Des retombées économiques bien réelles …

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Les retombées économiques de la pêche sportive du saumon atlantique sont ou pourraient être immenses pour les pays qui ont la chance de pouvoir encore l’accueillir dans leurs rivières.

  • C’est le cas des Gaves en Béarn et Pays-Basque.

Depuis un trentaine d’années les filets en estuaire des rivières nord-européennes et d’Amérique du nord ont été enlevés pour favoriser la remontée des saumons vers leurs rivières natales et encourager l’économie « juteuse » de la  pêche sportive.

  • Ce n’est pas le cas des Gaves en Béarn et Pays-Basque où sévissent encore des filets dans l’estuaire !

L’Ecosse et l’Angleterre, la Scandinavie, l’Iceland , la péninsule de Kola en Russie qui ont principalement des parcours privés génèrent des journées de pêche à une moyenne de 50 euros  à 1000 euros /jour.

Concernant la France, nous ne pouvons nous comparer à ces voisins européens car nos rivières sont publiques.

 Nous prendrons donc en exemple le Québec où les rivières sont gérées par l’Etat et leur Fédération  (FQSA).

Le saumon au Québec , un parfait modèle de gestion économique et de gestion des ressources.

Le rapport économique sur le saumon de « Gardner Pinfold » d’Halifax ,financé par le gouvernement canadien confirme que le saumon atlantique sauvage soutient une industrie verte viable qui attire un grand nombre de touristes et produit des recettes et des emplois dans les communautés rurales qui doivent souvent composer avec des pertes massives d’emplois dans d’autres industries.

Ainsi, la pêche sportive du saumon au Québec représente 60 millions $ et 3900 emplois directs et sur la seule rivière Cascapédia, cette activité sportive contribue pour 7,2 millions $ au PIB du Québec et produit 172 emplois à temps plein.

Localement la pêche du saumon et le tourisme connexe créent un emploi sur 30.

La Fédération du Saumon Atlantique (FSA) et son conseil régional, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) revendiquent que le saumon atlantique sauvage du Québec soit reconnu comme une ressource naturelle précieuse.

En effet, l’étude de « Gardner Pinfold » démontre aussi que les citoyens consentiraient à payer pour la restauration du saumon comme preuve d’un écosystème sain et en tant que partie d’une industrie qui crée des emplois, de l’activité économique et une meilleure qualité de vie dans les communautés du Québec.

Nos rivières Béarnaises : le Gave de Pau, le Gave d’Oloron et  le Gave de Mauléon et les Nives du Pays Basque, pourraient largement égaler l’économie de la Cascapédia lorsque nous aurons enfin pu régler le problème des filets.

La pêche aux filets ne génère qu’une quinzaine d’emplois et des retombées économiques ridicules : en moyenne 45 euros le kg à la criée comparé au coût de revient du saumon en pêche sportive à environ 1000 euros le kg.

 

La FD 64 et l’AAPPMA d’Oloron

 

APS Loire-Allier

 

Fédération du Saumon Atlantique

 

Fédération des Gestionnaires de Rivières à Saumons du Québec