Saisie de 900 kg de pibales dans le 64 ! janvier 2019

 

 

Commentaire :

Enfin, les douanes du 64 s’y mettent aussi ! après une saine émulation avec le 44 …

“Le fabuleux et tragique destin du saumon sauvage” – février 2019

 

 

Commentaires :

Les Cogepomis et autres Plagepomis, outils administratifs irresponsables sont “dans les filets” des pêcheurs professionnels.

L’Etat connait très bien la seule réponse qu’il n’a pas eu le courage de mettre en oeuvre à temps pour le bassin Loire-Allier et qu’il n’a pas le courage de mettre en oeuvre, pendant qu’il est encore temps, pour le bassin de l’Adour et des Gaves : l’arrêt immédiat de la pêche commerciale du saumon sauvage.

“Le Chasseur Français” a tout compris – février 2019

 

 

Commentaires : Quelques chiffres à corriger ! 

  • Plusieurs milliers de saumons français et espagnols sont prélevés en mer illégalement par les professionnels dans la bande littorale landaise et plusieurs autres milliers sont prélevés, tout autant illégalement, par les filets sur l’Adour !
  • Chaque année, environ un millier de pêcheurs sportifs prélèvent environ 300 saumons tandis qu’une quinzaine de professionnels en prélèvent de 5000 à 8000 !
  • Les retombées économiques de la pêche sportive sont 20 fois supérieures à celles de la pêche commerciale !

Un constat “apaisé” pour le saumon ? AFB 64 – 21 janvier 2019

 

Commentaire suite aux 2 précédents :

Film AFB 64 récent, très mal diffusé, au montage parfois partial et au texte grandement à compléter voire à reprendre.

Le constat est pourtant clair et répétons-le :

  • Plusieurs milliers de saumons français et espagnols sont prélevés en mer illégalement par les professionnels dans la bande littorale landaise et plusieurs autres milliers sont prélevés, tout autant illégalement, par les filets sur l’Adour !
  • Chaque année, environ un millier de pêcheurs sportifs prélèvent environ 300 saumons tandis qu’une quinzaine de professionnels en prélèvent de 5000 à 8000 !
  • Les montaisons et retours sur frayères diminuent sur le gave d’Oloron avec une moyenne à seulement  1500 saumons  observés à la station de contrôle de Navarrenx.

Confortant le discours du directeur de l’AFB, nous apprenons dans ce film AFB 64 que les pêcheurs professionnels  gèrent durablement la ressource !  Nous aurions le coeur à rire, nous fêterions cette 1ère mondiale !

La protection administrative de l’Etat dont bénéficie cette pêche commerciale destructrice de la ressource devra rendre compte du pillage de ce patrimoine et si ce n’est à tous les représentants de ce territoire des vallées des gaves concerné, ce sera à toute une population citoyenne  de “Gilets Saumons” …

Car, n’oublions pas que des centaines d’élus, maires, députés, sénateurs, communautés de communes, fédérations et associations nationales, régionales, départementales et locales, entreprises, commerces,  … ont signés une plainte que le préfet du 64 a, tout simplement, fait classer “sans suite” par le procureur de Bayonne !.

Dans quelle république sommes-nous ?

“Un plan d’action apaisé” pour le saumon ? – 20 janvier 2019

Commentaire complémentaire à celui de “consultation publique” :

Nous apprenons par ce serviteur de l’Etat que “le ministre vient de valider un plan d’action apaisé pour la continuité écologique” donc pour les migrateurs, donc entre autres pour le saumon !

On y apprend également avec stupeur, après que l’Etat a déclaré en 2017 la grande fragilité de la ressource saumon dans les cours d’eau pyrénéens, que l’Adour “conserve une population permettant une exploitation durable de la ressource” !

De qui se moque-t-on ? l’Etat nous annoncerait-il déjà qu’il compte bien poursuivre le pillage du saumon ?

Plusieurs milliers de saumons français et espagnols sont prélevés illégalement par les professionnels sur la bande littorale landaise et plusieurs autres milliers sont prélevés par les filets sur l’Adour !

Preuves à l’appui … que le gouvernement cache ! 

