Edito 9 – Tous à la manifestation à Bayonne jeudi 30 mai 2019 à 14h

La pétition approche les 5000 !

Combien serons-nous à Bayonne le 30 mai ?

L’association Salmo Tierra – Salva Tierra et ses partenaires associatifs ont décidé pour des raisons organisationnelles, que la manifestation qui devait se tenir le lundi de Pâques 22 avril 2019, est reportée au 30 mai 2019 à 14 h sur le port de Bayonne côté Capitainerie. Rendez-vous au parking de la patinoire d’Anglet. Un co-voiturage est prévu à partir de Sauveterre.

Cette manifestation par son ampleur prévisible, doit être pour le développement de nos vallées l’évènement marquant de 2019. Elle veut dénoncer et faire cesser le braconnage pratiqué par les pêcheurs professionnels dans le port de Bayonne qui détruit la ressource en saumons et ruine l’économie touristique et l’attractivité de nos vallées. Celles-ci doivent redevenir ce pays de cocagne que nos amis anglais qui y séjournaient et y habitaient par centaines, présentaient comme une annexe du paradis sur Terre.

Pour cela et c’est aussi le sens de cette mobilisation, le saumon comme la truite dans les bassins d’eau potable, nous permet par sa migration comme aucun autre salmonidé, de faire le point sur la qualité des eaux, la continuité écologique, la destruction de la biodiversité et la pollution des terres.

La disparition progressive dans le fleuve des poissons migrateurs fait état autant d’une surpêche préoccupante sans contrôle et sans régulation que d’un empoisonnement de nos rivières par les micro-polluants, pesticides et métaux lourds qui stérilisent les frayères et rendent les poissons, pour la plupart, impropres à la consommation.

Nous luttons aussi contre toutes les pollutions et marchandisations de nos rivières :

– L’enfouissement plus que problématique de déchets ultimes dans des vallées jusqu’ici préservées,

– La multiplication des carrières inutiles au milieu des meilleures terres agricoles et de nos plus belles forêts transformées au nom d’une écologie dévoyée et de manière misérable en pellet,

– Les projets et les réalisations de micros-centrales sans réels intérêts énergétiques qui privatisent nos cours d’eau au seul bénéfice de spéculateurs compulsifs,

– Les pompages massifs de l’eau qui, en été, tant dans les rivières que dans les nappes phréatiques, assèchent les terres, fragilise les forêts, concentrent les polluants,

– Les drainages qui artificialisent les cultures et accentuent leur stérilisation et leur lessivage

Il n’y a pas de fatalité au sous-développement et à son corollaire la destruction et le pillage de l’environnement. Nous voulons témoigner dans notre combat pour la restauration et la valorisation de notre environnement dont le saumon est devenu l’emblème, que le chômage de masse qui fait fuir les jeunes n’est pas une fatalité dans une perspective d’un tourisme axé principalement autour de la pêche sportive. Dans une région qui se réapproprie ses ressources et retrouve son attractivité, la pauvreté et la misère ne sont pas une couleur locale.

Revenons aux fondamentaux d’un développement harmonieux, responsable et solidaire. Le saumon nous trace la voie, lui qui malgré les innombrables obstacles qui émaillent sa route, retrouve les frayères de sa naissance au milieu de notre forêt de Brocéliande qu’est la somptueuse et fragile forêt du Bager.

Alors, élus et représentants, fédérations et associations nationales et locales, commerçants, artisans, exploitants et entreprises, défenseurs de l’environnement, pêcheurs et amoureux des gaves, particuliers et familles, … rendons-nous nombreux à Bayonne le 30 mai 2019.

Edito 8 – Une Terre et un avenir pour nos enfants – janvier 2019

Une Terre et un avenir pour nos enfants.

Les gaves, l’Adour, les nives, sont parmi les plus belles rivières. Elles abritent une grande diversité de poissons migrateurs : saumons, aloses, truites de mer, anguilles et civelles, etc. unique en Europe. On nous envie ces richesses partout dans le monde en même temps que l’on nous méprise de les détruire, de les surexploiter, de les commercialiser par cupidité et intérêts à courte vue.

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Édito 7 – Un bien triste mois de juin 2018 !

Chers amis,

Ce fut un triste mois de juin 2018.

L’Adour, Le Gave de Pau, le Gave d’Oloron, le Saison et les Nives tout à leurs débordements, avec pour certains des niveaux de crues jamais atteints, ont dévasté, villages, villes et vallées, déjà durement touchés par la pollution, le pillage des ressources naturelles, la désertification et le chômage endémique.

