NOUS AVONS PERDU EN REFERE …

Nous avons perdu en référé. Les Préfets du 40 et du 64 ne veulent pas faire respecter la loi dans le port de Bayonne ( Cf. ordonnance de rejet du TA).

Pendant l’audience de référé, nous avons entendu du représentant du préfet du 64, une litanie de mensonges, de lieux communs, d’approximations, de références douteuses qui nous ont laissés interloqués.

Notre avocat, maitre Ruffié dans une démonstration sereine et argumentée, retournait contre la partie adverse, les pièces que celle-ci apportait à décharge. Cela fut en termes de plaidoirie, un KO technique.

Las ! la chose était jugée d’avance et nous en eûmes confirmation dès le lendemain avec une célérité qui honore l’institution judiciaire.

Le déni de réalité et le mensonge institué sont la marque de ces deux départements. Pollutions SANOFI et autres sur le bassin de LACQ, eaux de baignades du littoral basque et landais trop souvent impropres à la baignade, installations de traitement des eaux usées défaillantes, destruction des meilleures terres agricoles pour des carrières à l’utilité plus que contestables, pillage des espèces marines tout le long du littoral, trafics internationaux de pibales et de saumons emblématiques de la biodiversité … etc.

N’en jetons plus ! Comment cela est-il possible ? il se murmure de manière de plus en plus audible que nous avons des préfets qui ne font que passer et s’en remettent à l’expertise de leurs administrations pour les problèmes qui nous préoccupent.

Qui détient le vrai pouvoir ? qui joue avec notre santé et notre qualité de vie ? qui confisque l’avenir du plus grand nombre pour le bénéfice de quelques-uns ? doit-on parler de corruption ? ainsi en est-ilde certaines personnes qui disposent des informations, des compétences, de l’expertise et de la capacité nécessaires pour faire leur travail.

Ce mode de structuration des institutions administratives témoigne d’un parti pris élitiste, d’un entre-soi, en conséquence de quoi la corruption devient institutionnalisée grâce à l’aide offerte par les élites bureaucratiques, les politiciens, les hommes d’affaires et les cols blancs.

Les procédures en cours sur le fond contre les préfets sont à l’instruction et devraient être examinées nous l’espérons avant la prochaine razzia aux filets dérivants dans le port de Bayonne et sur l’Adour.

Nous avons pris la mesure du refus de l’état régalien d’assumer ses responsabilités. Nos actions à venir en tiendront compte.