Protéger la pêche commerciale du saumon non durable, destructrice de la ressource et du patrimoine commun à tout un territoire, ne va certainement rien apaiser et surtout pas nous !!!

 

Consultation publique – Plan de gestion saumon – 18 janvier 2019

 

Commentaires : 

L’administration française consulte le public jusqu’au 30 janvier à propos du saumon atlantique qui est en train de disparaître malgré plus de 20 ans de COGEPOMI, PLAGEPOMI , et autre STRANAPOMI.

L’ADRM et Salmo Tierra – Salva Tierra vont honorer l’année internationale du saumon par plusieurs initiatives qu’elles ont préparées conjointement. Nous vous proposons ici un résumé de ce que sera notre contribution à cette consultation, après avoir décortiqué l’histoire du COGEPOMI Adour :

Le problème central de l’échec du COGEPOMI Adour est celui des captures accidentelles en mer, estimées à plusieurs milliers de poissons à partir de rapports d’observations embarquées, et de témoignages de pêcheurs maritimes. Cela représente la moitié du contingent qui devrait normalement se présenter à l’estuaire. Le taux d’échappement final est donc très faible : moins du tiers des géniteurs arriveraient finalement sur leur frayères pas toujours fonctionnelles ou menacées (projet de carrière dans la forêt du BAGER).
Cette hémorragie maritime alimente un marché parallèle si diffus qu’il est impossible d’imaginer qu’il ne soit pas toléré.
L’administration multiplie les initiatives pour camoufler ce scandale : le COGEPOMI est bridé, son fonctionnement est altéré, il a interdiction d’aller voir ce qui se passe en mer, il n’a pas eu accès aux rapports scientifiques cités ci-dessus, certaines de ses compétences ont été usurpées et il ne discute que des sujets consensuels (la pollution, les barrages et les habitats). L’IFREMER a été dépossédé de ses missions d’observations embarquées, et depuis 10 ans, ce sont les pêcheurs qui gèrent eux-mêmes le suivi halieutique un peu comme si le contrôle fiscal était confié au contribuable. Un gros projet d’observation CAPTACT a finalement été ajourné.

Le deuxième problème est celui de l’absence de cible de gestion et de la méconnaissance (alléguée) des limites de conservation. La gestion se fait « à vue », en fonction de ce qui a été pêché et déclaré sans aucun avis scientifique. Il n’y a pas de gestion tout court puisque le COGEPOMI Adour n’a jamais fixé le moindre quota des captures (en tous cas pour les pros), captures que l’on se contente de constater, sans même être capable de publier des séries chronologiques.
L’ADRM rappelle ici les résultats de l’étude CARPOMIBA 2013-2017 sur 732 saumons qui démontrent que les saumons capturés par les estuariens proviennent du gave de Pau , d’Oloron et de la Nive dans les proportions respectives de 20,68 et 11%.
Autrement dit, cette pêche professionnelle prend 30% de ses captures sur deux gaves en situation de réintroduction (PAU) ou d’extrême vulnérabilité (la NIVE alevinée pendant30 ans).

L’état français a déclaré en avril 2017 :

« Les cours d’eau des Pyrénées pourraient appartenir à la catégorie « threatened with loss » ou « menacé d’extinction totale » : « Cours d’eau dans lequel le stock naturel de saumon est menacé et court un risque d’extinction totale si le ou les facteur(s) à l’origine de la menace ne sont pas éliminés ».

En résumé :

Plusieurs milliers de saumons sont prélevés en mer illégalement dans la bande littorale landaise et plusieurs autres milliers sont prélevés par les filets de l’Adour.

Chaque année, environ un millier de pêcheurs sportifs prélèvent environ 300 saumons tandis qu’une quinzaine de professionnels en prélèvent de 5000 à 8000 !

En conséquence, afin de prévenir sa disparition rapide, il convient, en urgence, d’interdire définitivement toute pêche professionnelle ( parce que les saumons mais aussi tous les poissons y sont pillés ) sur une bande littorale de 3 miles et de stopper définitivement sa pêche commerciale en indemnisant les pêcheurs professionnels de l’Adour, dernier fleuve français et l’un des derniers en Europe et au monde, où sévit cette pêche ancestrale, non durable, destructrice de la ressource et du patrimoine commun à tout un territoire.