La pêche dans le port de Bayonne … suite 1

 

Comme prévu, le mémoire en réponse au recours du préfet 64 :

Commentaire :

La  demande en interprétation  du préfet 64 coïncide, nous le découvrons aujourd’hui, avec  la décision d’Alain Rousset,  président de la région Nouvelle Aquitaine, d’autoriser, par la modification  du règlement  intérieur  du port de Bayonne, la pêche  embarquée  dans son enceinte. Notre réponse au préfet par l’intermédiaire  de notre avocat prend de ce fait une importance qui n’est pas anecdotique.

La chose sera jugée  le lundi 27 juillet à 11 heure 30 au tribunal  administratif  de Pau.

Si nous voulions l’ignorer,  nous vivons dans une République  sur une pente bananière où  les décisions  de justice sont bafouées par ceux-là mêmes qui sont chargés de leurs mises en œuvre.

Dans la décision  d’Alain Rousset, nous cherchons  en vain la trace  d’un quelconque  discernement. Cet élu  n’a pas de parole. Il vient de se déjuger  sans honte avec un cynisme qui nous laisse pantois.

Pour info, les professionnels  maintiendraient  leur demande d’indemnisation pour cesser définitivement leur activité sur l’Adour et son estuaire. Mais l’affaire n’est pas close et pourrait révéler d’autres enjeux ou surprises …

Pour l’instant, ce serait donc tout au plus une dizaine  de plaisanciers à contrario de tous les autres dont ils se réclament qui pleurent afin de pouvoir continuer leur braconnage et leurs petites  affaires.

Espérons que la justice  rappelera à ses devoirs le préfet en lui enjoignant de respecter les décisions  prises.

Si l’Etat  par son représentant revenait sur une décision mettant  un point  final à  un demi siècle  d’abus de droit et d’impunité, cela interpellerait sur sa légitimité à nous représenter et à défendre le bien  commun au delà  des intérêts partisans et financiers.

Il est vrai aussi que notre petite association ne fait pas partie du sérail, n’organise pas de symposium avec champagne et petits fours sur l’avenir de la planète, n’a  pas touché 600.000 euros d’argent public et n’a pas de représentant au Conseil  Régional.

Alors, ne nous y trompons pas, ce revirement du Conseil Régional, ouvre à nouveau toute perspective pour toute forme de pêche et donc de pillage des ressources.

Cette affaires  du port de Bayonne  pue au sens propre et figuré. 

Le port de Bayonne, les plaisanciers et le préfet 64

     

Commentaire :

En date du 16 juin 2020, le préfet des Pyrénées Atlantiques, sollicité   le 11 juin 2020  par le Président des pêcheurs plaisanciers de l’Adour  (zone maritime)   et Mathieu Bergé, conseiller régional en charge des ports et Président du Conseil Portuaire de Bayonne qui se fait leur porte parole, fait un recours  en interprétation de l’article 3 du jugement  du 25/06/2019 auprès du tribunal administratif de Pau.

Nous vous laissons juge de la démarche du Préfet !

Décidément la pêche dans le port de Bayonne doit être pour quelques-uns sacrément productive et lucrative !  Pour qui ?

Derrière les professionnels se cacherait-il quelque autre complaisance et en l’occurence quelques “plaisanciers pros” ?

Et quid de la protection du seul sanctuaire marin en zone natura 2000 sur cette façade maritime ?

A suivre prochainement avec le mémoire en réponse à la requête du Préfet 64 par notre avocat …

 

 

L’urgence d’une politique de conservation du saumon !

Commentaire :

Ce débat, quant à la nécessaire conservation du saumon et ses corollaires : bon état de la rivière et des zones à frayères, qualité de l’eau, continuité écologique performante et régulation intelligente de sa pêche … est surtout très animé … au bord de l’eau.

Sur le bassin de l’Adour, malgré les recommandations de l’Europe, nous constatons depuis longtemps que les allégeances et compromissions de l’Etat et ses services avec la pêche professionnelle n’ont jamais permis que soit abordée honnêtement cette question.

La fin de la pêche professionnelle aux filets dans le port de Bayonne laisse entrevoir une interdiction totale de ce type de pêche commerciale, sur tout ce bassin ( les négociations sont en cours ).

L’arrêt définitif de ce véritable pillage de la ressource ( plusieurs milliers de saumons chaque année ) ouvrira enfin des perspectives constructives pour un vrai débat et des réponses cohérentes et adaptées.

