LES CARRIERES BAGER D’OLORON

 

Comme chacun le sait aujourd’hui, les projets de carrières, déjà évoqués de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, sites, médias, occupent à temps complet les gens de l’ACCOB.

Vous avez dû également suivre les dérapages réalisés par notre plus haut édile à Oloron sur les médias et sur nos pages également.

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, voici quelques lignes pour faire un point succinct.

Première opération : Hervé Lucbéreilh, le maire d’Oloron a donné une autorisation verbale à M. Costanzo, patron de l’entreprise GC Conseil pour réaliser des travaux d’études de projets de carrières. Cette autorisation à engendré de fortes dégradations et destructions dans la forêt du Bager.

Suite à cela, en partenariat avec la SEPANSO, une plainte a été déposée du fait de cette pénétration illégale dans une zone EBC (espace boisé classé au PLU) et surtout vis à vis des dégâts commis (plainte, mois de juillet).

Une autre association Nationale, l’ANPER est en train de faire de faire de même, espérons qu’une autre piqure aide à remettre ces gens sur le droit chemin….c’est à dire simplement sur le chemin de la légalité.

Ceci étant, un peu de temps s’écoule, et encore une fois un fait similaire se reproduit ! Voilà que l’opposition, lors d’une réunion du Conseil Municipal fait une annonce surprenante !

Le Maire aurait réalisé un acte de compromis de vente concernant la bagatelle de 261 hectares de forêt à Monsieur Costanzo ! Il s’agit de 261 ha de terrains communaux qui seraient bradés à un privé.

Même dans le camp du maire, on peut remarquer que certains « en tombent sur le cul » à l’énoncée de ce fait….

Les jours suivants, la preuve est faite que notre maire d’Oloron a pris seul cette décision. Rien de rien n’a été évoqué en réunion de Conseil Municipal, et encore moins voté.

Il y a du travail sur la planche…mais on l’a vu à maintes reprises, c’est habituel chez cet homme  qui semble vivre à une autre époque, au temps de la royauté ! La démocratie, il ne connaît pas, il faut pourtant qu’on lui inculque. Certains l’appellent le « roitelet » ce n’est pas pour rien !

Cela fera surement l’objet d’une prochaine intervention musclée de l’opposition.

Cette même opposition l’a interpellé pour la nième fois sur le fait que deux ans durant, un projet de carrières est en cours, aucune information n’a encore été faite aux citoyens du piémont Oloronais.

En résulte cette fois que samedi 26 octobre, nous avons reçu un courrier d’invitation pour nous rendre en mairie participer à une réunion ne devant pas dépasser 10 personnes. Au total, ce seraient 40 personnes maximum qui auraient cette « faveur » !

Oloron, pour ne parler que d’Oloron, compte 11 000 habitants. Si on fait le rapport, 0,1 % de la population pourra participer à cette info ? Quelle démocratie ? Mais pour cela, il faut téléphoner pour s’inscrire….quelles personnes seront sélectionnées ? Comment ? bien des questions se posent ?

Sur la même lettre, les lignes suivantes indiquent aussi une réunion publique, salle Jéliotte le 21 Novembre 2016 à 19 heures. Là, normalement la salle peut recevoir 500 personnes, il y aura plus de brouhaha ! Peut-être et surement de la houle !

Assez parlé du maire, du porteur de projet. L’ACCOB, que fait-elle pendant ce temps ?

Pour certains d’entre nous, travail, travail et encore travail. Cela ne se voit pas toujours, tout de suite du moins…mais des dossiers sont en piste dans différents domaines.

Ce que l’on peut dire, c’est que l’ACCOB est entre autre bien sûr, en train de réaliser des contre-projets qui entraineront des créations d’emplois pérennes, au contraire de ceux présentés par les casseurs.

Tout d’abord, il faut réaliser qu’en empêchant de telles installations, nous protégeons un grand nombre d’emplois liés directement ou indirectement au tourisme. Tourisme qui dépend intégralement de la nature, des paysages, de nos routes pittoresques.

Sur les médias nous avons trouvé des informations relatant que 135 emplois sur le territoire des gaves dépendent de la pêche. Si le gave était pollué, le risque serait bien présent. Avec cela, on peut aussi parler en premier lieu des hôtels, restaurants, gîtes et chambres d’hôtes….etc. Encore des emplois mis à mal, sans compter que des routes à camions ne sont pas les plus attirantes pour séduire les vacanciers.

Deuxièmement, l’ACCOB travaille sur des axes qui vont permettre de développer le seul vecteur viable chez nous, qui favorise le développement, l’emploi : le Tourisme durable.

Ce n’est pas exceptionnel, parce que nos amis de Salva Tierra, également ceux de APQV sont sur le même cheminement.

Il est nécessaire que toutes ces associations s’épaulent, pour créer une dynamique collective. En effet, nous en avons parlé ensemble lors de différentes AG ; il y a une discontinuité tout au long des gaves. En travaillant ensemble, il est possible de créer un réseau ininterrompu tout au long de ces rives et ainsi réaliser un réseau, un véritable potentiel et amener les touristes chez nous, qu’ils ne s’ennuient pas au bout de deux jours. Il faut au contraire qu’ils souhaitent revenir !

Personnellement, j’ai constaté que des élus de tout bord portent un véritable intérêt aux ébauches de projets que nous avons déjà présentées. Nous travaillons d’arrache-pied pour parvenir à ficeler de nouveaux dossiers plus affinés, afin de leur présenter rapidement. Des budgets viennent d’être débloqués, nous voulons que notre département en profite.

Je ne vais pas les développer ici, ils sont nombreux croyez-moi ! Pour tout dire, nous aurions besoin d’aide…. ce serait l’idéal pour avancer plus vite…

Nous avons remis à Madame la Sous-Préfète un de nos dossiers décrivant les projets de l’ACCOB, afin qu’elle ait une autre approche sur la façon de mettre en valeur notre région. A notre sens, elle jettera un regard plus attentif, plus rigoureux sur le dossier des carrières, avec des terrains communaux vendus à un prix dérisoire, avec perte des revenus forestiers, perte du patrimoine, perte du tourisme, perte de la biodiversité, etc…

Est-ce que les élus de l’état prendront le risque d’accepter un tel massacre pour enrichir seulement une petite poignée de privés ? Telle est la question ! En prendront-ils la responsabilité ?

Pour l’instant, je rappelle pour ceux qui souhaitent suivre de plus près les péripéties des projets de carrières à Oloron qu’ils peuvent venir le 21 novembre à 19 heures à Oloron Salle Jéliotte, face à l’Office de Tourisme.

Le Maire d’Oloron va enfin parler ! Que va-t-il nous « pondre » cette fois ?

Nous organiserons également une réunion publique par la suite pour rattraper les inévitables erreurs ou plutôt mensonges du 21 !

Nous vous en avertirons prochainement.

Jean Claude Dutter
Quartier Bager Sud
64400 Oloron Sainte Marie
Tél : 05 59 34 46 27  /  06 17 61 04 10

Notre site :
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En Commission Environnement - Carrière du Bager – 4 – Impacts du projet sur les frayères – novembre 2016. Publié le : 8 novembre 2016

En Commission Environnement - Carrière du Bager – 2 – l’ACCOB ne lâche rien pour sauver le Bager – octobre 2016. Publié le : 19 octobre 2016