Europe.

Nous nous réjouissons de voir les élus locaux s’approprier enfin nos thématiques et se poser en défenseurs et promoteurs de leurs territoires. Le Saumon est devenu un symbole : celui de la reconquête de nos vallées, pillées, saccagées, polluées ; conséquences du cynisme et de la cupidité de quelques-uns et de l’indifférence du plus grand nombre.

Aussi bien dans les plaintes qui ont été déposées auprès du Procureur de la République de Bayonne par les Fédérations 64 et 65, l’AAPPMA du Gave d’Oloron à laquelle nous avons été étroitement associés, que dans les différents courriers aux Préfets concernés de Région, 64 et 40, qui associent les SEPANSO 64 et 40 à SALMO TIERRA ( https://salmotierra-salvatierra.com ), il est question de faire respecter l’interdit de toutes pêches dans le port de Bayonne, avec comme objectif déclaré : l’interdiction totale de la pêche professionnelle aux poissons migrateurs dans le bassin versant de l’Adour et sur les fleuves et les courants côtiers.

Les deux actions engagées sont complémentaires :

D’un côté, le procureur de Bayonne, investit d’un mandat élargi, devrait mener les investigations souhaitées tous azimuts : Etat, Région, Administrations, Associations agrées de pêcheurs professionnels.

De l’autre, une action ciblée sur les Préfets faisant courir les délais contentieux.

Toutes ces démarches nécessittent un financement que seules les adhésions ne peuvent couvrir.

Nous recherchons donc des partenaires financiers et c’est pourquoi nous nous permettons de vous solliciter. En retour, nous pouvons vous offrir de la visibilité, en tant que partenaire, sur notre site web https://salmotierra-salvatierra.com/

Nous vous rappelons que les dons aux associations d’intérêt général bénéficient de déductions fiscales.

Nous restons, bien entendu, à votre disposition pour vous présenter plus en détail notre association.

Dans l’espoir que vous serez sensible à notre demande, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Mars 2018

Pour l’Association,

Pierre Bernard

PS : vous trouverez le formulaire de partenariat sur notre site https://salmotierra-salvatierra.com/

et vous pouvez, bien entendu, nous contacter pour toute question ou proposition.

Nous avons encore besoin de vous – 2 – mars 2018

APPEL à RENOUVELLEMENT D’ADHESION

en qualité de membre de Salmo Tierra – Salva Tierra

Comme vous le savez, la continuité dans l’adhésion est un élément essentiel de la réussite des combats menés par l’ association.

Votre adhésion compte beaucoup et il est très important que vous confirmiez votre participation à notre démarche.

Nous avons donc le plaisir que vous proposer le renouvellement de votre adhésion à l’Association dont vous pouvez suivre les projets et activités en consultant notre site web, en vous inscrivant à notre newsletter et sur facebook.

Ensemble, nous sommes plus forts et serons plus efficaces !

Nous comptons sur votre soutien.

Merci pour votre engagement.

Avec nos vifs remerciements.

Bien cordialement.

Pour l’Association,

Pierre Bernard

PS : vous trouverez le formulaire d’adhésion sur notre site https://salmotierra-salvatierra.com/

ou bien, envoyez un chèque à l’association en précisant vos coordonnées ( mail, téléphone

et adresse postale ).

Vous pouvez, bien entendu, nous contacter pour toute question ou proposition.

Nous avons besoin de vous – 1 – mars 2018

APPEL à ADHESION

en qualité de membre de Salmo Tierra – Salva Tierra

Vous n’êtes pas sans savoir combien les adhésions, votre adhésion, comptent pour notre Association.

C’est pourquoi nous avons le plaisir que vous proposer d’adhérer à l’Association dont vous pouvez suivre les projets et activités en consultant notre site web, en vous inscrivant à notre newsletter et sur facebook.

Ensemble, nous sommes plus forts et serons plus efficaces !

Nous comptons sur votre soutien.

Avec nos vifs remerciements.

Bien cordialement.

Le secrétaire,

Pierre Bernard

PS : vous trouverez le formulaire d’adhésion sur notre site https://salmotierra-salvatierra.com/

et vous pouvez, bien entendu, nous contacter pour toute question ou proposition.

Bayonne sans filets 2 : la réponse du Préfet de région et nos recours administratifs – mars 2018

Commentaire :

Faire valoir le droit et non pas les passe-droits au nom de l’intérêt général et de la protection du bien commun, tel est le sens de notre action.

L’inertie des représentants de l’Etat, se refusant à faire respecter ce qui n’est qu’un probléme de police de l’eau, nous a imposés d’aller devant les tribunaux compétents.

Il nous faudra rapidement interroger les liens pour le moins troubles entre certains représentants des administrations compétentes et une certaine pêche qui se proclame de manière indécente, professionnelle et respectueuse de la ressource.

Soyons vigilants !!!