La vallée du Gave d’Oloron est emblématique de cette situation. (suite…)

Edito 6 – “Badinage” … décembre 2017

Mesdames et messieurs,

 

En cette fin d’année 2017, nous ne résistons pas au plaisir de vous présenter la fine fleur des pêcheurs professionnels du bassin de l’Adour, ceux-là mêmes qui se présentent « plan et rataplan », comme :

– Les Défenseurs du bien commun et de la préservation de nos rivières,

– Les Interlocuteurs privilégiés des politiques locaux, régionaux et des représentants des administrations. (suite…)

Edito 5 – Messieurs les Représentants … Octobre 2017

MESSIEURS LES REPRESENTANTS DU PEUPLE,

MESSIEURS LES REPRESENTANTS DE L’ETAT,

Il est 19 h 45 ce samedi 2 septembre 2017, le JT de FR3 se conclut par un reportage sur la pêche du saumon sur le gave d’Oloron à Masseys, agrémenté d’images d’archives et bien entendu, rien sur le pillage organisé dans l’estuaire par les filets professionnels ! On pleure et on déprime de voir ce qui fut et ce qui n’est plus, la splendeur du gave disparue et la misère d’aujourd’hui. (suite…)

Edito 4 – Tristes Tropiques … juin 2017.

Tel l’ethnographe Lévi-Strauss chez les indiens d’Amazonie, nous avons investi le samedi 3 juin 2017, la tribu du saumon à Navarrenx.

Nous avons pris place dans la case aux palabres où il était possible aussi de faire du troc.

Un saumon empaillé, totem de temps révolus, trônait sur la future table aux agapes.

C’était sa fête… WAOUH !!!

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Edito 3 – fin . Saumons sauvages de l’Adour versus saumons d’élevage …

EDITO 3 – fin

SAUMONS SAUVAGES VERSUS SAUMONS D’ÉLEVAGE….

Et si nous parlions un peu ici,
à propos des saumons sauvages de l’Adour, de toxicité et de gastronomie.

 

De par mon métier de journaliste halieutique, j’ai la chance depuis plus de quarante ans de pouvoir lancer mes mouches, dans les meilleures et les dernières rivières à saumons atlantiques du monde.

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Edito 3 suite – le Saumon de l’Adour à Paris : bravo à la Maison Barthouil !

EDITO 3 suite – LE SAUMON DE L’ADOUR A PARIS

 

 

BRAVO A LA MAISON BARTHOUIL !

 

Avant hier, le 24 décembre, veille de Noël, ma fille me décide à l’accompagner à la Grande Epicerie du Bon Marché. Tu verras , me dit-elle, c’est un peu cher, mais ils ont des produits exceptionnels… Les rayons pâtisserie, huitres, caviar et saumons fumés battent leur plein…et justement sur ce dernier stand je tombe en arrêt devant trois magnifiques planches de saumons fumés, disposées côte à côte : Saumon sauvage d’Ecosse 194,50 €/kg, Saumon sauvage de Norvège 169,50 € et …saumon sauvage de l’Adour (de la maison Barthouil) à 359,00 €/kg, soit deux fois plus cher que le norvégien sauvage…

Alors là, je dis bravo à cette maison artisanale du sud-ouest installée depuis 1929 à Peyrehorade au bord des gaves réunis !

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Edito 3 – Noël 2016 : souvenirs, souvenirs …

Le 8 novembre 1985,

l’Association Protectrice des Migrateurs pour le Bassin de l’Adour (A.P.M.B.A.) est crée

par des Seigneurs des Gaves et des Nives, amoureux de leurs vallées, avec pour objectifs :
–  la protection des migrateurs
–  la défense des pêcheurs pratiquant la pêche sportive
–  la participation au développement touristique régional
–  le soutien des initiatives concourants aux mêmes buts
–  des actions visant la protection des migrateurs et de leurs milieux

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Edito 2 du 19 octobre 2016

 

L’été s’achève, le spectacle de l’Adour, des Gaves et des Nives est désolant, le Saison est réduit à un filet d’eau et la plupart des attributs de ces fleuves et rivières sont taris.

Au pire de la sécheresse, des saumons ont été piégés à SORDE, beaucoup sont morts et beaucoup très affaiblis vont l’être dans les semaines à venir. Les cours d’eau cet été ont été désertés, fréquentés par quelques rares pêcheurs et baigneurs, somnambules des Gaves, campeurs occasionnels et anecdotiques pour une industrie du tourisme sinistrée.

Dans les départements du 64 et du 40 et en prenant les chiffres de 2012, ce sont 100.000 hectares de maïs, représentant entre 40% et 50% des surfaces cultivables, qui ont été arrosés jour et nuit par plus de 16.000 points de pompage dans les eaux de surfaces ou dans les nappes phréatiques. Ceci représente un volume d’eau prélevé à minima, supérieur à 250.000.000 de m3 pendant les 2 mois d’été où l’étiage est le plus bas. (suite…)