Il sera alors urgent que les instances officielles locales qui ont en charge ces questions vitales pour la biodiversité et les économies locales s’en emparent et les traitent en concertation et responsabilité avant que celles-ci ne leur échappent ou qu’il ne soit trop tard …

 

FNPF : inefficace, dispendieuse, ringarde et inutile

Commentaire :

La Fédération Nationale de Pêche en France n’a jamais initié de grandes actions de protection des rivières et des migrateurs.

Nous sommes en droit de nous demander si à force de lobbying et de compromission avec, entre autre, la pêche professionnelle et l’agriculture intensive, elle n’y a pas laissé sa raison d’être.

  • 1 seul exemple vécu ici, dans les Pyrénées Atlantiques, lors de la manifestation de Bayonne du 30 mai 2019 contre le pillage des migrateurs par la pêche professionnelle aux filets : alors que la FNPF n’a jamais rien fait pour défendre le bassin de l’Adour et ses  migrateurs, y compris en 2019, année internationale du saumon, JP Doron, vice-président national en charge du dossier migrateurs, tel Artaban visitant ses provinces, est venu à Bayonne et dans un état des plus apostolique se mit à prêcher « la Sainte Parole » et nous dire que toutes les conditions étaient réunies pour se mettre autour de la table avec les professionnels et partager la ressource !

Si on ne l’avait pas entendu ou lu, on ne le croirait pas ! cf. ci-dessous, article inénarrable dans la « République des Pyrénées ».

Les manants et autres engeances des confins de la ruralité béarnaise n’allaient tout de même pas remettre en question le fameux statut quo référencé sous le vocable « AIDSA – FNPF » ou « Accord Marcellier » qui prône depuis des lustres l’entente cordiale avec les professionnels.

Le SAV alors assuré, JP Doron, pensant avoir remis les ploucs à leur place, regagna ses pénates.

Nous connaissons la suite de cette histoire qui fait date concernant la défense des migrateurs dont le saumon atlantique et donne tord à la pêche professionnelle, à la FNPF, à l’AIDSA, à tous les Marcellier – Doron et à toutes les FD assujetties qui tendent leur …

Pourquoi continuer à financer cette structure nationale qui n’a aucune utilité !

1er bilan Criée de St Jean de Luz : 24 mai 2019-2020

 

1 bilan annuel, au 24 mai 2019-2020, de la pêche professionnelle aux filets :

Prises de saumons : – 2119 kgs

Prises d’aloses : – 4550 kgs

Prises de truites de mer : – 1200 kgs

Commentaire :

Ces chiffres de déclaration officielle ne parlent pas vraiment d’eux-mêmes, sachant que :

– la fermeture de la criée  du 23 au 30 mars n’a pas été accompagnée d’une fermeture de la pêche

– le confinement a laissé une totale liberté de pêche et de vente sans contrôle

Ne nous réjouissons donc pas encore : le pillage de la ressource migrateurs, avec prélèvement des gros reproducteurs de début de saison, est malheureusement toujours d’actualité !

A suivre …

Le saumon, un bon filon ? Arte.tv

Face à l’engouement croissant de la population mondiale pour le saumon, les fermes d’élevage jubilent, celles de Norvège en tête. Enquête sur une industrie florissante responsable d’importants problèmes environnementaux et sociaux .

Commentaire de Thierry Willems :

” Très bon documentaire sur le saumon, une enquête sur une industrie florissante responsable d’importants problèmes environnementaux et sociétaux. Pêcheur amateur, Kenneth Bruvik explique : «Je pense au saumon tous les jours de l’année. Quand tu pêches ton premier saumon, c’est difficile à expliquer. C’est difficile parce que la force que tu ressens, elle te parcourt de la tête aux pieds, et tu te mets à trembler. C’est le tremblement du saumon. La pêche du saumon, c’est une expérience très particulière. Et quand tu attrapes ton premier saumon, c’est une nouvelle vie qui commence.»

Que dire de plus ? C’est exactement ce qui s’est passé quand j’ai pris mon premier saumon. Et ça a complètement changé ma vie, dans le métier que j’exerce et dans les voyages que j’ai entrepris. Dans les pays dans lesquels je me suis rendu, ce ne sont pas les villes et les musées que j’ai visités comme tout le monde, mais les rivières et les lacs. Depuis, toute pollution, barrage ou aménagement affecte ma vie, j’y suis beaucoup plus sensible. Comme expliqué dans ce reportage, le saumon est une espèce parapluie : quand le saumon se porte bien, tous les autres poissons se portent bien aussi, car il est une espèce sensible, le garant de la qualité de l’eau et de l’environnement. Ce qui me fait penser que si tout le monde pêchait à la mouche, le monde irait beaucoup mieux”.